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La bataille pour l’avenir de l’Europe est engagée.

Pierre Laurent, discours à l'ouverture du congrès du PGE :

L’ensemble des documents politiques soumis à notre Congrès, fruit d’un intense travail de tous nos partis, vous ont maintenant été exposés. Il m’appartient désormais, comme président du PGE, d’ouvrir officiellement notre discussion politique. Permettez moi de le faire en soulignant les responsabilités majeures qui sont les nôtres dans cette période historique inédite pour les peuples d’Europe et pour la paix du monde.

Nous pouvons être fiers du travail accompli depuis notre congrès de Madrid, fiers de la nouvelle étape que constitue ce 5ème congrès de Berlin. Et je veux adresser toutes mes félicitations aux camarades de Die Linke, en lien avec l’équipe de notre bureau de Bruxelles pour les conditions d’accueil de ce magnifique congrès.

Dans la tempête politique traversée par l’Europe ces trois dernières années, au milieu de mille périls, les forces de la Gauche européenne constituent plus que jamais un point de repères solide et majeur. Elles constituent surtout, au moment où la social-démocratie est plongée partout dans la crise, une promesse d’espoir pour toutes les forces de gauche, démocratiques et progressistes d’Europe.

Cette fierté ne nous rend pas moins lucide sur l’immensité des défis politiques qui sont devant nous. L’avenir de l’Europe est plus incertain que jamais. Les politiques néo-libérales l’ont plongée dans une crise terrible. La menace autoritaire, et même celle de la guerre, est à nouveau d’actualité, comme jamais les peuples d’Europe ne l’auraient imaginé il y a dix ou vingt ans.

Comme je le disais il y a trois ans en ouvrant le congrès de Madrid : « un piège est tendu aux peuples d’Europe. Soit l’enfoncement dans une UE de plus en plus autoritaire et anti-sociale, soit le retour au « chacun pour soi » dans la jungle de la mondialisation capitaliste, voire pire, le retour des concurrences sauvages et des guerres, des xénophobies nationalistes. »

Ce piège, il se referme chaque jour sur les peuples d’Europe. Ce piège, nous le refusons. Un autre avenir est urgent et il est possible dans ce continent qui regorge de tant de richesses. Notre responsabilité, notre défi est d’ouvrir avec les peuples d’Europe ce nouveau chemin de progrès humain, cette nouvelle perspective, cette nouvelle ambition de civilisation pour l’humanité. Si nous ne parvenons pas à ouvrir cette voie, l’avenir ne sera pas seulement fait de plus grandes souffrances sociales, mais celui de dangers plus graves encore pour la paix, la sécurité et les droits humains.

Cette bataille pour l’avenir de l’Europe est engagée. Et c’est une lutte féroce. 
 Partout en Europe, les peuples luttent et refusent le carcan des politiques d’austérité et l’autoritarisme grandissant avec lequel elles sont imposées aux peuples. Le rejet populaire de ces politiques, des partis et des gouvernements qui les mettent en œuvre est massif. Mais l’acharnement des forces dirigeantes, poussées par le grand capital financier et les multinationales, à imposer ces politiques n’en diminuent pas pour autant. Au contraire. Elles sont mêmes prêtes à composer de plus en plus avec les forces de droite les plus extrêmes, les plus autoritaires pour empêcher l’émergence d’une autre mondialisation, plus juste, plus humaine, plus solidaire, plus écologique.

Regardez le chantage aux sanctions budgétaires exercé contre le Portugal, pour tenter de briser le programme des forces de gauche qui cherchent à desserrer l’étau des politiques d’austérité.
Regardez ces jours-ci la scandaleuse décision que cherche à imposer le ministre des finances allemand contre la Grèce, demandant la suspension des allégements de dette au prétexte que le Parlement grec a voté des mesures de protection des plus petites retraites. L’Europe doit faire cesser ces chantages. Et ici à Berlin, nous le disons avec force, Mr Schaüble, vous n’est ni la voix, ni le gendarme de l’Europe !
Regardez l’Autriche, qui vient d’échapper de justesse à l’élection d’un président d’extrême-droite, et nous adressons tous nos voeux de soutien aux camarades autrichiens, mais nous n’oublions pas que la menace reste forte.
Regardez la Grande-Bretagne, plongée dans l’incertitude par les apprentis sorciers du Brexit. Ne perdons pas de vue que le sort qui nous intéresse est désormais celui des travailleurs britanniques.
Regardez la France, où la faillite politique du gouvernement Hollande, pourrait ouvrir la voie à des gouvernements de droite et d’extrême-droite d’une dureté jamais connue.
Regardez la Hongrie, soumise chaque jour un peu plus, à la dérive autoritaire du pouvoir de Victor Orban.
Regardez la Turquie, aux portes de l’Europe, où Erdogan emprisonne et réprime pour préparer son régime de pleins pouvoirs dans le silence complice des autorités européennes.
Je pourrais continuer la liste. Nous ne pouvons pas laisser les peuples d’Europe prisonnier de cet étau. Oui, ce qui est à l’ordre du jour, c’est une autre Europe, une Europe de peuples libres, souverains et associés, de nouveau tournés vers le progrès social et la démocratie.
Nous avons des débats sur la manière d’ouvrir ce chemin, mais ma conviction est totale sur un point : rien ne serait plus fou dans ce moment de tensions extrêmes, de risques graves de déchirements et de tensions, que de lâcher l’ambition d’un projet européen solidaire.
Oui, pour faire reculer la finance mondiale et faire face au pouvoir que veulent nous imposer les multinationales - et le blocage obtenu des négociations du TAFTA est une grande victoire - ;
pour reconstruire la paix face aux menaces que font peser la guerre en Syrie, l’élection de Donald Trump ou la relance des dépenses d’armement de toutes les gandes puissances ;
pour faire reculer les immenses inégalités sociales et mondiales et retrouver le chemin de l’harmonisation par le haut des droits des travailleurs, pour réussir la transition écologique mondiale ;
oui, pour relever les défis du développement humain dans le XXIème siècle, nous avons besoin de la force unie des peuples européens, d’un projet qui les rassemble et nous rende plus forts dans la lutte des classes internationale.
Ne laissons pas les forces capitalistes briser l’espoir d’un projet européen solidaire car nous pourrions le payer très cher en ces temps de grave crise mondiale. Voilà pourquoi il me paraît essentiel que le PGE porte avec force les axes d’action d’un nouveau projet européen solidaire, démocratique, féministe.

