Fédération des Bouches-du-Rhône

Fédération des Bouches-du-Rhône
Accueil
 
 
 
 

[#MaMarseillaiseVivra] Le 18 février des caricaturistes vous tirent le portrait sur le cours d'Estienne-d'Orves

[#MaMarseillaiseVivra] Des bonnes mines pour redonner des couleurs au journal

  • Écrit par  Anaïs Robert
  • mercredi 15 février 2017 17:03
  • Imprimer
 
Un des dessins réalisés par Sondron en solidarité avec la Marseillaise.Un des dessins réalisés par Sondron en solidarité avec la Marseillaise. L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise
 

Ce samedi 18 février, une exposition et vente de dessins de presse aura lieu à l’Agora des Galériens. L’occasion de se faire tirer le portrait. Pour le dessinateur Fathy Bourayou, les artistes qui participent partagent les combats de « la Marseillaise ».

La citée phocéenne sans la Marseillaise ? Fathy Bourayou a du mal à l’imaginer. « Ce serait comme Marseille sans le soleil ou bien sans le Ricard... La ville perdrait de son charme. » Alors, pour soutenir « ce patrimoine de la presse indépendante », le dessinateur et directeur du festival international de la caricature, du dessin de presse et de la satire de l’Estaque (FIDEP) organise ce samedi un grand événement en partenariat avec le journal et l’association les Amis de la Marseillaise.

Au programme, une exposition de caricatures à vendre et des caricaturistes qui croqueront les visiteurs sur des fausses unes du journal dès 10h, à l’Agora des Galériens. « Des dessinateurs comme sur une place, c’est du jamais vu à Marseille », s’enthousiasme Fathy Bourayou. La journée sera à l’image du dessin de presse qui, pour l’artiste, doit « éveiller la conscience grâce à l’humour et dans la bonne humeur. » Ce rôle sera discuté à 15h lors d’un débat sur la liberté d’expression et la place de la caricature. « Tous les artistes sollicités ont répondu à l’appel et ont envoyé des dessins », se réjouit Fathy Bourayou. Une solidarité qui dépasse les frontières. Les dessins du belge Jacques Sondron et de l’espagnol Kap côtoieront celles des français Sergio et Olive entre autres.

Soutenir la Marseillaise est une évidence pour Fathy Bourayou. « C’est l’un des rares journaux impliqués dans la lutte pour la dignité humaine. C’est un soutien pour les personnes les plus vulnérables. Mon festival partage ces valeurs. » Il souligne le regard unique du journal sur la Méditerranée. Pour lui, le dessin de presse et le titre engagé mènent le même combat. « La Marseillaise bouscule, elle dérange l’opinion alors que celle-ci tend à s’endormir », loue l’artiste. La caricature est une forme de journalisme, note-t-il, « elle permet de véhiculer un message en quelques secondes. » Il a un souhait, « toute la France doit retrouver l’esprit Hara Kiri. » Un esprit insolent et percutant qui manquerait à la caricature devenue « trop propre, trop pasteurisée. »
Pour Fathy Bourayou, « il faut refaire le contrepoids face à la bêtise humaine qui nous gouverne et au Front National qui monte. » Une mission à laquelle s’emploie la Marseillaise. « C’est un journal dont on a d’autant plus besoin au vue du paysage politico-culturel actuel », alerte-t-il. Éclairer chacun à sa manière sur « les dangers qui pointent » Surnommé « le journaliste-crayon » lorsqu’il exerçait en Algérie, Fathy Bourayou est mieux placé pour le savoir que quiconque, « la liberté d’expression est la première victime du terrorisme islamique. » Proche du caricaturiste Tignous, assassiné le 7 janvier 2015, il ne se remet pas de l’attentat contre Charlie Hebdo. « Je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse flinguer des dessinateurs en France, le pays des lumières», confie-t-il avant de rajouter, « ce sont ces Lumières que les terroristes veulent éteindre. »

Le regard que jette sur le monde Fathy Bourayou est sombre. Il le résume ainsi, « c’est le bordel et la tristesse. » Néanmoins, des journaux comme la Marseillaise lui permettent de garder espoir. « Ils éclairent sur les dangers qui pointent. » C’est pourquoi, pour l’artiste, aider le journal est avant tout, « un devoir citoyen et républicain ». Il le fera avec humour le 18 février prochain.

Anaïs Robert

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.