Par Olivier Dartigolles, le 02 mai 2012

Il n'est pas si loin le temps où Gérard Longuet, actuel ministre de la défense, sévissait dans les rangs d'Occident un groupe d'extrême droite anticommuniste ultra violent. Hier, lors d'une interview pour le journal d'extrême droite Minutes, il a aboli les frontières entre l'UMP et le FN en déclarant que Marine Le Pen était désormais fréquentable.
Dans la course à l'extrême-droitisation du discours de l'UMP, cette initiative ne doit rien au hasard. Depuis le soir du premier tour le candidat UMP a largement ouvert les vannes de cette future alliance. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs déclaré hier encore qu'il y avait trop d'immigrés en France, se calquant mot pour mot sur l'argumentation raciste et xénophobe de Marine Le Pen.
Gérard Longuet joue les poissons pilotes de l'alliance de la haine. Le 6 mai, faisons œuvre de salubrité publique en votant François Hollande. Il faut les empêcher de nuire. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront de combattre les idées rétrogrades et dangereuses de la droite et de son extrême.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
Par Pierre Laurent, le 06 avril 2012

Rejeté par le pays, Nicolas Sarkozy ne sait plus comment réagir. Il vient de perdre les pédales en déclarant que Bernard Thibault était membre du bureau politique du PCF. Faut-il rappeler au Président qui déshonore sa fonction en proférant de tels mensonges que cette instance du PCF n'existe plus depuis plus de quinze ans, que Bernard Thibault n'en a jamais été membre, que le respect de l'indépendance syndicale est depuis de longues années, un principe intangible du PCF ? Nicolas Sarkozy ferait mieux de balayer devant sa porte lui qui a abaissé son rôle depuis cinq ans à celui de commis zélé du MEDEF et des grands privilégiés. C'est là et pas ailleurs qu'il faut chercher les raisons de la mobilisation électorale qui s'annonce pour le chasser du pouvoir dans le monde du travail.
le 26 mars 2012

Lundi sur France Info, le Président de la République en campagne pour sa réélection s'est livré à une inadmissible provocation, qualifiant les soldats de Montauban lâchement abattus par Mohamed Merah de « musulmans d'apparence ». Cette expression, en plus d'être d'une bêtise insondable, est clairement raciste !
Comment le Président de la République arrive-il confondre, si ce n'est en le faisant volontairement, affaire de foi et couleur de peau ? En France et dans le monde, il y a des gens athées et il y en a de toutes les couleurs ! Les préjugés racistes du candidat de l'UMP n'y changeront rien.
Au moment ou Marine Le Pen, dont la campagne bat de l'aile, cherche à exciter les plus bas instincts d'une opinion publique ébranlée par la terrible tuerie de Toulouse et Montauban, Nicolas Sarkozy a le devoir d'éviter de se rouler dans la même fange que la candidate FN. Le débat à tout à y gagner.
le 13 mars 2012

Interviewé par Jean pierre Elkabbach sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon réagit au souhait de Nicolas Sarkozy de réformer les accords de Schengen.
Emission du 12 mars 2012
Par Olivier Dartigolles, le 05 mars 2012

Un spectre hante les principales capitales européennes, que les peuples puissent décider eux même de leur avenir. A peine François Hollande - qui a pourtant laissé passer le Mécanisme européen de stabilité - évoque-t-il une possible renégociation du traité européen, que voici de retour la sainte alliance des chefs de gouvernements conservateurs qui se reconstitue pour soutenir Nicolas Sarkozy à la présidentielle française.
La panique gagne la droite européenne dès lors que la question démocratique est posée. Et pour cause! Le refus des politiques d'austérité est massif dans les pays européens, personne ne veut de ce nouveau traité. En Irlande, le chef de gouvernement vient d'annoncer que les irlandais seront consulté. En Grèce, c'est la chancelière allemande qui fait pression sur le gouvernement pour qu'il n'y ait pas d' élections législatives.
Les magouilles d'Angela Merkel et de ses amis conservateurs ne pourront pas mettre le couvercle sur la légitime aspiration des européens à décider de leur avenir.
En France, le Front de gauche à mis la nécessité de consulter les français sur le devant de la scène. Chacun des candidats devra se prononcer sur la nécessité d'un référendum. C'est aussi la possibilité d'une politique de gauche en France qui est posée.
Olivier Dartigolles, Co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon et Porte-parole du PCF,
Par Olivier Dartigolles, le 22 février 2012

