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Fédération des Bouches-du-Rhône

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Élections en Grèce : « Un tournant politique qui doit être entendu »

Par Pierre Laurent, le 09 mai 2012

Élections en Grèce : « Un tournant politique qui doit être entendu »

 

Hier, les élections législatives en Grèce ont été marquées par une défaite spectaculaire des partis membres de la « coalition d'union nationale » - notamment Nouvelle démocratie et Pasok – qui a infligé au peuple grec avec une rare violence des mesures d'austérité exigées par les marchés, le patronat et le leadership de l'UE. Il s'agit d'un important tournant politique qui doit être entendu en Grèce et dans toute l'Europe.

 

Quel que soit le gouvernement qui sortira des négociations, son mandat vient d'être défini avec une grande clarté : il devra revenir sur les memorandums et donner les moyens à son pays de se libérer de l'emprise des banques et des marchés financiers.

 

Ce n'est pas un hasard si l'évènement de ces élections est la fantastique progression des forces de la gauche « anti-austérité », et tout particulièrement de la coalition « Syriza », menée par Alexis Tsipras, qui devient la seconde force politique du pays et la première à gauche.

Au nom du Parti de la gauche européenne, je tiens à saluer chaleureusement ce résultat.

 

Nous nous réjouissons qu'une ligne politique courageuse de rupture avec les politiques d'austérité et de propositions pour réorienter la construction européenne atteigne un tel niveau en Grèce. Nous nous réjouissons que les grecs aient choisi, avec le bulletin Syriza, une volonté de rassemblement des forces qui combattent l'austérité en Grèce, et qui choisissent de le faire dans la solidarité avec les autres peuples européens.

 

Malgré toutes les attaques contre la démocratie et de désespoir qui peut conduire au vote d'extrême droite, le message politique envoyé par le peuple grec est d'une grande sagesse et d'une grande intelligence.

 

Le PGE et ses partis membres s'engagent à renforcer la solidarité et les batailles communes avec les forces de Grèce qui résistent. Une nouvelle page de l'histoire Européenne s'ouvre enfin et nous comptons bien y imprimer le choix du progrès social et écologique.

Référendum sur l’Europe : les Irlandais auront le droit de voter

le 12 mars 2012

Référendum sur l’Europe : les Irlandais auront le droit de voter

Sur cette île qu’ont battue les vents et les ressacs libéraux, une parcelle de démocra­tie survit à la vague autoritaire lancée con­tre les Européens. Le nouveau traité fai­sant primer la discipline budgétaire sur tous les autres droits dans l’Union sera soumis à un référendum. Cette décision, rendue publique par le Premier ministre Enda Kenny, jette une lumière crue sur le refus de Sarkozy de donner la parole au peuple sur un texte qui ampute les souve­rainetés nationales au profit d’une règle édictée par les marchés financiers.

Échaudé par le précédent de 2005 sur le traité constitutionnel, le favori du Fou­quet’s n’admet 
de consultation que pipée. Malgré l’adoption du mécanisme euro­péen de stabilité (MES) par un Parlement honteux, l’exigence d’un débat au grand jour va hanter 
la vie politique nationale et ses campagnes électorales. 
Le Parti socia­liste n’en sera pas quitte non plus. 
La pos­ture de Ponce Pilate, ici s’abstenant et laissant faire les élus ultralibéraux, n’em­porte ni la foi 
ni la conviction. « Il faut refuser les mécanismes de sanction, de punition des peuples européens et exiger une maîtrise publique des banques » disent des responsables grecs, portugais, allemands et moldaves du Parti de la gau­che européenne, réunis autour de son pré­sident, Pierre Laurent. Celui-ci s’est gaussé de l’argument du président français sur la trop grande complexité d’une inter­rogation du peuple : « La question tient en quelques mots : “Approuvez-vous le traité qui vient d’être négocié ? Oui ou non ?” »

Les salariés de l’ensemble des pays de notre continent, mobilisés par la CES, commencent à voter par leurs luttes, leurs grèves ou leurs défilés. Une telle unani­mité de syndicats aux histoires et cultures différentes devrait sonner comme une alarme pour les dirigeants européens. Les peuples ne se laisseront pas mettre en coupe réglée. Les secousses seront bruta­les. Il n’est pas fréquent non plus d’assis­ter, 
en France, à des actions intersyndica­les à l’échelle nationale, à la veille d’élec­tions présidentielle et législatives. Elles constituent des interpellations vives aux candidats.

