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Nos axes de campagne pour les élections législatives et présidentielle

L’INTERVIEW : Le paysage de la présidentielle est mouvant. Les jeux ne sont pas faits, disait la déclaration du CEN la semaine passée. Le point sur la campagne et les axes de bataille avec Nathalie Simonnet, membre de la direction, secrétaire fédérale de la Seine-St-Denis.

QUELLE APPRÉCIATION SUR LA CAMPAGNE, À 73 JOURS DU SCRUTIN ?

NATHALIE SIMONNET : Les primaires du PS ont montré deux choses, le rejet de la politique gouvernementale et la recherche d’autre chose. C’est ce que nous disions depuis quelque temps déjà. Rejet de la politique gouvernementale ; on avait bien senti cela l’an dernier avec le mouvement contre la loi travail.

Toutes les études d’opinion réalisées à cette époque traduisaient très fortement ce rejet et les primaires socialistes confirment bien ce mouvement. On a bien vu aussi, au moment des primaires de la droite, ce rejet très fort des propositions de Fillon, notamment sur les suppressions de postes de fonctionnaires, ou sur le fait qu’on puisse remettre en cause la Sécurité sociale, la retraite, bref toute une série de choses auxquelles les Français sont très attachés. Rejet de la politique libérale et recherche d’autre chose, c’est important à noter dans la situation politique.

ALORS, QUELLES SUITES DONNER À CELA DANS LES CIRCONSCRIPTIONS ?

N. S. : Je crois que cela doit nous encourager fortement, dans les circonscriptions, à avancer sur plusieurs aspects. D’abord la désignation de nos candidats.

Maintenant il faut qu’on accélère sur cette question partout, et que nos candidats, dans chacune des circonscriptions, deviennent le pivot de la bataille à la fois de la présidentielle et des législatives. Battons-nous très fortement sur l’idée qu’il faut mener les deux campagnes simultanément, et c’est autour de nos candidats qu’on pourra le faire le mieux.

SUR QUELS AXES MENER LA CAMPAGNE ?

N. S. : Il y a plusieurs axes qui sont importants. Premier axe, celui des contenus. Nos candidats peuvent s’exprimer très fortement sur tout le débat de la présidentielle. On a des débats forts sur le fond, que ce soit sur les questions du travail, notamment avec la discussion sur le revenu universel, qui ouvre un champ de discussion sur le travail en général et la conception de la société ; sur le montant des salaires ; sur la répartition de la richesse ; sur l’argent du capital qu’il faut aller chercher. Autant de débats qui s’ouvrent et du coup nos candidats aux législatives peuvent être vraiment des vecteurs importants pour mener ces échanges dans la population.

Deuxième axe : la conception des législatives. Il y a des choses très fortes non seulement à dire sur la VIe République mais à faire vivre. On ne peut pas se contenter de dire, même s’il faut le faire : non au présidentialisme, inverser l’importance des scrutins des législatives et de la présidentielle. On peut faire vivre très concrètement cette bataille. Nous, sur la circonscription Bagnolet/Montreuil où je suis candidate suppléante, on a adopté un slogan : « Ici c’est nous qui faisons la loi ! » Avec l’idée de construction citoyenne de contenu de ce que le député portera à l’Assemblée nationale. Cela passe par des ateliers législatifs ; par des questionnaires qui permettent aux gens de pouvoir s’exprimer simplement ; par des réunions décentralisées où l’on est plus détendus, des assemblées par quartier.

Troisième axe important, c’est d’être dans la lutte. Aujourd’hui l’offensive de destruction du service public se poursuit, partout : attaques contre La Poste, les centres de Sécurité sociale, les hôpitaux. L’emploi est attaqué. Il faut qu’on soit dans toutes ces luttes pour le service public, pour l’emploi. Être sur ce terrain là, ça fait une grosse différence. Bien sûr, il y tout le climat actuel des « affaires », la tendance à mettre tout le monde dans le même sac, le « tous pourris ».

Mais nos candidats peuvent faire beaucoup la différence en étant dans ces luttes, avec les gens, et même en étant ceux qui dynamisent ces combats dans les circonscriptions.

J’ajoute qu’un des outils qu’on a mis en œuvre, c’est de se battre sur les appels à voter ; c’est concret, ça permet la discussion avec les gens, et de garder le contact, jusqu’en juin.

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