le 10 mai 2012

Á la Maison des communistes
280, rue de Lyon
13015 - Marseille
Examen de la contribution du collectif à la campagne des législatives et point sur les principaux dossiers en cours.
le 07 mai 2012

A l’attention de Monsieur François Hollande
Président de la République Française
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Marseille, le 7 mai 2012
Monsieur le Président,
Permettez-moi de vous adresser mes félicitations pour votre élection à la Présidence de la République française, au terme d'une bataille politique difficile. Elles s'adressent également à tous ceux et celles qui ont permis cette élection, à ce peuple de gauche qui a su se mobiliser pour sortir du cauchemar que fut le quinquennat précédent. Et nous sommes fiers, avec le Front de gauche, d’y avoir notre part.
Depuis les Bouches-du-Rhône, je voudrais vous dire que les attentes sont immenses. Je ne veux même pas parler ici des changements majeurs qui sont à opérer en France et en Europe face à la mainmise des marchés financiers, et dont nous aurons l'occasion de débattre dans les semaines et les mois qui viennent, à l'Assemblée nationale et dans le pays.
Si j'ai pris la décision de vous écrire dès le lendemain de votre élection, c'est pour vous parler, au risque d'en oublier, des urgences qui sont sur la table, de ces dossiers chauds pour lesquels se sont levés des hommes et des femmes face à un gouvernement précédent au mieux absent.
Sur chacun de ces dossiers, il y a besoin d'une intervention politique vigoureuse, qui ne nécessite pas dans l'immédiat de modifier la loi. Vous allez nommer un gouvernement provisoire. Son intervention, la vôtre, peuvent très simplement permettre d'entrevoir des issues aux difficultés. Elles le doivent. Car il faut vous avertir que toute déception à l'égard de ces attentes très concrètes aurait de graves conséquences humaines.
- Les salariés de Fralib sont en lutte depuis des mois et des mois face à la multinationale Unilever. Vous les avez rencontrés à plusieurs reprises. Ils ne demandent qu'une chose : la possibilité de poursuivre la production de thé et infusion en Provence. Le gouvernement précédent, le ministre du travail, ont soutenu la multinationale.
Nous vous demandons d'intervenir avec force pour obtenir raison auprès de la direction du groupe et soutenir leur projet. Par le jeu de sociétés écrans, il paraîtrait qu'une partie des revenus de l'entreprise ait échappé à l'impôt. Par ailleurs, il semblerait que l'administration ait été empêchée de produire les observations nécessaires à une remise en cause de la procédure en cours. Nous vous demandons de la libérer afin qu'elle se place résolument du côté du droit. Nous vous demandons de refuser toute aide aux dirigeants s’ils voulaient vider l’usine.
- Le Grand Conseil de la Mutualité, dont les oeuvres sanitaires sont utilisées par 10% de la population de notre territoire est en grand danger. Le tribunal lui a donné quelques mois de plus pour présenter des solutions. Il y a besoin de débloquer un fonds d'urgence et d'envisager des financements pérennes pour garantir la poursuite de son activité et son développement. Quelques décrets lui donnant les mêmes droits que d'autres acteurs de santé pourraient déjà nous mettre sur le bon chemin. Les Centres de santé mutualistes sont des structures vitales pour garantir l'accès aux soins dans notre département et porteuses d'un projet sanitaire d'avenir.
- La situation de la SNCM et de la CMN est critique. La déconfiture de SeaFrance, gérée avec le plus grand cynisme par le gouvernement de droite peut nous faire craindre le pire. Les salariés, vous le savez, attendent votre engagement quant au vote d'une loi protégeant le pavillon français première catégorie - une proposition de loi en ce sens a été déposée au Sénat. La continuité territoriale avec la Corse doit être assurée dans les meilleures conditions, cela relève du service public, et la concurrence déloyale organisée contre les deux opérateurs historiques est d'autant plus inacceptable qu'elle se fait avec les deniers publics. Afin d'en finir avec cette situation d'incertitude, l'Etat doit intervenir pour l'établissement de conventions claires, et donner à la collectivité territoriale de Corse, les moyens de faire face par le dégel de la dotation de continuité territoriale.
- La centrale électrique de Gardanne, dirigée par E-ON, attend depuis des lustres la publication du décret autorisant la construction de l’unité biomasse, qui doit permettre de poursuivre la production d’énergie nécessaire, le maintien des emplois, et le développement de la filière bois. Nous vous demandons de publier ce décret.