Dès lors, le travail pour notre unité, au-delà des débats qui nous traversent, des cultures qui marquent chacun de nos pays et de nos traditions politiques, le travail pour notre unité dans la diversité, le travail pour l’unité de toutes les forces de gauche sociales et démocratiques d’Europe, bien au-delà des forces du PGE est pour nous fondamental.

Ce travail, nous le voulons inclusif, participatif, ouvert à toutes les forces sociales, citoyennes, politiques de progrès en Europe. Nous le voulons ouvert sur le monde.
Je veux me féliciter de la tenue, à la veille de notre congrès, du premier séminaire entre les forces du PGE et les forces latino-américaines du Forum de Sao Paulo. Ce séminaire rendu possible par plusieurs années d’échanges et de coopérations intenses est une étape essentielle pour le développement de nos coopérations politiques. Les forces de gauche latino-américaines nous ont beaucoup appris sur la ténacité nécessaire, à l’image de celui que nous pleurons tous, Fidel Castro, et sur la nécessité impérieuse de l’unité et de la solidarité. Notre travail commun est décisif pour l’avenir.
La Gauche européenne intensifie également ce travail avec les forces arabes de l’autre rive de la Méditerranée, et la conférence euro-arabe que nous tiendrons du 31 mars au 2 avril à Malaga sera très importante.
Mais cette unité, nous voulons d’abord la conforter ici en Europe, en renforçant notre présence sur tout le continent, et je pense ici au renforcement de notre travail dans l’est de l’Europe. Nous voulons la conforter en élargissant résolument notre coopération à des nouvelles forces.
Depuis le dernier Congrès, nous avons multiplié les initiatives en ce sens : dans les élections européennes de 2014 avec la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la Commission, en développant notre stratégie « Alliance contre l’Austérité », dans le Forum du Sud à Barcelone, le Forum des Alternatives à Paris, le Parlacon à Helsinki, dans les multiples initiatives de nos groupes de travail.
D’autres initiatives se déploient en Europe, venues d’horizons divers, mais qui dialoguent avec nous.
Le temps est maintenant venu d’une nouvelle étape, plus structurante, plus forte, plus rassemblée, plus permanente.
La décision proposée au Congrès d’initier un Forum politique annuel ouvert et construit avec toutes les forces altrentaives disponibles est une décision majeure. Je la soutiens de toutes mes forces. C’est pourquoi mon pays la France est prête à l’accueillir si nous le décidons.
Ce Forum, auquel il faudra trouver un nom, pourrait être chaque année la grand rendez-vous de lutte et de débat de toutes les forces en marche vers une nouvelle Europe. La paix, la solidarité sociale, les droits et libertés, la démocratie en seraient tout naturellement le coeur.

Pour conclure, et avant de vous passer la parole, je veux vous dire que pour cette nouvelle étape, le PGE avait besoin de renouveler son fonctionnement. C’est le sens des décisions que nous vous soumettons pour doter le PGE de nouvelles instances plus efficaces, une Présidence collective, un secrétariat politique, et une Assemblée générale annuelle compléteront désormais le travail du Bureau exécutif.

Après six années comme président du PGE, j’ai aussi souhaité le renouvellement de la Présidence. Je resterai actif à vos côtés mais dans une nouvelle fonction. Nous élirons demain un nouveau Président et une nouvelle présidence collective. Je veux dire à tous ceux qui m’ont accompagné dans sa tâche, singulièrement à Maïté, Marisa, Alexis et Margarita, ma fierté et mon bonheur de l’avoir accompli à leurs côtés.

 

Merci à tous, et vive le Parti de la Gauche Européenne !

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