Après plus d'une centaine d'heures de temps de parole sur les chaines de télévision entre le 1° janvier et le 10 février selon le CSA, le président-candidat était de nouveau sur nos écrans ce soir. Comme au temps de l'ORTF, sauf que ce n’est pas « Bonne nuit les petits ». Restons bien éveillés. Car pour se sauver, Nicolas Sarkozy tire ses dernières cartouches : TVA antisociale, offensive sur les salaires et la durée légale du temps de travail, traités européens austéritaires. Le cru Sarkozy 2012, c'est la bonne vieille droite réac, nationale-populiste, celle qui tache, qui ne fait pas dans la dentelle, qui tape comme une brute. Elle est en campagne et il faut que cela se sache !
Un référendum sur les chômeurs et les étrangers pour diviser le salariat et stigmatiser les plus fragiles tout en refusant de « redonner la parole au peuple » sur l'Europe. Remise en cause de la prime pour l'emploi et du RSA, mise sous surveillance des plus pauvres, volonté d'opposer celles et ceux qui ont un petit salaire aux privés d'emploi. Quoi d'autre ? Le candidat UMP propose des assemblées générales des actionnaires pour fixer le niveau des hauts salaires tout en promettant de ne plus retourner au Fouquet's. Quelle audace !
Face à une droite bien à droite, une gauche qui tient bon, une gauche sur ses valeurs et ses combats est plus que jamais nécessaire. Son prochain rendez-vous est fixé le 28 février au Sénat où, une majorité de gauche, peut et doit mettre en échec les traités Sarkozy/Merkel.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et co- directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Par Pierre Laurent, le 09 février 2012

Plus que jamais candidat, Nicolas Sarkozy part à l'abordage dans une interview du Figaro Magazine.
A toutes les mesures anti-sociales déjà annoncées (TVA « sociale », fin de la durée légale du travail, Traité européen d'hyper austérité) et toutes confirmées dans cet entretien, le président en ajoute une particulièrement grave : l'obligation qui sera faite aux chômeurs, en contre partie de la fin du versement de leurs indemnités, d'accepter le premier et n'importe quel emploi précaire et sous-payé.
Afin de se soustraire à la sanction du scrutin d'avril et mai prochains, l'ancien chef de l'UMP camoufle son offensive de régression sociale accélérée dans une cascade d'hypothétiques référendums à venir, sur cette question comme sur celle de l'immigration.
En revanche, dans ces pages, Nicolas Sarkozy ne dit pas un mot du traité européen qu'il a concocté avec la chancelière Angela Merkel, et se tait sciemment sur le coup de force qu'il s'apprête à perpétrer, par majorité parlementaire interposée, au Parlement, à partir du 13 février, avec l'adoption de la TVA dite sociale le 14.
Si le « rendez-vous approche », la riposte doit être immédiate ! Pour la déclencher, j'appelle toutes les forces engagées dans la campagne du Front de gauche à se rassembler, mardi 14 février à 18h30, devant l'Assemblée nationale.
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français
Par Pierre Laurent, le 14 janvier 2012