- La raffinerie de LyondellBasell à Berre est à l'arrêt, sous cocon. Elle peut redémarrer à tout moment, mais chaque jour qui passe voit s'évaporer les compétences nécessaires. Or cette raffinerie est un maillon important dans la chaîne pétrochimique. Le gouvernement précédent, malgré nos appels et un courrier au Premier ministre signé par de nombreux élus demeuré sans réponse, est resté l'arme au pied pour trouver un repreneur. Il faut dégager rapidement des pistes en évitant les prédateurs, en attendant la constitution d'un pôle public de l'énergie et l'introduction d'une maîtrise publique sur le rafffinage. De plus, un projet d'hydrocraqueur à mutualiser entre les différentes unités de production du pourtour de l'étang de Berre est sur la table, afin de mieux adapter la production de carburant aux besoins de notre parc automobile. Cela pourrait être l'un des grands projets à mettre en oeuvre avec les acteurs concernés pour ouvrir des perspectives.
- La reprise du pôle vinylique d'Arkema par le financier Gary Klesh crée de nombreuses inquiétudes. Technologie de pointe, besoins en plein essor, intégration de l'activité dans une filière cohérente, normes environnementales, droits des salariés et défense de l'emploi, tout plaide pour une stabilité et une pérennité des sites de production.
L'Etat doit jouer tout son rôle auprès d'Arkema pour qu'il impose au repreneur des garanties majeures quant à l'ensemble des enjeux.
- La chasse aux sans-papiers doit immédiatement cesser et leur régularisation être mise à l'ordre du jour. Des solutions d'accueil dignes et d'accompagnement social doivent être mises en place pour les Rroms.
Voilà, monsieur le Président, quelques uns des sujets majeurs sur lesquels il existe une urgence et une attente populaire forte.
Je pourrais également vous parler de la suppression des RASED qui est un choix désastreux pour les enfants les plus en difficultés et la lutte contre l'échec scolaire, des recalculés du droit à la retraite qu’il faut rétablir dans leurs droits, des besoins d’investissements du Grand Port Maritime de Marseille-Fos, de la politique du chiffre qui désespère les travailleurs sociaux, des moyens nécessaires à la réhabilitation des quartiers et à la construction de logements sociaux, du manque d’infrastructures de la ville de Marseille, de la réforme des collectivités qui doit être suspendue, du plan de destruction de l’hôpital qui exige un moratoire immédiat... Nous aurons l’occasion d’y venir.
Nombreux sont les défis qui se posent à la nouvelle majorité que nous appelons de nos voeux, après ces longues années de traumatismes. Nous avons beaucoup lutté pour l'intérêt général, pour les droits de chacune et chacun, pour la dignité humaine. Nous l'avons fait contre le pouvoir en place. C'est d'abord cela qui doit changer.
Sur chacun de ces sujets, vous nous trouverez avec mes amis du Front de gauche mobilisés afin d'obtenir des réponses précises et rapides. Nous avons bien l'intention d'agir pour que la politique se fasse avec les hommes et les femmes et pour eux. Nous sommes déterminés à jouer un rôle politique fort dans la nouvelle assemblée, pour faire réussir la gauche, et pour ouvrir un avenir à notre peuple.
Dans l'attente, veuillez agréer, monsieur le Président de la République, l'expression de ma considération républicaine au sens plein et retrouvé du terme.
Pierre Dharréville, Secrétaire Départemental du P.C.F.13, Conseiller Municipal du Rove
Fédération PCF13 - 280 rue de Lyon - 13015 MARSEILLE - tél : 04 95 05 10 10 - fax : 04 91 58 57 24 - Email : contact@pcf13.fr - site : www.pcf13.fr
le 16 avril 2012
A l’initiative du Front de Gauche, s’est tenu à Brive le samedi 31 mars, un Forum national Santé et Protection sociale.
Ce fut un moment privilégié, dans cette « Terre de Gauche », pour renforcer toute la légitimité des propositions du Programme « L’humain d’abord ». Prenant appui sur la situation concrète d’un territoire traversé par les inégalités de santé, nous avons dénoncé toute la nuisance des ARS, sur la base de l’expérience que salariés et professionnels de santé, usagers et élu-es ont de cette autocratie sanitaire. Ici comme ailleurs, ils font face à toutes les fusions/regroupements, mais ils y opposent des luttes de résistance, formidable acquis et expression démocratique valorisé par tous les participants.
Ils ont réaffirmé les exigences d’Égalité, Proximité et Humanité comme leur attachement à une santé et une protection sociale solidaire.
