Par Pierre Laurent, le 11 avril 2012

C'est avec une immense tristesse que j'apprends la disparition de Raymond Samuel, dit Raymond Aubrac, l'une des plus grandes figures de la Résistance française et des luttes anti-coloniales. Avec son épouse Lucie, Raymond demeurera pour notre peuple et les générations à venir une source inépuisable d'inspiration dans les combats pour l'émancipation, la justice, la liberté, l'égalité et la fraternité.
Une franche et loyale amitié liait les communistes français à Raymond Aubrac. Nous l'aimions pour sa droiture, sa générosité et, surtout, sa douceur et sa foi en l'espèce humaine. Nous pleurons l'un des nôtres.
En cet instant, mes pensées se tournent vers sa famille, son petit-fils Renaud, ses proches pour leur dire que je partage leur peine.
Par Pierre Laurent, le 27 février 2012

Je tiens à féliciter Michel Hazanavicius, Thomas Langmann, Jean Dujardin, Bérénice Bejo, les acteurs et toute l'équipe technique du film « The artist » pour le triomphe remporté aux Oscars cette nuit.
Après les nombreuses récompenses obtenues partout dans le monde, cette victoire à Hollywood est la preuve de la vitalité créative du cinéma français.
Pour que ce cinéma perdure, il faut maintenir et développer les politiques de soutien au cinéma dans sa pluralité créative. Les politiques publiques, via le Conseil national du Cinéma (CNC), et le soutien des chaines de télévision sont nécessaires à cette création exceptionnelle.
Avec « The Artist », c'est la reconnaissance de l'audace d'un auteur et de l'engagement d'un producteur en terme de création. C'est la marque d'un système original de financement de la création, dont l'exception doit être ardemment défendue. Ce succès nous encourage à préserver et à privilégier encore et toujours la pluralité des créations cinématographiques.
le 16 février 2012

En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de Garde
pour dénoncer les philosophes et les
écrivains de son époque qui,
sous couvert de neutralité
intellectuelle, s’imposaient en
gardiens de l’ordre établi.
Aujourd’hui, les chiens
de garde, ce sont ces
journalistes, éditorialistes
et experts médiatiques
devenus évangélistes
du marché et
gardiens de l’ordre
social.
Sur le mode sardonique, "Les Nouveaux CHIENS
de Garde" dressent l’état des lieux d’une presse
volontierement oublieuse des valeurs de pluralisme,
d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend
incarner. Avec force et précision, le film pointe la
menace croissante d’une information pervertie en
marchandise.
Peu après la Libération,
Francisque Gay,
responsable de la
presse au Secrétariat
général de l’information
du Gouvernement provisoire,
expliquait : « Il est
un point sur lequel, dans
la clandestinité, nous
étions tous d’accord.
C’est qu’on ne devait pas
revoir une presse
soumise à la domination
de l’argent. » C’était le 7
mars 1945.
Ces dernières années,
les trois principaux quotidiens
« nationaux » ont bouleversé leur actionnariat :
Le Figaro racheté par Dassault, Libération
renfloué par Édouard de Rothschild et Le Monde
recapitalisé d’abord par Lagardère, puis par la
troïka Pierre Bergé-Xavier Niel-Mathieu Pigasse («
BNP »).
Où est le pluralisme ? Où est la liberté des journalistes
des chaînes privées comme des chaînes publiques
?
Comment obtenir l’équité des temps de parole des
candidats ? Comment combattre les tentatives
d’installer en France un bipartisme à l’américaine ?
Quelles mesures mettre en oeuvre pour que la
France se dote d'un véritable service public de
l'audiovisuel, démocratique ayant les moyens d'être
un formidable outil d'information et de culture pour
tous.
Venez prendre la parole, dites ce que
vous en pensez !
http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com
le 31 janvier 2012