Les sondages confirment le puissant rejet du président sortant et, à cette heure, le choix de François Hollande comme un moindre mal. Mais ni l’un ni l’autre ne suscitent l’adhésion à des projets dont on distingue trop mal les différences. On sent bien que la dynamique enregistrée par le Front de gauche et son candidat 
Jean-Luc Mélenchon fait bouger certaines lignes, 
à enregistrer les cris d’orfraie poussés à droite devant 
la nouvelle tranche d’impo­sition à 75 % à laquelle 
s’est rallié le can­didat socialiste.

Voilà que le spectre 
des immigrés de Coblence est à nouveau agité par leurs amis UMP devant une proposition somme toute timide. Mais on est loin du compte. À choisir le surplace, à ne parier que sur l’effet de rejet suscité par ce quinquennat, le candidat socialiste risque l’enlisement.

Michel Foucault écrivait : « Le malheur des hommes ne doit jamais être 
un reste muet de la politique... »

M.G. Buffet invitée de la matinale de Canal + (9 mars 2012)

le 12 mars 2012

M.G. Buffet invitée de la matinale de Canal + (9 mars 2012)

Sarkozy à Villepinte : « un discours anti-social qui le condamne à perdre » (Pierre Laurent)

Par Pierre Laurent, le 11 mars 2012

Sarkozy à Villepinte : « un discours anti-social qui le condamne à perdre » (Pierre Laurent)

Cet après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n'ont pas une seule fois été évoqués.

 Et quand le chef de l'État a parlé du social, c'est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.

Quand à l'Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l'ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l'austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s'est d'ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.

On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C'est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus.

Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

 

Le retour de la sainte alliance pour faire passer le nouveau traité européen

Par Olivier Dartigolles, le 05 mars 2012

Le retour de la sainte alliance pour faire passer le nouveau traité européen

Un spectre hante les principales capitales européennes, que les peuples puissent décider eux même de leur avenir. A peine François Hollande - qui a pourtant laissé passer le Mécanisme européen de stabilité - évoque-t-il une possible renégociation du traité européen, que voici de retour la sainte alliance des chefs de gouvernements conservateurs qui se reconstitue pour soutenir Nicolas Sarkozy à la présidentielle française.

La panique gagne la droite européenne dès lors que la question démocratique est posée. Et pour cause! Le refus des politiques d'austérité est massif dans les pays européens, personne ne veut de ce nouveau traité. En Irlande, le chef de gouvernement vient d'annoncer que les irlandais seront consulté. En Grèce, c'est la chancelière allemande qui fait pression sur le gouvernement pour qu'il n'y ait pas d' élections législatives.
Les magouilles d'Angela Merkel et de ses amis conservateurs ne pourront pas mettre le couvercle sur la légitime aspiration des européens à décider de leur avenir.
En France, le Front de gauche à mis la nécessité de consulter les français sur le devant de la scène. Chacun des candidats devra se prononcer sur la nécessité d'un référendum. C'est aussi la possibilité d'une politique de gauche en France qui est posée.

Olivier Dartigolles, Co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon et Porte-parole du PCF,

Dans l'agenda de Pierre Laurent, journée du 29 février

le 29 février 2012

Dans l'agenda de Pierre Laurent, journée du 29 février

8h15 : Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF et président du 
conseil national de campagne du Front de gauche sera l'invité de la 
matinale de RFI.

9h00 : Pierre Laurent sera au salon de l'agriculture. Il rejoindra 
ensuite Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de gauche à l'élection 
présidentielle à 10h au Pavillon 1. Patrick Le Hyaric et André 
Chassaigne les accompagneront (salon de l'agriculture, Paris 15ème, 
Porte-de-Versailles, 1 place de la Porte-de-Versailles). La visite se 
terminera par une conférence de presse à 12 h.

14h00 : Pierre Laurent participera à la journée d'action européenne 
contre l'austérité à l'appel de la Confédération européenne des 
syndicats. Il sera à Paris aux côtés des salariés contre le chantage du 
mécanisme européen de stabilité et pour la défense de l'emploi et des 
salaires en Europe. RDV à 14h au point fixe du Front de gauche : à 
l'angle de la rue du Faubourg-St_Antoine et de la rue Faidherbe (Métro 
Faidherbe – Chaligny).

