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Une autre histoire peut s'écrire

Par Michel Pirrottina,

 

L'investiture du minoritaire Donald Trump la semaine dernière est l'un des événements fondateurs du basculement vers le monde qui vient. Il n'est pas un monde neuf mais un monde inquiétant, miné par de multiples crises qui le rendent imprédictible.


 

 

Les puissances d'argent utilisent la crise qu'elles ont provoquée pour manipuler un basculement politique en étouffant les colères populaires. Il s'agit pour elles de réorganiser les pouvoirs au sommet mais aussi les forces politiques et médiatiques pour mieux continuer d'exploiter, de trahir, de diviser, d'humilier l'immense majorité de celles et de ceux qui n'ont rien ou si peu. 

 

Il y a cette vieille thèse réactionnaire selon laquelle les riches doivent s'enrichir pour investir et porter dans le cadre national la dynamique économique. Au-delà des logiques de guerres que sous-tend cette nouvelle forme de compétition entre les capitalismes nationaux, les travailleurs risquent d'en subir les sévères contreparties. Il y a urgence à contrecarrer ce mouvement, en commençant par repenser, de fond en comble, la construction européenne pour la sortir des politiques d'austérité, de désindustrialisation, de démolition des services publics, d'affaiblissement continu de notre agriculture.

 

Au-delà, c'est à des initiatives nouvelles visant à fédérer les forces progressistes et démocratiques à l'échelle du monde qu'il faut travailler. À l'internationale du nationalisme, opposons celle du progressisme et de l'émancipation humaine ! Certes le chantier paraît colossal. Mais les contradictions actuelles obligent à ouvrir des voies nouvelles dont la France pourrait emprunter le chemin. Ce devrait être l'un des débats fondamentaux des élections présidentielle et législatives pour sortir des sentiers battus afin d'initier un grand mouvement populaire et citoyen vers un nouvel âge du progrès social, démocratique et environnemental. La responsabilité des communistes est immense !

 

Maturation en cours ?

 

On pensera ce qu'on voudra de Benoît Hamon et de la primaire, dont il vient de sortir largement vainqueur, mais au moins une chose est sûre désormais. L'instinct de survie « de gauche » des militants socialistes nous dit quelque chose d'assez fondamental sur le moment politique. Et singulièrement sur le peuple de gauche lui-même. Car cette victoire, aussi inattendue pouvait-elle paraître il y a deux mois encore, marque non seulement une volonté de rupture brutale avec le hollandisme et le vallsisme, mais, surtout, elle installe dans le débat plus global des propositions supplémentaires pour une véritable alternative. Analysons donc la situation au plus près de sa réalité et mesurons le chemin parcouru au fil du quinquennat. Si ce vote est une bonne nouvelle pour la gauche tout entière, allons déjà plus loin.

 

Au cœur de ce grand chamboule-tout, que Jean-Luc Mélenchon nomme à juste titre le « dégagisme », il nous reste prioritairement à observer ce qui constitue sans doute la principale leçon des dernières semaines : le besoin de vraie gauche est là, tellement là que beaucoup de libéraux de droite comme de gôche prennent peur. Ils doivent pourtant s'habituer à l'idée. La gauche de transformation sociale pèse beaucoup plus lourd que certains ne l'imaginaient. Peut-être nous-mêmes, c'est dire...

 

Voyons bien le phénomène de maturation en cours et à quel point cela donne du crédit et de la force à ceux, tous ceux, qui ont construit des contenus alternatifs crédibles et donnent de la cohérence, depuis longtemps, à ce qu'ils proposent. Malgré les railleries de toute la médiacratie et le mépris de classe des ordo-libéraux, cette bataille d'idées ne vient pas de nulle part. Elle a labouré en profondeur la société et la primaire socialiste n'en est qu'une expression complémentaire. La défaite cuisante du libéralisme au sein même du PS ouvre un nouveau chapitre de débats en profondeur dont l'issue reste incertaine. Mais la gauche républicaine et sociale est bien vivante. Comme est vivant le peuple de gauche, qui ne veut plus entendre parler ni de « trahisons » ni de « renoncements ».