Samedi 28 janvier à Cannes, devant un parterre de professionnels réunis à Cannes à l’occasion du MIDEM, Frédéric Mitterrand a annoncé la création du Centre national de la Musique. Malgré l’opposition raisonnée des syndicats du spectacle et de nombreuses organisations représentatives de la musique vivante, le ministre de la culture a décidé de passer en force. Sans délai, une association de préfiguration dotée de 15 millions d’euros réservés sur le budget du ministère de la culture, sera « créée dans les prochaines semaines ».
Le projet du CNM est le fruit de la volonté des industries du divertissement et de la dérive sarkozyenne qui vise à transformer l’actuel ministère en ministère des « industries culturelles ». Le ministre, ses services et les représentants de la filière discographique l’ont présenté comme destiné à « soutenir la création et la diversité musicale, sur le modèle du Centre national de création cinématographique (CNC) ».
Bâti sur le modèle des « agences » anglo-saxonnes, le Centre national de la Musique participe ainsi à la tendance générale au démantèlement des services publics, en l’occurrence le Ministère de la culture, qui se dégage ainsi à bon compte de sa mission de soutien aux arts vivants au profit exclusif d’une « filière » dont le but explicite est de redresser ses profits dont la baisse constatée ces dernières années est imputée à l’Internet et au téléchargement.
La musique, contrairement au cinéma, est avant tout un art du spectacle vivant, et il ne saurait y avoir d’ « industries musicales » sans que des millions de personnes, jeunes et moins jeunes, pratiquent un instrument de musique, sans que des centaines de milliers s’exercent à la musique d’ensemble et que des dizaines de milliers d’entre eux aient choisi d’en faire leur métier, dans tous les champs de la création et de la pratique musicale.
C’est oublier que la diversité musicale est le fruit de la plus grande liberté de créer, de fréquenter et de s’approprier les pratiques et les œuvres, et des moyens mis à disposition des acteurs du champ musical comme des citoyens. En dépit du poids de l’ « industrie » musicale et notamment du marché de la musique enregistrée, aux mains de quelques « majors » dont les profits ont été quelque peu écornés par les nouveaux modes de pratique musicale, la musique ne saurait être réduite à une « filière » industrielle. Que le secteur de la musique enregistrée soit l’objet de l’attention du Ministère de la Culture ne fait pas de doute. Que le Ministère de la Culture délègue cette responsabilité aux industries culturelles est inacceptable !
Malgré le « protocole » signé par le ministre et une partie des « professionnels de la profession », la création du CNM devra être soumise au vote du Parlement dans le cadre de la loi de finances 2013. Une nouvelle majorité parlementaire devra défaire ce que l’actuel gouvernement a bâti dans la hâte du compte à rebours électoral, et devra mettre en place, en y mettant les moyens, une authentique politique de soutien de l’État au service de toutes les musiques, de tous les musiciens, de tous les citoyens.
le 19 novembre 2011

Dans le Monde de ce jour consacré à l'Espagne, Yannick Noah se met au clavier pour donner son avis sur les performances sportives espagnoles qu'il attribue à une potion magique façon Astérix!
On peut comprendre son découragement devant la persistance de pratiques plombant la compétition sportive et l'égalité de ses pratiquant-e-s. Mais par contre, on ne saurait comprendre que la conclusion d'une telle préoccupation se solde par une fuite en avant vers un sport où les sportifs et sportives de haut niveau ne seraient que les jouets - genre bioman- d'un mercantilisme.
Personne n'est "veinard" quand on troque l'humain contre la machine à doper, le sport et ses valeurs contre le retour sur investissement. Le dopage n'est ni une fatalité ni une nécessité. Pire son développement ne peut que tuer le sport quand il ne tue pas les sportifs eux même.
Au nom du sport et de ses valeurs, au nom du droit des sportives et sportifs à maitriser leur corps et la pratique de leur sport, au nom de leur intégrité physique et morale, la meilleure attitude à adopter n'est pas "d'accepter le dopage". A moins que Yannick Noah à travers cette tribune ne provoque pour nous appeler à une nouvelle mobilisation!
Avec l'Agence Mondiale Antidopage,avec l'ensemble du mouvement sportif nous pouvons libérer le sport de cette pratique.
Marie-George Buffet
Députée ancienne ministre
Stains, le 18 novembre 2011
Par Pierre Laurent, le 10 novembre 2011