Une dégradation de la note de la France tombe à point, 5 jours avant le sommet anti-social.
La perte de la note « AAA » de la France chez Standard & Poor's sera utilisée par Nicolas Sarkozy pour justifier l'adoption accélérée de sa règle d'or et de l'hyper-austérité.
La Bourse est, elle, sereine, annoncent les dépêches.
Ainsi les agences de notation s'imposent encore brutalement dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement.
Faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse encore les profits des seconds ; tout cela pour aider Nicolas Sarkozy à poursuivre son entreprise de démolition sociale et économique.
Mais qui dira qu'en dehors de tout changement de la notation de la France, la dette publique devait passer de 85% du PIB en 2011, avec 1760 milliards d'euros, à 87% du PIB en 2012 à cause de la politique du président et de son gouvernement ?
C'est le résultat de la nocivité d'une politique soumise à la finance, c'est un fiasco. Ce pouvoir n'a pas les compétences requises pour sortir la France de la crise puisqu'il obéit à la domination financière.
Avec l'austérité, c'est la croissance réelle qui va baisser et diminuer les rentrées d'impôts et de cotisations. Pendant ce temps, les énormes cadeaux accordés aux entreprises et aux grandes fortunes comme la suppression de la taxe professionnelle, les 30 milliards d'euros annuels d'exonérations de cotisations sociales patronales ou la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune, continuent.
C'est aussi, et surtout, le résultat du soutien massif des banques et de l'activité par l'endettement public aux marchés financiers, sans aucune contrepartie exigée.
Ainsi, les grands groupes ont-ils pu continuer de délocaliser et de massacrer l'emploi en France, ou encore accroître la menace de le faire pour pressurer les salaires ; et les banques ont continué de spéculer contre les dettes publiques tout en fermant le robinet du crédit pour les PME.
Précisément, les banques françaises viennent de bénéficier, avec leurs principales homologues européennes, de 500 milliards d'euros de prêts à 1% sur trois ans accordés par la BCE.
La dégradation de la note de la France va contribuer directement à cet enrichissement monstrueux des grands actionnaires des banques du fait de l'alourdissement des prélèvements en intérêts sur ses ressources publiques.
Or une hausse de un point du taux d'intérêt payé, du fait de la perte du triple A, augmenterait de 10 milliards d'euros la charge de la dette cumulée sur cinq ans.
L'obsession primordiale de la baisse de la dette, des déficits et des dépenses publics est incompatible avec l'urgence de répondre aux besoins sociaux.
La raison et la responsabilité à gauche commandent de rompre avec cette obsession.
Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises - c'est indispensable.
Au lieu de diaboliser la dette publique, engageons un audit citoyen pour faire la part de la bonne et de la mauvaise dette.
La BCE doit décider de créer toute la monnaie nécessaire pour alléger les dettes publiques en France et en zone euro et de créer un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen pour financer l'expansion des services publics nationaux et leurs coopérations.
Et c'est possible. La BCE peut et doit s'engager à prêter à la France et aux États européens à taux zéro.
Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C'est cette autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF,
le 12 janvier 2012

A cent jours à peine de la fin de son mandat, le président Sarkozy fait mine de redécouvrir les questions sociales et le drame du chômage que sa politique a généré.
Faisant mine de n'avoir aucune responsabilité dans la destruction de centaines de milliers d'emplois, il a annoncé dans ses vœux du 31 décembre, un sommet « social » pour le 18 janvier.
En réalité, Nicolas Sarkozy veut imposer une TVA prétendument sociale, pourtant rejetée par 64 % des Français, et projette de conditionner l'indemnisation des chômeurs à d'obscurs plans de formation.
Lui qui a refusé d'entendre la voix des millions de salariés, du public comme du privé, en lutte contre sa réforme des retraites, a détourné les fonds publics pour grossir les poches des actionnaires.
Ne le laissons pas faire ! Le PCF appelle à aller à la rencontre des salariés dans tout le pays pour démasquer ses responsabilités et porter les propositions du Front de gauche, et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.
Les 17, 18 et 19 janvier : le Sommet social sera dans la rue, dans les entreprises et zones industrielles, sur nos lieux de travail, devant les Pôles Emploi, dans nos quartiers !
Le PCF appelle à une mobilisation nationale pour l'emploi, les salaires, la protection sociale
Ouvriers, employés ou cadres, salariés actifs ou en recherche d'emploi : faisons entendre le rejet massif de la politique de la droite, faisons entendre notre volonté d'une politique de gauche audacieuse pour les salaires, l'emploi et la protection sociale.
Le PCF invite ses organisations à tenir des rencontres publiques, à rencontrer les responsables syndicaux pour débattre de la mobilisation et des solutions nécessaires dans le domaine de l'emploi.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche ont des propositions :
Par Pierre Laurent, le 05 janvier 2012

Eva Joly dans ses vœux propose un accord de « désistement réciproque » entre elle, François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon.
Décidément, la clarté des programmes et des alliances n'est pas le point fort d'Eva Joly. Au cas où elle n'aurait pas lu celui de François Bayrou, je lui rappelle qu'il s'agit en tous points, de la règle d'or à la hausse de la TVA, à un programme d'austérité bien à droite.
Au Front de gauche, ce que nous voulons pour la France, c'est d'une rupture, au contraire, bien à gauche, pas d'une union nationale à la mode italienne sous prétexte d'antisarkozysme.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du Conseil de campagne du Front de gauche,