 

Fillon déstabilisé par son programme

 

La droite française présente à l’élection présidentielle un candidat incarnant ses valeurs les plus traditionnelles. Pour l’emporter François Fillon devra non seulement réfuter les soupçons d’emplois fictifs visant son épouse, ses enfants, mais aussi et surtout élargir sa base sociale. La radiographie de son équipe, ses soutiens, ses alliés, ses conseillers, révèle à quel point son assise est étroite.

 

Le candidat de la droite ne bénéficie plus des effets de son écrasante victoire à la primaire, y compris dans son camp. Il doit désormais se confronter à l'ensemble des électeurs et les convaincre d'avaler sa potion ultralibérale... Pas sûr que ça marche.

 

Après l'état de grâce, le retour à la réalité. Le champion de la primaire de la droite, François Fillon, doit s'adapter à un environnement qui lui est moins favorable : l'ensemble des électeurs français. Au mois de novembre, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy avait créé la surprise en écrasant ses adversaires à la primaire : non seulement l'ancien président de la République, mais aussi celui qui était présenté comme le favori, Alain Juppé. Cette victoire, François Fillon la devait à l'électorat de droite, qui souhaitait donc un candidat bien ancré dans ses valeurs traditionnelles. Avec son programme ultralibéral, inspiré de celui de Margaret Thatcher, et un discours sociétal ultraconservateur, François Fillon avait réussi à rassembler le noyau dur de la droite. Mais, désormais candidat officiel de la droite à la présidentielle, il doit convaincre une majorité de Français dont les aspirations, pour beaucoup d'entre eux, sont loin de son programme économique et social très radical...

 

Et deux mois après sa victoire, les difficultés commencent à s'accumuler pour François Fillon. Plus diplomatiquement, « le Monde » titrait le 20 janvier : « François Fillon cherche sa dynamique ».

 

LES INQUIÉTUDES DE LA DROITE

 

Car même s'il reste pour l'instant bien placé, du fait notamment de l'état de la gauche après le quinquennat de François Hollande, l'ex-« collaborateur » de Nicolas Sarkozy est en chute dans les sondages bien avant « ses affaires ». Et, signe de cette inquiétude, des proches de ses anciens adversaires de la primaire commencent à contester la conduite de sa campagne. On a entendu notamment des responsables « Les Républicains », tels Christian Estrosi et Laurent Wauquiez, tous deux proches de Nicolas Sarkozy, s'inquiéter de son programme libéral trop brutal... Non pas que ces deux membres de la sarkozye se soient découvert une fibre sociale, mais surtout parce qu'ils s'inquiètent des effets de certaines propositions sur l'évolution de la campagne présidentielle : la fin des 35 heures, la fin des heures supplémentaires, la suppression de 500 000 emplois publics, la retraite à 65 ans... La potion est peut-être un peu trop amère pour une campagne présidentielle qui soit couronnée de succès. En 2007, Nicolas Sarkozy avait justement réussi à rallier une partie du vote populaire, que le FN capte aujourd'hui beaucoup plus largement. Et au centre, Emmanuel Macron séduit une partie de l'électorat de droite ou de centre droit avec un programme très libéral, mais sans promettre « du sang et des larmes » à tous les Français.

 

Convaincra-t-il dans un scrutin qui ne ressemble à aucun autre et où les électeurs peuvent être imprévisibles?

 

DES SACRIFICES

 