Dévoilement de la stèle du 8 avenue Mathurin-Moreau
Paris, 10 novembre 2011
Chers amis, chers camarades,
Mesdames et messieurs,
Vous me voyez particulièrement ému de prendre part cet après-midi à cette cérémonie.
Nous voici réunis pour rendre hommage, sur le lieu même de leur engagement pour la République espagnole, aux 60 000 femmes et aux hommes, venus du monde entier, pour défendre leurs sœurs et frères d'Espagne attaqués par le général Franco et ses hordes fascistes.
C'est en effet à l'angle de cette avenue et de la place, qui portait alors le nom de place du Combat, que fut installé le point de ralliement, d'accueil et de transit des volontaires, ouvriers, intellectuels, paysans, employés, médecins instituteurs, venus d'Allemagne, de Grèce, de Cuba, du Canada, de l'Union soviétique et de la Tchécoslovaquie d'alors, de Pologne et de Suède qui constituèrent les Brigades internationales.
C’est un immense honneur pour le Parti communiste français, qui joua un rôle de premier plan dans la constitution de ces Brigades, d’avoir érigé son siège en ce lieu historique.
Au-delà des nombreux militants qui le fréquentent, des milliers de personnes visitent chaque année cette œuvre de l’architecte brésilien Oscar-Niemeyer.
Ils viennent à « Fabien », comme on dit, puisque l’une des appellations familières de ce lieu est désormais celle du brigadiste et résistant qui a donné son nom à la place depuis la Libération. Ces visiteurs peuvent lire dans le hall de notre siège la plaque qui rappelle cet épisode glorieux des Brigades.
Mais l’inauguration, aujourd'hui, d’une stèle donne une nouvelle dimension à ce nécessaire hommage.
Je veux saluer ce geste, hautement symbolique, de la Mairie de Paris, et permettez-moi de saluer le travail mené par les militants de l'Association des anciens combattants de l'Espagne républicaine, des enfants de ces anciens combattants et brigadistes, et de notre camarade, mon amie Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire, pour faire vivre cette mémoire, cette mémoire populaire, cette mémoire de combat. Sans eux, rien de tout cela n'aurait été possible.
Oui, ils furent des milliers à s’engager dans les Brigades dès les premiers jours qui suivirent le coup d’Etat de 1936 et à transiter, pour un très grand nombre d’entre eux, par ces « baraquements ». Des communistes, les plus nombreux, mais aussi des syndicalistes, des anarchistes, tous, d'où qu'ils viennent, des antifacistes.
Les Français ont représenté à eux seuls le plus gros contingent de volontaires, des femmes et des hommes auxquels quelques années plus tard notre nation doit sa libération et le retour de la démocratie.
Les Français n'en tiraient point de gloire ; la cause était juste, le danger présent, le courage était du côté de la solidarité active ; la France, si proche géographiquement de l'Espagne, l'était aussi de cœur et d'idéal avec le peuple et les Républicains espagnols – dans ses faubourgs, dans ses usines et dans ses campagnes mais bien insuffisamment dans les allées ministérielles et parlementaires.
Puisque que les gouvernements européens abandonnaient la jeune République aux griffes des fascistes et des nazis alliés à Franco, ces volontaires, l’histoire allait le montrer dramatiquement, représentaient l’honneur de l’Europe et du monde face à la barbarie. Ils le demeurent. Et le demeureront à jamais.
L'engagement des brigadistes, des civils, je le rappelle, se portant volontaires au combat pour défendre la liberté d'un peuple frère, plonge ses racines dans les luttes et combats du mouvement ouvrier pour son émancipation, pour la République, pour la liberté et contre le déchaînement d'horreurs que les puissances de l'argent, les financiers, les « grands de ce monde » provoquaient.
Ces derniers avaient réussi à entraîner l'Europe et le monde dans la boucherie de 1914-1918. En Allemagne, on préférait laisser le terrain aux Nazis, en Italie aux fascistes de Mussolini ; le Front populaire en France fut combattu par ceux qui, pour sauvegarder leurs intérêts, on ne le sait que trop bien, préférèrent l'alliance avec l'extrême droite.
Partout on cultivait la peur, la haine, l'antisémitisme, les fascismes.
En Espagne, pour les mêmes raisons, les puissants, se sentant menacés par la République trouvèrent dans Franco – qui s'était particulièrement, et tragiquement pour les populations qui en payèrent le prix, distingué dans la guerre coloniale du Rif, au nord du Maroc de 1921 à 1926. Une guerre coloniale dans laquelle la France était engagée malgré l'opposition, isolée mais combative, des communistes français, pour cela insultés, et qualifiés de traîtres par leurs adversaires.
Les brigadistes en défendant la République espagnole avaient en mémoire la Commune de Paris comme en témoigne le nom du IIe bataillon de la XIe brigade franco-belge ; ils avaient tiré la leçon du courage des Parisiens, pour que les travailleurs – qui ne devront leur émancipation qu'à eux-mêmes – triomphent, il est besoin de fraternité et solidarité internationales, en un mot l'internationalisme.
Prendre les armes pour sauver la République espagnole signifiait défendre, au péril de sa vie, le droit des peuples à se libérer du joug de l'oppression, de l'exploitation, le droit à disposer d'eux-mêmes – à notre époque, et parce qu'elle est durement attaquée, nous dirions tout simplement, défendre la démocratie.
L’internationalisme n’était pas un vain mot mais la conscience que les peuples par-delà les frontières forment des coalitions suffisamment puissantes pour imposer justice et liberté.
