Par Pierre Laurent, Martine Billard, le 16 mai 2012

Depuis maintenant une semaine, des discussions sont engagées entre les partis du Front de gauche, le Parti socialiste et Europe écologie les verts pour désigner des candidatures uniques de la gauche dès le premier tour des élections législatives dans le cadre d'un accord concernant les circonscriptions où il existe un risque Front national ou d'élimination de la gauche au second tour.
Si chaque partenaire prend sa part d'effort, l'accord est désormais possible à toute heure.
Pour y parvenir, le Front de gauche, qui a formulé des propositions concernant 29 circonscriptions, a décidé hier un ultime effort qui fait que l'équilibre de cette répartition fait désormais consensus. Il n'y a donc plus de raison de tarder.
Le Front de gauche est prêt à signer l'accord aujourd'hui. Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,
Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche,
Par Pierre Laurent, le 15 mai 2012

Jean-Marc Ayrault a été nommé Premier ministre. Au nom du PCF, je veux le féliciter pour cette nomination qui met fin à dix ans de pouvoir de la droite, au service de politiques toujours plus dures pour nos concitoyens.
Les urgences du pays sont grandes. Dans l'attente d'élections législatives dont l'issue sera déterminante, l'action du gouvernement que formera Jean-Marc Ayrault devra s'y attaquer sans attendre. Au delà, je forme le vœu que son action réponde aux attentes de tous ceux qui ont fait la victoire de la gauche le 6 mai dernier, en entreprenant les réformes structurelles nécessaires, et en agissant pour la réorientation indispensable de la construction européenne.
Chaque mesure qui ira dans le sens de plus de solidarité et de progrès social trouvera notre soutien. Nous serons tout aussi exigeants et déterminés chaque fois que ce ne sera pas le cas.
Par Olivier Dartigolles, le 14 mai 2012

Exit le Front national, à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a présenté sa campagne législative en lançant un mouvement politique d'auto-promotion destiné à sa seule gloire : le rassemblement bleu Marine. Un rassemblement qui serait plus juste d'appeler « brun-Marine » vu les objectifs détestables qu'elle se fixe. Car comme d'habitude, au lieu de dénoncer la grande finance, cause de bien des malheurs dans cette région sinistrée par la crise économique, elle s'en est pris à l'immigration, aux étrangers accusés de tous les maux, en osant faire le tri entre Français et Français d'origine étrangère. Toujours aussi incertaine de son argumentation xénophobe et mensongère et dans le droit fil de sa campagne présidentielle, la dirigeante de l'extrême droite française a refusé la nouvelle offre de débat de Jean-Luc Mélenchon. Elle continue d'avoir peur du Front de gauche. Marine Le Pen a bien raison car le 17 juin, nous battrons le rassemblement brun-Marine à Hénin-Beaumont comme ailleurs.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Par Pierre Laurent, le 14 mai 2012

Vendredi matin sur Europe 1, Marine Le Pen a tenté d’ironiser sur l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon à Hénin Beaumont : "C'est un SCF, un sans circonscription fixe, il cherche la circonscription la plus gagnable", a-t-elle dit. Quel aveu de perdante !
Bel et rare accès de lucidité. La patronne du FN sait que Jean-Luc Mélenchon vient faire le boulot : celui de conserver dans le giron de la gauche une circonscription où la gauche a fait 60% au 2ème tour de la présidentielle.
Il ne doit pas y avoir un seul député de la haine élu à l’assemblée nationale le 17 juin prochain. Le front de gauche, avec Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont s'y opposera de toutes ses forces.
le 11 mai 2012

Ce jeudi 10 mai 2012 est une date importante pour les défenseurs de la Résidence Universitaire d’Antony (RUA). Alors que la démolition de certains bâtiments a déjà commencé, le tribunal administratif de Versailles vient en effet d’annuler le transfert de la résidence universitaire Jean Zay à la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB), ainsi que son projet de « réhabilitation » et de « redéploiement » des logements étudiants. Rappelons que cette volonté émanait principalement du Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, ancien maire d’Antony.
Ces décisions n’auraient pas été possibles sans le travail de l’Association des Amis de la Résidence Universitaire d’Antony (AARUA) ainsi que des élus de l’opposition à la majorité UMP.
Par Olivier Dartigolles, le 09 mai 2012

