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Pierre Dharréville : pour reprendre l'initiative alors que l'on tente de nous mettre sur la défensive

Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), La première des cinq initiatives nationales de campagne du PCF autour de son programme « la France en commun » s'est tenue mardi soir à Port-de-Bouc. Parler de progrès social, c'est dire qu'il faut changer de trajectoire et qu'il faut remettre au centre du développement des sociétés les droits humains. A Port de Bouc s’est dessiné les deux piliers de ce nouveau projet : une Sécurité sociale renforcée avec des droits universels concernant le logement, la santé, l'éducation et un nouveau système de sécurité de l'emploi et de la formation. Les députés du groupe Front de gauche ont d'ores et déjà déposé un projet de loi concernant ce dernier point, à la disposition de tous ceux qui partagent l'objectif de renouer avec le progrès social.

Entretien avec Pierre Dharréville

Pourquoi avoir ciblé le progrès social pour cette première des rencontres nationales du PCF, qui s’est tenue à Port-de-Bouc ?

Depuis plus de quinze ans, on nous a vissé dans la tête l’idée que nous étions voués à la régression, que nous avions été trop gourmands, que nous avions trop de droits, que nous étions condamnés à vivre moins bien… Les réformes qui se sont succédées ont mis en œuvre cette idée avec des conséquences concrètes dans nos vies, sur la santé, le travail, le logement… ça suffit ! Nous pensons qu’il faut remettre le progrès social au cœur du développement, parce que c’est cela qui va tirer toute la société vers le haut. Et c’est indissociable pour nous du progrès démocratique et du progrès écologique. Il faut gagner des pouvoirs nouveaux pour que les avancées sociales soient notre création commune et le choix du respect de l’environnement, de nos conditions de vie et de travail, ne peut qu’être un axe central. Aujourd’hui, c’est la loi de l’argent qui s’impose et qui nous conduit à des catastrophes. Mais des sommes considérables sont englouties par un tout petit nombre et rendues au mieux inutiles — et le plus souvent nuisibles — pour le plus grand nombre.

Comment convaincre que d’autres politiques sont possibles au bout de ces cinq ans et de leur lot de désillusions ?

Au printemps dernier, nous avons gagné la bataille de l’opinion. La loi est toujours là, mais la majorité d’entre nous continue de demander son retrait, comme en témoignent les enquêtes. Pour lui faire pièce, les députés communistes ont déposé une loi qui contient des propositions très concrètes en termes législatifs : une sécurité de l’emploi et de la formation comme un nouveau champ de la sécurité sociale, la limitation stricte du recours à des emplois à durée déterminée et à l’intérim, un droit de préemption pour les salariés… 

Les aspirations progressistes existent dans notre pays. Elles sont parfois bridées, ensevelies, dévoyées, mais si elles trouvent à s’exprimer, alors le rapport de force viendra tout bousculer. Nous pensons que cette question du progrès social doit être l’un des critères majeurs du vote à la présidentielle et aux législatives. c’est une question centrale pour l’avenir de notre pays et du monde. Repasser la marche avant, recréer des perspectives communes.

Pensez-vous possible de rassembler une majorité politique sur cette idée ? Tout le monde n’en a pas la même conception…

C’est tout l’enjeu du débat de 2017. Est-il possible à nouveau, à gauche de débattre de progrès social, et de créer des convergences ? Durant 5 ans, cela s’est avéré impossible dans le débat national, alors que les attentes étaient bien là, nous avons pu le constater encore en voyant comment les premiers promoteurs de la politique libérale et austéritaire qui a été menée ont été sortis du jeu. Cette aspiration, c’est le peuple qui pourra l’imposer. Et nous nous sentons une responsabilité particulière pour la conforter et la faire entendre. C’est tout le sens de la campagne des communistes pour ces échéances de 2017. Nous voulons donner force à un mouvement populaire profond. C’est bien beau d’être contre le système si cela ne débouche pas sur une vie meilleure. Et une vie meilleure pour toutes et tous. Lors de notre débat, Bernard Thibault a démontré que les reculs sociaux ici ne fabriquent pas des avancées ailleurs. La France a un rôle à jouer pour que cette question soit mise à l’ordre du jour en France et dans le monde.

Quel bilan tires-tu de cette initiative ?

Elle a eu un bon écho dans le département. Je crois qu’avec cette rencontre nous avons frappé un grand coup dans la campagne. Nous allons lui donner des suites : les communistes sont dans la bataille pour faire grandir des idées et faire de la politique avec les citoyennes et les citoyens de nos territoires. 

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