Il est trop facile de ricaner de nos jours à cette évocation, et de balayer d’un jugement péremptoire l'action de ces femmes et hommes, modestes (de condition comme de tempérament), de taxer « d’illusions » leur idéal, au nom de ce que furent les contradictions bien réelles du Komintern et du mouvement communiste international à cette période.
Il est inutile en falsifiant les faits, en s'attribuant des amnisties illégitimes, en piétinant la mémoire des combattants et en les insultant, il est inutile, disais-je, d'espérer réécrire l'histoire.
Oui, ces femmes, car il y eut dans ce combat des femmes dont ne parle pas assez, et ces hommes voyaient juste, voyaient clair. Leur combat n'était pas vain. La République espagnole pouvait être sauvée, et le fascisme battu en Espagne avant qu’il ne soit trop tard, si la politique de non-intervention ne l’avait pas lâchement abandonnée.
Que sont ces contradictions et ce mouvement d’engagement, au regard de la décision d’un gouvernement, le gouvernement Blum, de priver le camp républicain du légitime accès à l’or espagnol qui était en réserve à la Banque de France à Mont-de-Marsan, réserve qui sera plus tard mise à la disposition du régime franquiste ?
Que sont ces contradictions au moment où la bourgeoisie française se prépare au choix de la défaite, « plutôt Hitler que le Front populaire », plutôt la défaite contre Hitler ! que supporter une année de plus les « salopards en casquette » ?
Dans ce monde européen de l’entre-deux guerre où s’installe sur le fond de crise mondiale du capitalisme, les bases de la grande barbarie nazie et l'horreur de la Deuxième Guerre mondiale, retenons de cette histoire qu’à trois reprises, – la guerre du Rif, la guerre d’Espagne et Munich en 1938 – la guerre aurait pu être évitée, la soumission et l'asservissement auraient pu nous être épargnés, car des femmes et hommes lucides se sont levés, mais qu’à trois reprises ! la grande bourgeoisie fit le choix de la compromission, le choix de la guerre.
Les brigadistes vécurent une dure et tragique expérience. Celles et ceux qui en revinrent saufs, en France notamment, devinrent les dirigeants de la Résistance à l'Occupant et au Régime de Vichy. C'est à la République espagnole – par-delà sa chute – que notre pays et les Résistants doivent la force, le courage et la ténacité du combat poursuivi pendant la Deuxième Guerre mondiale pour la liberté, pour la vie.
Dans des régions entières, je pense au sud-ouest de la France, les Républicains espagnols, réfugiés dans notre pays après leur internement, s'engagèrent aux côtés des Français dans la Résistance. Et tous les brigadistes internationaux revenus d'Espagne apportèrent leur expérience à la Résistance partout où, avec les dangers de la clandestinité, elle commençait de s'organiser. Henri Rol Tanguy mena les troupes de FFI qui libérèrent Paris, Célestino Alfonso (fusillé au Mont-Valérien en 1943) dirigea avec Manouchian les FTP-MOI de la région parisienne, mais il faut citer aussi Arthur London, André Marty, Marcel Langer (guillotiné à Toulouse en 1943)... – j'aimerais pouvoir les nommer toutes et tous, les 60 000.
Nous sommes fiers d’être aujourd’hui les héritiers de ces combattants de la liberté, qui avant même d'avoir totalement vaincu la Bête immonde travaillaient à l'avenir, aux jours nouveaux de notre peuple.
Tous ceux qui en ce moment, au cœur de la tempête, cherchent, pour sauver les intérêts de la haute finance, à nouveau à faire taire les résistances des peuples européens prennent une grave responsabilité. Ils commentent une grave erreur.
Oui, ce qui s'est déroulé en Grèce est grave : les Grecs qui avaient élu une majorité de gauche (socialiste) se retrouvent, sans passer par les urnes, avec un gouvernement de droite dont les membres sont sélectionnés par les institutions financières et la « Troïka ».
Oui, ce qui se produire en Italie est grave: Le successeur de Berlusconi, qui a jeté son pays dans le gouffre, sera choisi de la même manière.
Les agences de notation – qui appartiennent aux banques, institutions financières et grandes multinationales – les institutions non-élues de l'Union européenne placent à présent à la tête des États leurs valets, sans se soucier de l'avis des citoyens qui, eux seuls, ont le pouvoir de choisir leurs représentants et dirigeants nationaux.
L'humanité se trouve sous le joug de la dictature des marchés.
Nous vivons une époque où les dirigeants des grandes démocraties, les principaux éditorialistes, les responsables économiques ont peur des peuples. Et, à nouveau, le risque est réel qu’à cet aveuglement réponde un autre aveuglement, celui du repli nationaliste et de l’extrême-droite.
Mais les évènements de l’entre-deux guerre ont un autre écho dans notre présent.
Les peuples se remettent à espérer un regain internationaliste.
Qu'à la mondialisation capitaliste succède une fraternité mondiale, une humanité réconciliée avec elle-même car débarrassée de la dictature des marchés et de la finance.
Les communistes que nous sommes partagent la volonté d'être dignes de leur action. Notre militantisme quotidien, notre engagement sont animés de la même soif de liberté, du même désir d'émancipation, de la même générosité et du même rejet de l'injustice.
Les femmes et hommes que nous honorons ce jour ne voulaient pas devenir des héros, leurs préoccupations n'étaient pas d'inscrire leur nom dans les livres d'histoire – et pourtant, ce sont bien leurs noms qui s'y trouvent car ce sont bien eux qui ont fait l'histoire.
Nous sommes fiers aujourd'hui de les honorer.
Merci.
le 04 novembre 2011

