Par Olivier Dartigolles, le 26 mars 2012

Nicolas Sarkozy a communiqué par avance sur la dégradation de la situation du chômage de février. Selon le Président de la République, "Les chiffres de ce soir manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs ». Un sommet de langue de bois présidentielle. Une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeur, ça fait toujours au final plus de chômeurs. Son bilan en terme de politique de l'emploi est calamiteux. En France métropolitaine, 4,25 millions de personnes cherchaient un travail en janvier en métropole, soit un million de plus depuis son élection en 2007. Il est temps que ce chapitre se ferme et que celui du Front de gauche s'ouvre.
le 12 mars 2012

Neuf cents usines ont fermé dans les dernières années, toutes les promesses ont été jetées à la rigole et voilà qu’avant vote, des sursis à liquidation sont prononcés sur des sites emblématiques, Petroplus, Lejaby, Albany, Florange…
La liste n’est pas si longue, l’avenir reste précaire, mais les entreprises concernées sont celles où les salariés font du bruit, agglomèrent à leur cause les populations voisines et les élus locaux, ne se laissent pas endormir par la monnaie de singe des compassions ministérielles. Face à eux, à cinquante jours de l’élection, Sarkozy ne peut se contenter du laisser-faire libéral qui est son credo quotidien. Il est obligé de faire quelque chose, d’abandonner les champs de l’immigration, de l’insécurité ou du chaos international dont il avait fait ses terrains d’élection pour s’aventurer sur les sujets sociaux. Là, il ne joue plus à domicile…
Voilà la vraie nouveauté des annonces en cascade et des coups de téléphone de Xavier Bertrand aux amis de la droite qui plastronnent au CAC 40. Pour la première fois depuis 1981, la question de l’emploi industriel est au premier plan. La revendication de la justice sociale résonne dans des grands médias qui préfèrent la commisération sociale. La classe ouvrière n’est plus dans la seule posture de victime ; elle secoue la donne politique. C’est une chance pour la gauche et une contrainte pour ceux qui voudraient la convertir à la religion des marchés.
« L’austérité juste », dont se réclamait François Hollande à l’orée de sa campagne, répond mal à ce climat. Voilà donc le candidat socialiste éprouvant ses adducteurs dans un grand écart au-dessus de la Manche, improvisant à Paris l’instauration d’une taxe à 75 % pour les très, très hauts revenus et se précipitant à Londres pour rassurer la City. A-t-il suffisamment mesuré le basculement qui s’est opéré dans l’opinion avec la mobilisation sur les retraites ? Dès lors, les sujets sociaux sont passés de très loin en tête des préoccupations dans toutes les enquêtes d’opinion et un socle jusqu’à présent inébranlable des deux tiers des Français a continué à refuser une réforme que les gouvernants européens et le patronat ont décrété obligatoire. N’y a-t-il pas comme un parfum suranné, des relents de Tapie mâtinés de blairisme, dans cette écoute inquiète des marchés ?
La question sociale perturbe aussi la campagne du Front national, qui croit pouvoir détourner la colère contre les immigrés surexploités. La sauce prend moins bien et Le Pen père revient aux fourneaux avec les vieilles recettes de l’extrême droite. Il a tout de suite désigné l’ennemi, le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon qui pourrissent la vie de Le Pen fille. Quand on parle fiscalité, les masques tombent et le FN proteste qu’on s’en prenne aux très, très riches. Quand les syndicalistes sont en pleine lumière, les gros bras de l’extrême droite abonnés aux commandos patronaux sont rejetés dans l’ombre. Quand la revendication de l’égalité est proclamée, elle bat en brèche l’idéologie de l’inégalité naturelle qui fonde l’ordre capitaliste.
La gauche peut aujourd’hui marquer des points non d’abord pour grossir un pécule électoral mais pour donner plus de force et plus d’espérance à ceux qui en manquent, plus de garanties sociales à ceux qui en sont dépourvus. « Il y a toujours un rêve qui veille », écrit Aragon
le 01 mars 2012

L'usine de tissage Albany-Cofpa de Saint-Junien (Haute-Vienne) est toujours occupée par ses salariés. Elle est menacée de fermeture condamnant au chômage ses 133 salariés malgré des carnets de commandes pleins et des bénéfices importants. Ce gâchis absolu n'a qu'une cause : la recherche égoïste du profit maximum de la part d'actionnaires qui n'ont que mépris pour les hommes et les femmes salariés pourtant à l'origine de la bonne santé de cet outil de production.
Le PCF soutient les personnels en lutte et demande qu'ils soient mis avec leur outil de production sous la protection des pouvoirs publics. Les licenciements boursiers, ca suffit! Cette lutte démontre à quel point il est dommageable qu'il ait manqué des voix à gauche pour faire aboutir la proposition de loi contre les licenciements boursiers déposés par les sénateurs communistes, le 16 février dernier. Seul un dispositif législatif contraignant peut empêcher les patrons voyous de nuire.
le 24 février 2012