Venus des Départements et régions ruraux comme des quartiers urbains populaires, ils ont dénoncé les inégalités de santé territoriales : désertification médicale, pénurie de médecins aggravée pour les soins de premier recours handicapent une population particulièrement âgée. Pour y remédier, et faciliter l’installation des jeunes médecins, l’assemblée de Brive, à insisté sur la nécessaire promotion de centres de santé qui favorise une médecine de qualité, un exercice de groupes et des missions de santé publique.
Le maillage du territoire associant les acteurs de soins libéraux, salariés et/ou hospitaliers doit être conforté par une prise en charge d’un développement harmonieux en matière d’emploi, de logements, transports, écoles…
Le Front de gauche fait de la restauration de la démocratie sanitaire au plus près des territoires, un des actes fondateurs de sa politique de santé, associant la population, ses représentants et les acteurs de santé, a contrario du simulacre instauré par l’ARS.
C’est pourquoi, nous demanderons l’abrogation de la loi HPST (Hôpital, patient, santé, territoire) comme la T2A (Tarification à l’activité) qui réduisent l’hôpital à une entreprise privée, la santé à une marchandise, mettant en péril les structures de proximité telles que les maternités ou les EHPAD, démantelant les centres hospitaliers, aggravant les conditions de travail des salariés,…
Dans ce domaine de la santé, comme dans d’autres, l’intervention dans les urnes ne saurait suffire, nous appelons à la lutte unie des salariés, des usagers et des élus qui permettent de préserver l’accès de soins menacées et ouvrir de vraies perspectives afin d’inscrire la continuité territoriale de l’accès aux soins dans la réalité. Demain, il sera de la responsabilité d’un gouvernement de Front de gauche de faire vivre cette exigence conforme à l’intérêt général et à l’égalité républicaine.
Le forum de Brive a conforté les propositions du Front de Gauche « pour une santé et une protection solidaires » qui tourne le dos à une politique de rigueur :
– mettre fin aux fermetures et démantèlement des hôpitaux, maternités
– abroger la loi Bachelot et la loi de 2003 instituant la tarification à l’activité
– établir le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la Sécurité sociale
– reconstruire et développer un service public de santé basé sur la proximité et la qualité des soins
– favoriser la mise en réseau des hôpitaux entre eux et la médecine ambulatoire
– assurer la promotion des centres de santé, des centres de planification et d’IVG
– mettre en place une filière publique de la prise en charge de la perte d’autonomie, à tous les âges de la vie, avec le financement à 100% des soins, le renforcement et la coordination des services publics
– abroger la loi sécuritaire de la psychiatrie et organiser un débat national pour une psychiatrie progressiste
– mettre en place un pôle public du Médicament avec au moins une entreprise publique pour intervenir sur la recherche, la production et la distribution tout en pesant au plan européen et mondial.
– promouvoir la santé publique, notamment par la relance des formations, la prévention, avec des moyens accus et pérennes
– mettre en place une véritable politique de sécurité sanitaire, sous le contrôle démocratique et la mobilisation permanente de tous les acteurs.
La santé, un droit constitutionnel, notre bien commun, a besoin de démocratie et d’intervention de toutes et tous. La rencontre à Brive le 31 mars 2012 y a contribué avec succès !
Partout, dans toutes les régions, nous voulons multiplier les échanges, pour mettre en commun nos luttes, nos succès, nos propositions.
Construisons ensemble par notre intervention le système de santé dont nous avons besoin.
Reprenons le pouvoir pour une protection sociale solidaire !
le 27 mars 2012

Mobilisation à l'appel des Fédérations CGT Santé et Protection sociale, le 28 mars à 10h30, devant l’ARS à Marseille.
Point de vue de Serge Jacquet, Président de la Mutuelle de France Plus sur les dépassements d'honoraires.
le 26 mars 2012

Devant la Mairie
Port-Saint-Louis-du-Rhône
Départ collectif vers le Centre de santé
Chaine humaine et apéro solidaire en présence de Jean-Marc Charrier, Maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône
le 26 mars 2012

Au Centre Michel Borio
Port-de-Bouc
le 26 mars 2012

Au Centre de santé
Gardanne
Accueil du Comité de soutien
le 26 mars 2012

Devant le Centre de santé municipal mutualiste
avenue Jean Mermoz
Miramas
le 26 mars 2012

Devant le Centre Paul Paret
St Antoine
13015 - Marseile
le 26 mars 2012

Dans la cour du Centre Pierre Calisti
La Ciotat
autour d’un café, d’un thé et de pâtisseries