Par Pierre Laurent, Hayot Alain, le 11 octobre 2011

Le Parti communiste français exige le retrait du projet de « Maison de l’Histoire de France ». Loin des enjeux historiques et muséographiques actuels, ce projet renoue avec une conception de l’histoire nationale que l’on pensait révolue. Outre l’idée sarkozyenne de lancer un « grand projet » emblématique d’un quinquennat qui, il est vrai, en manque cruellement, il s’agit, en s’appuyant sur un désir réel des citoyens de maîtriser la connaissance de leur propre histoire, de renouer avec un nationalisme hérité du 19ème siècle et des heures les plus sombres du siècle dernier. La réhabilitation d’une conception figée et agressive de l’identité nationale, comme nous l’avons déjà constaté en d’autres circonstances, constitue un des axes majeurs de la politique sarkozyenne, aux côtés de la marchandisation effrénée de la culture et de l’entertainment généralisé façon nord-américaine.
La communauté des historiens, comme l’ensemble des personnels du Ministère de la Culture et de la Communication récusent le projet sarkozyen de Maison de l’Histoire de France :
La ferme résistance des personnels et de leurs organisations syndicales a débouché sur une volée de sanctions disciplinaires, directement inspirées par le cabinet du ministre. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les mesures d’intimidation dont font l’objet plusieurs agents. Nous exigeons la levée immédiate des sanctions prises à l’encontre de fonctionnaires qui n’ont fait que remplir le mandat syndical qui leur a été confié.
Le Parti communiste français est, une fois de plus, aux côtés de tous ceux qui réclament l’abandon définitif de ce projet, à commencer par les personnels du Ministère de la Culture et de la Communication et de leurs organisations syndicales unanimes.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF
le 11 mai 2012

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le journal électronique de la fédération de la Drôme du PCF |
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Election législative - 2ème circonscription Pour se rendre à MONTELIMAR |
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une victoire qui ouvre un nouvel espoir En élisant aujourd’hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s’est libéré d’un pouvoir qui l’a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire. Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu’il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe. Je veux remercier les millions d’électrices et d’électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L’Humain d’abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n’aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays. François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans. Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques. Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d’un traité européen promettant l’austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple. À tous les peuples d’Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique. Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l’Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n’attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d’achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d’un traité européen doivent être prises. S’ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement. Il faut maintenant élire à l’Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien. Il faut de très nombreux députés qui n’aient pas une seconde d’hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir. Les menaces de la droite et de l’extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l’entrée du FN à l’Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l’extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n’en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s’y engagent. Ce soir, j’appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l’ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l’élection présidentielle. J’appelle l’ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain. Pierre Laurent |
le 09 mai 2012
Adhérent à la section PCF d'Antony