Traité européen : La gauche devra consulter les Français

Par Pierre Laurent, le 27 février 2012

Traité européen : La gauche devra consulter les Français

Le Président de la République refuse de consulter les Français par voie référendaire sur le nouveau traité européen qu'il a co-rédigé en tête à tête avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter les Français. En déclarant qu'il n'y aurait pas de bonne question à poser aux Français, il se moque du monde. La question est simple et tient en peu de mots : « Approuvez-vous le nouveau traité européen ? ».

Il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans que le peuple n'ait son mot à dire. La gauche doit prendre un engagement en cas de victoire : celui de consulter les Français sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche. Pour donner de la force à cette exigence, votons pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

 

 

 

Le mépris de l’humain aboutit toujours aux camps…

le 15 février 2012

Le mépris de l’humain aboutit toujours aux camps…

François Hollande, dimanche, sur Canal+, a préconisé «d'organiser une solution» pour les Roms en France en créant «des camps» pour éviter que «ces populations ne s'installent n'importe où».

Parler «d’origine du mal» à propos de «la circulation d'une population qui n'est acceptée nulle part » revient à vouloir modifier les règles européennes uniquement pour les Roms, ce qui est discriminatoire et contraire aux textes européens.

En proposant que l’Etat organise une solution à la place des collectivités locales, revient à les exclure de tout contact avec les citoyens.

Et quand il en rajoute en disant : «Comment voulez-­‐vous que les riverains puissent accepter que, à côté de chez eux, il y ait ainsi un foyer qui s'installe ?», il tient des propos dangereux pour la démocratie et indignes d’un candidat qui prétend porter les valeurs de la gauche.

Les Roms sont des citoyens européens auxquels la France refuse de reconnaître une citoyenneté pleine et entière en les privant notamment de l’accès à l’emploi par le maintien des mesures transitoires au niveau européen, donc de la liberté de circulation et d’installation, empêchant ainsi toute  intégration par le travail et l’éducation.

Rappelons-­‐nous aussi que ces populations sont largement discriminées dans leurs pays d’origine. Ne laissons pas le poison de la discrimination gangrener le débat politique.

Grèce : « Qui sème la misère récolte la colère »

le 13 février 2012

Grèce : « Qui sème la misère récolte la colère »

Les dirigeants européens et le FMI ont exigé du gouvernement grec – non élu et illégitime – un nouveau plan d'austérité pour le déblocage de l'aide de l'UE. Cette aide n'est pourtant pas destinée au développement social dont la Grèce a un besoin vital, mais à garantir le remboursement des dettes de l'Etat grec aux banques.
Ceux qui en France, Nicolas Sarkozy en tête, ont mis la pression pour que ces mesures indignes soient adoptées - et qui d'ailleurs imposent les mêmes aux français - nous font honte. Ils ne représentent pas le peuple français, solidaire du peuple grec.

C'est le 8ème plan d'austérité qui, comme les 7 premiers, est censé régler une fois pour toutes le problème de la crise de la dette grecque. Les 7 autres plans ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n'avoir pour conséquence que l'explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.
Aujourd'hui, alors que la récession économique est bien installée, la troïka remet le couvert et le pays est mis sous tutelle pour de nouvelles attaques sur les retraites, la suppression du salaire minimum dans le secteur privé, nouvelles suppressions d'emploi dans la fonction publique... Bref, les mêmes recettes, la même méthode et les mêmes qui trinquent.
Comment alors ne pas comprendre l'exaspération populaire qui s'exprime en ce moment même à Athènes et dans de nombreuses villes grecques ? Comme on dit « Qui sème la misère récolte la colère ».

Le PCF soutient les citoyens grecs en lutte et les parlementaires de gauche qui ont porté la parole du peuple dans la Vouli en votant contre ce texte dangereux pour la Grèce comme pour toute l'Europe. Il appelle, aux côtés de ses partenaires du Front de gauche, au rassemblement ce soir devant l'ambassade grecque à 18h30 à Paris.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE,

Discours de Pierre Laurent au meeting de Villeurbanne

le 10 février 2012