Outre un rappel à l'ordre aux partisans de ses anciens adversaires, pour faire rentrer tout le monde dans le rang, François Fillon tente donc de rassurer sur ses intentions. Sans bouger une virgule de son programme, il explique désormais que ces sacrifices, qu'il compte imposer aux Français à coups d'ordonnances dans les trois mois qui suivraient son élection à la présidence de la République, seraient indispensables à un « redressement » du pays dont les électeurs récolteraient les fruits. Pas sûr que ce soit suffisant pour convaincre dans un scrutin présidentiel qui ne va ressembler à aucun des précédents, et où les électeurs peuvent se révéler très imprévisibles. François Fillon a déjà connu pareille déconvenue, à l'échelle de sa famille politique. Après la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, il s'était retrouvé en première ligne et le mieux placé pour reprendre le flambeau. Avant qu'un scrutin (imprévisible aussi, mais pour d'autres raisons...) interne à l'UMP ne le neutralise en même temps que son rival de l'époque, Jean-François Copé, et ne provoque le retour de Nicolas Sarkozy. L'élection présidentielle aura lieu dans moins de trois mois, alors que le paysage se fixe avec les résultats de la primaire du PS. C'est une route encore longue pour François Fillon et la droite...

 

Une autre histoire peut s'écrire

 

« Une autre histoire peut s'écrire », écrivait lundi 30 janvier le comité exécutif national du PCF dans une déclaration insistant sur le constat que, dans cette élection, « rien n'est joué, rien n'est gagné ». Et s'il appelle à « amplifier la campagne de rassemblement engagée par les communistes autour des propositions de la France en commun », le PCF y appelle aussi « toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue », pour « travailler au maximum de convergences permettant la construction d'un pacte de majorité ». Pierre Laurent, notre secrétaire national du PCF, commentant la déclaration, assurait que notre parti était « prêt à toutes les rencontres utiles, pour développer le dialogue sur des points essentiels, et déterminer quelle ambition de progrès social on se fixe à gauche ».

 

Nos parlementaires du Front de gauche avec André Chassaigne, Pierre Laurent et l'économiste Frédéric Boccara ont présenté aujourd'hui une proposition de loi pour sécuriser l'emploi et la formation qui pourrait chambouler le débat d'idées qui s'amorce à l'approche des élections. Des commentateurs, des économistes, des dirigeants politiques ou d'entreprise insistent sur les effets potentiellement dévastateurs pour l'emploi, les conditions de travail, les rémunérations de la révolution numérique en cours. La plupart d'entre eux, et même certains à gauche, l'assimilent à un tsunami économique et social contre lequel on ne pourrait pas grand-chose, sinon en limiter les effets en appliquant quelques petits pansements antidouleur sur le corps social.

Le projet de loi propose, lui, d'engager une véritable révolution copernicienne : non, ce n'est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre, c'est l'inverse. Non, la révolution numérique n'est pas en soi briseuse d'emplois, cela dépend des critères que l'on définit pour la mettre en œuvre. Non, ce n'est pas le capital qui crée les richesses, même s'il y joue un rôle, ce sont les salariés et les travailleurs. Non, l'entreprise, ce n'est pas uniquement sa direction, c'est un collectif de travail qui doit disposer de droits et de pouvoirs.

 

Non, ce qui plombe l'efficacité du processus de production, ce n'est pas le coût du travail, c'est celui du capital, c'est l'importance de ses prélèvements à l'heure de la mondialisation libérale. Non, l'argent n'est pas condamné à servir éternellement les puissants, il peut être réorienté afin qu'il irrigue l'activité humaine au seul profit des hommes et des femmes vivant de leur travail. Non, le chômage n'est pas un lourd rocher que les hommes devraient éternellement et péniblement pousser devant eux, il peut être éradiqué. Non, les jeunes ne sont pas condamnés à passer d'un petit boulot à un travail précaire ; comme tout un chacun, ils ont le droit de se former et de travailler dans la sécurité. Non, il n'y a pas que le travail dans la vie ; la connaissance, l'art, la culture, l'échange, l'amour doivent pouvoir étendre leurs ailes.

 

Et le projet prône de telles transformations non pas malgré la révolution numérique mais pour en favoriser l'essor au service des hommes.

 

Ce texte pourrait chambouler le débat d'idées. Certes, l'appareil médiatique risque de tout faire pour qu'il en soit autrement, pour claquemurer ces idées nouvelles qui bousculent les vieilles paresses intellectuelles et les commentaires serviles. À nous de lancer la boule dans le jeu de quilles.

 

Le PCF soutient Jean-Luc Mélenchon mais Pierre Laurent, après la victoire de Benoît Hamon, n'abandonne pas l'idée d'un nouveau contrat majoritaire à gauche.