En votant François Hollande le 6 mai et en refusant, par un engagement personnel, de cautionner la dérive extrémiste de Nicolas Sarkozy, François Bayrou, homme de droite, a exprimé son attachement à des valeurs républicaines. Dans le même temps, il a indiqué qu’il s’opposera à toute tentative de s’écarter des politiques d’austérité imposés à toute l’Europe.
Les réponses apportées par le président du Modem pour lutter contre la crise sont en échec partout en Europe. Mais surtout, son programme pour l'élection présidentielle, bien plus marqué à droite qu'en 2007, se résumait à un plan rigueur particulièrement brutal pour le monde du travail et pour l'écrasante majorité de nos concitoyens qui sont déjà confrontés à tant de difficultés dans leur vie quotidienne.
Après les déclarations de Pierre Moscovici et de Laurent Fabius, proposant le retrait du PS dans la seconde circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où François Bayrou est sortant, le bureau national du Parti socialiste doit prendre une décision aujourd'hui.
Ainsi, le choix personnel de François Bayrou pour le 6 mai prendrait les allures d'un petit arrangement pour les législatives et la période qui s'engage, d'une opération purement électoraliste. Le PS ouvrirait symboliquement la voie à une alliance avec un partie de la droite alors que la dynamique de rassemblement, la dynamique de contenus, la dynamique pour gagner et réussir à gauche, est bel et bien présente et possible avec les scores réalisés par le Front de gauche.
Par Pierre Laurent, le 09 mai 2012

Hier, les élections législatives en Grèce ont été marquées par une défaite spectaculaire des partis membres de la « coalition d'union nationale » - notamment Nouvelle démocratie et Pasok – qui a infligé au peuple grec avec une rare violence des mesures d'austérité exigées par les marchés, le patronat et le leadership de l'UE. Il s'agit d'un important tournant politique qui doit être entendu en Grèce et dans toute l'Europe.
Quel que soit le gouvernement qui sortira des négociations, son mandat vient d'être défini avec une grande clarté : il devra revenir sur les memorandums et donner les moyens à son pays de se libérer de l'emprise des banques et des marchés financiers.
Ce n'est pas un hasard si l'évènement de ces élections est la fantastique progression des forces de la gauche « anti-austérité », et tout particulièrement de la coalition « Syriza », menée par Alexis Tsipras, qui devient la seconde force politique du pays et la première à gauche.
Au nom du Parti de la gauche européenne, je tiens à saluer chaleureusement ce résultat.
Nous nous réjouissons qu'une ligne politique courageuse de rupture avec les politiques d'austérité et de propositions pour réorienter la construction européenne atteigne un tel niveau en Grèce. Nous nous réjouissons que les grecs aient choisi, avec le bulletin Syriza, une volonté de rassemblement des forces qui combattent l'austérité en Grèce, et qui choisissent de le faire dans la solidarité avec les autres peuples européens.
Malgré toutes les attaques contre la démocratie et de désespoir qui peut conduire au vote d'extrême droite, le message politique envoyé par le peuple grec est d'une grande sagesse et d'une grande intelligence.
Le PGE et ses partis membres s'engagent à renforcer la solidarité et les batailles communes avec les forces de Grèce qui résistent. Une nouvelle page de l'histoire Européenne s'ouvre enfin et nous comptons bien y imprimer le choix du progrès social et écologique.
Par Olivier Dartigolles, le 07 mai 2012

Alors que la place de la Bastille raisonne encore de la victoire face à Nicolas Sarkozy, Nadine Morano et Louis Aliot sonnent la charge ce matin pour dénoncer la présence de « beaucoup de drapeaux rouges et étrangers » lors de cette fête populaire. Dès le lendemain du second tour, ces deux là, représentants d'une alliance de la haine, prépare le terrain à une recomposition à droite toute. Il ne s'agit pas simplement de postures électoralistes mais bel et bien d'une orientation sur le fond.
Nadine Morano et Louis Aliot, qu'il faut bien associer dans la défaite puisqu'ils se plaignent de concert de la célébration de la victoire de la gauche, n'ont rien compris à ce qui fait la grandeur de la France : son message d'universalisme, d'amitié entre tous les peuples du monde. Malgré leur piètre tentative, ils ne feront pas oublier cette Marseillaise entonnée à dizaines de milliers de voix. C 'est le vrai visage de la France, une France rassemblée et métissée, jeune et joyeuse, fière de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.
le 07 mai 2012

Les FARC ont annoncé qu'ils détenaient le journaliste français, Roméo Langlois, envoyé de la chaîne France 24 qui se trouvait sur place lors d'un violent affrontement entre l'armée colombienne et la guérilla.
Le PCF exprime son inquiétude pour ce journaliste expérimenté connu pour son travail sérieux sur la réalité colombienne. Roméo Langlois dénonçait dans ses reportages les graves violations contre les Droits de l'Homme en Colombie, ainsi que sur les exécutions extra-judiciaires commises par l'armée. Il y relatait également le comportement des multinationales qui exploitent les ressources naturelles de la Colombie au grave préjudice de l'environnement et des populations.
Les FARC doivent libérer Romeo Langlois et, dans l'esprit d'un règlement politique du conflit, prendre l'engagement définitif de ne plus recourir à la prise d'otages et en particulier à l’enlèvement de personnes civiles. Il est nécessaire que l'armée colombienne interrompe ses opérations pour que la libération de Romero Langlois se fasse, au plus vite, dans les meilleures conditions possibles.
Par Pierre Laurent, le 07 mai 2012

En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.
Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.
Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.
François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.
Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.
Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.
À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.
Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.
S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.
Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.
Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.
Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.
Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.
Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.
Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.
Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.
J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.
Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français