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Conseil national de campagne du Front de gauche, et André Chassaigne, Président du Comité de soutien des Fralib, se rendront à la Bourse du travail à Paris pour soutenir les salariés de Fralib en lutte.
Après plus de 500 jours de lutte pour le maintien de l'activité et la sauvegarde des emplois sur le site de Gemenos (13), les salariés de Fralib (groupe Unilever) se rassembleront vendredi 24 février à 10h à la Bourse du Travail centrale à Paris.
Les salariés et syndicalistes veulent interpeller les candidats et groupes politiques sur la question du développement industriel national et des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises.
Pierre Laurent et André Chassaigne se rendront au rassemblement pour apporter le soutien du Front de gauche et du PCF aux salariés en lutte.
10h00 : Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau, Paris
le 14 février 2012

Le Front de gauche appelle au rassemblement ce soir, mardi 14 février, à 18h30 devant l'Assemblée nationale pour protester contre le projet de loi sur la TVA sociale.
Alors que s'ouvre cette semaine le débat sur le TVA sociale à l'Assemblée nationale le Front de gauche appelle au rassemblement ce soir, mardi 14 à 18h30 devant l'Assemblée nationale.
« La riposte doit être immédiate ! Pour la déclencher, j'appelle toutes les forces engagées dans la campagne du Front de gauche à se rassembler » (Pierre Laurent)
Pierre Laurent participera à ce rassemblement notamment avec Roland Muzeau, Président du groupe des députés Front de gauche à l'Assemblée nationale et Nicole Borvo, Présidente du groupe CRC au Sénat.
Devant l'Assemblée nationale – rue de l'Université - Paris
le 31 janvier 2012

le 19 janvier 2012

Lejaby ou le symbole cruel de l'incompétence gouvernementale
Après s'être réjoui du rachat du fabricant de lingerie Lejaby, le ministre du travail Xavier Bertrand feint d'oublier les pertes d'emplois que ce rachat implique. Les repreneurs conservent moins de la moitié des salariés et l'usine d'Yssingeaux a été fermée. Les 93 employés, révoltés par la décision du tribunal, ont prévu d'occuper l'usine mercredi soir pour dénoncer la délocalisation de la production. Ils accusent les pouvoirs publics d’avoir « menti » et « fait semblant de les soutenir ». Au lendemain du sommet « social » organisé en grande pompe par le président Nicolas Sarkozy, Lejaby est le symbole cruel de l'incompétence gouvernementale.
Le PCF aux cotés des salariés, trouve inacceptable que le ministre du Travail se « réjouisse » de la perte de 255 emplois. Le PCF exige des mesures concrètes contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité. Il propose l’interdiction des licenciements boursiers, le droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, des visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.
le 19 janvier 2012

La baudruche Le Pen en voie d'explosion
L'opération vérité du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon pour dévoiler la véritable nature de Marine Le Pen commence à porter ses fruits.
Malgré ses facilités médiatiques où la représentante de l'extrême droite débite à n'en plus finir ses mensonges xénophobes, la vérité commence à faire son chemin sur la nature de celle que l'on présente faussement comme « proche des milieux populaires ».
D'après BVA, pour la première fois, la popularité de Jean-Luc Mélenchon dépasse celle de la candidate frontiste dans l'électorat ouvrier. Lors de la visite de Mme Le Pen à l'usine PSA Sochaux pour communiquer autour du sommet social, des militants communistes et du Front de gauche sont venus apporter la contradiction et lui rabattre son caquet. C'est aussi grâce à une multiplication de tracts, de vidéos et d'argumentaires produits par nos soins pour démontrer l'impasse et la dangerosité de ses propositions économiques, mis à la disposition de tous (http://www.pcf.fr/16959). Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront de combattre le Front national, ses idéaux et ses dirigeants.
Le vernis populaire de l'héritière du trône du FN craque, la baudruche Le Pen est en voie d'explosion.
le 16 janvier 2012

Standard&Poor's vient de dégrader la note de la France. Ainsi les agences de notation s'imposent encore brutalement dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement.
Tout avait été sacrifié par Nicolas Sarkozy au prétexte de la défense coûte que coûte de la note AAA de la France. Voilà ce qui s'appelle un raté! Cette nouvelle va lui servir à justifier l'adoption accélérée de sa règle d'or et l'hyper-austérité au prétexte de faire reculer les dettes et déficits publics et de sauvegarder la compétitivité de notre économie.
Au final, les Français ont l'austérité et leur capacité d'emprunter mise à mal, et la bourse, elle, est ravie! Tout est bon pour faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse encore les profits des seconds.
Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises - c'est indispensable.
Que le président arrête de se défausser sur la crise en fuyant ses responsabilités. Cette crise ne vient pas de nulle part, mais de son obéissance aveugle aux desiderata des marchés financiers.
Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C'est cette autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
le 16 janvier 2012