 

Lundi soir, Jean-Luc Mélenchon s’est entretenu par téléphone avec Pierre Laurent. La chose paraît banale. Mais non. Car, ces derniers mois, les relations étaient tendues. Des désaccords, des tacles à distance. Le tout alors que le PCF soutient la candidature de Mélenchon. Une relation bizarre. Pierre Laurent a souvent fait le premier pas. Sauf que cette semaine, un événement a bousculé la donne : la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste. Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours été loin devant les socialistes dans les différentes enquêtes d’opinion (qui restent fragiles), a vu le député des Yvelines le doubler. Du coup, Jean-Luc Mélenchon, qui reste courtois avec Benoît Hamon, revoit ses plans et reprend contact avec ses alliés d’hier, nous les communistes. Il était persuadé d’affronter François Hollande, voire Manuel Valls. Pas un candidat qui place l’écologie (comme lui) et la VIe République (comme lui) au cœur de son programme.

 

Au milieu de ça, nous nous plaçons. Pierre Laurent a toujours expliqué deux choses : la victoire de la gauche gouvernementale n’est pas certaine et le rassemblement de la gauche est possible. Hier mardi, il a convoqué la presse afin de se positionner dans le jeu. Il veut « travailler à un nouveau contrat majoritaire qui tourne la page de ce quinquennat désastreux » et il soutient « toujours » la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ça veut dire quoi, concrètement ?

 

Avec Pierre Laurent, nous ne demandons pas à Jean-Luc Mélenchon ou à Benoît Hamon de se retirer. Non, nous savons que ce n’est pas à l’ordre du jour « aujourd’hui ». Mais de « discuter », « comparer les programmes », travailler à un socle commun. Et de faire le point dans quelques semaines. Que dit Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF : « Personne ne connaît la suite, la situation reste incertaine. La gauche peut encore accéder au second tour. Il faut garder le contact avec toutes les parties et éviter de s’invectiver car une grande alliance n’est pas impossible. ».

 

Qu'attendent les électrices et électeurs de gauche, du Front de gauche, du PCF ?

 

Au niveau local comme national, des citoyennes, des citoyens sont en attente de protection face à la précarité. Au niveau local comme national, des citoyennes, des citoyens en attente de protection face à la précarité

 

À n’en pas douter, les citoyennes et citoyens portent un regard attentif vis-à-vis des collectivités locales, avec les deux tiers d’entre eux, d'entre-elles qui déclarent que les politiques locales ont un impact important sur leur vie quotidienne, et plus des deux tiers qui souhaiteraient être davantage impliqué-e-s dans les grandes décisions (via des référendums et des plateformes en ligne, prioritairement et bien sûr de la proximité).

En terme d’attentes, ils et elles mettent en avant la sécurité, citée en tête des priorités, devant la protection de l’environnement et les transports.

 

Des attentes « locales » entrant en résonance avec la montée « des » insécurités et des attentes de « protection », croissantes dans une société où deux tiers de la population se déclare inquiète pour sa situation personnelle. Ainsi, les valeurs liées à la « famille » ou la « sécurité » arrivent en tête des citations en tant que valeurs refuges face aux inquiétudes du quotidien et aux diverses insécurités physiques (délinquance mais aussi terrorisme) ou sociales (travail, logement, santé) auxquelles tout à chacun semble confronté, directement ou indirectement.

 

Autre priorité croissante : l’environnement, avec la moitié des français-e-s et deux tiers des électrices et électeurs communistes potentiel-le-s qui se disent proches des idées écologistes.

 

En dépit d’un constat sévère sur le quinquennat, les électrices et électeurs de gauche soutiennent une logique de rassemblement.

 

Le bilan est lourd : plus des deux tiers des françaises et français considèrent le quinquennat comme un « échec » contre un quart « autant une réussite qu’un échec » et seulement 4 % une « réussite ».

 

Auprès des sympathisant-e-s de gauche, les avis sont plus partagés, même s’ils restent critiques :

 

Moins de la moitié d’entre eux considèrent le quinquennat comme un échec (plus de la moitié parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012) et une moitié autant une réussite qu’un échec.

 

Une déception forte ne faisant pas obstacle, toutefois, à une logique de rassemblement souhaitée par les sympathisant-e-s de gauche et même les électrices et électeurs communistes potentiels. Parmi ces derniers, ils sont presque majoritaire pour privilégier un large rassemblement allant du Parti socialiste au Parti communiste et Jean-Luc Mélenchon, quand un tiers privilégie un rassemblement des forces de gauche opposées à la politique du gouvernement sortant.

 

Un électorat de gauche encore dubitatif sur ses intentions de vote du printemps.

 

Des questionnements stratégiques faisant écho à la forte indécision, pour l’heure, de l’électorat de gauche face à l’offre politique existante pour les élections à venir :

 

- Pour l’élection présidentielle, les électeurs et électrices potentiel-le-s du Parti communiste (aux élections législatives) sont ainsi en très grande majorité à déclarer pouvoir voter Jean-Luc Mélenchon, mais ils et elles sont aussi deux tiers à envisager de voter pour Benoît Hamon et cela, avant sa victoire face à Valls à la primaire du PS.

 

- Pour les élections législatives, le potentiel électoral d’un rassemblement comprenant le PCF, le Front de gauche et les insoumis est, à l’heure actuelle, à 16 % (5 % « certains »), quand une candidature PCF-Front de gauche atteint 11 % (3 % « certains ») et un rassemblement PS-PCF-EELV 20 % (5 % « certains »).

 

Il existe un espace ouvert pour les candidat-e-s communistes-FDG

 

Le potentiel de vote (ce qui n'est qu'une indication et non un résultat) est autour de 11 %. Ceux et celles qui peuvent voter pour un-e candidat-e que nous présentons viennent d'un électorat PCF, mais aussi de personnes ayant voté pour EELV, le PS et en grande majorité de personnes qui se déclarent hors camps. Ils et elles se déclarent très majoritairement de gauche, anti capitaliste, attaché-e-s aux questions de l'environnement (inquiet-e-s sur la pollution- l'alimentation)

 

Il n'y a pas de porosité avec l'électorat FN ou de la droite extrême.

 

L'espace politique qui existe est lié également à l'histoire de notre parti et la figure politique de ses militant-e-s. En effet, ancré-e-s dans chaque territoire, les communistes sont présent-e-s hors période électorale dans les luttes pour les services publics (la Poste - la santé - le ferroviaire – l'éducation - la justice, etc.), pour l'emploi, les projets industriels, les projets innovants, présent-e-s tous le week-end sur un marché, devant une boulangerie, etc., avec l'assurance pour les gens qu'ils seront encore présent-e-s  après les élections.

 

C'est un des points forts ; les élu-e-s communistes sont perçu-e-s comme étant proches des gens, des personnes qui les défendent. Le profil du député que nous voulons au parlement. La majorité des électeurs potentiels (PCF-FdG) exigent qu’il ou elle soit irréprochable sur le plan éthique, majoritaire pour qu’il ou elle défende le territoire de sa circonscription, majoritaire pour qu’il ou elle ait une présence assidue à l’Assemblée nationale.

 

 

Retenons que c'est précisément parce qu'il a pris ses distances avec la politique menée et sa dérive libérale que Benoit Hamon l'a emporté contre Manuel Valls, qui s'en réclamait. Ensuite, voyons dans le macronisme tout bêtement la poursuite du hollandisme, mais est-ce inédit, rare, novateur et remarquable ? Certes non, mais on ne voit pas non plus en quoi François Fillon, qui a évidemment - jusqu'à quand ? C'est dire au total qu'on ne sait dans l'état actuel des choses de quelle manière le candidat socialiste va répondre aux injonctions des caciques du PS, entre la recherche d'une improbable synthèse ou le maintien de son projet. Sa position en est fragilisée mais, en tout état de cause et malgré les difficultés, c'est bien à gauche que la Terre peut tourner.

 

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