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Alep : de la souffrance d’un peuple à l’exigence de la paix (*)

Par Alain Hayot,

« L’humanité s’effondre à Alep ». Ce cri du cœur de l’ONU est révélateur de l’ampleur du désastre humanitaire et de son impuissance à imposer un cessez-le feu et des négociations de paix face aux intérêts et aux stratégies des puissances occidentales mais aussi de la Russie, de l’Iran et de la Turquie. Le drame des populations syriennes a un caractère d’urgence absolue qui doit nous mobiliser en priorité pour exiger une trêve humanitaire destinée à protéger les civils et alléger leurs souffrances.

Dans la foulée nous devons obtenir une réunion d’urgence du groupe international de soutien à la Syrie mis en place il y a un an sous l’égide de l’ONU. Réunion, ne l’oublions pas, qui avait été saboté par les puissances occidentales car leur seul objectif d’alors était d’obtenir le départ du dictateur Assad. Comme si Daesh n’occupait pas une grande partie du territoire syrien avec la complicité du Qatar et de l’Arabie saoudite avec qui  l’occident entretient d’excellentes relations au point de fermer les yeux sur les massacres perpétrés au Yémen par les Saoudiens. Comme si la Syrie n’avait pas vu plus d’un tiers de sa population fuir des combats effrayants où bombardements et armes chimiques frappaient indifféremment et se transformaient en  réfugiés parqués dans des camps, refoulés aux frontières d’une Europe indigne de son histoire.

Mais au- delà de cette solidarité immédiate, quelle doit être notre ambition principale au moyen orient ? J’ai la naïveté  de penser que c’est l’exigence de la paix dans la reconnaissance des droits de chaque peuple de cette région du monde. Celle-ci a le malheur de concentrer des richesses considérables : symboliques, les monothéismes, et matérielles, le pétrole, qui font  aujourd’hui de « cet orient compliqué » le point de cristallisation des contradictions inter impérialistes. Après les guerres israélo-arabes autour du refus de la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien, après la mise en cause de l’unité du Liban pour mieux le contrôler, après les invasions aux conséquences dramatiques de l’Afghanistan et de l’Irak,  voici maintenant la Syrie. Je ne choisirai pas un camp impérialiste contre un autre. Autant je combats l’interventionnisme américain et de ses alliés dont la France aujourd’hui, autant je combats les mêmes visées impérialistes de la Russie dont je n’aurai pas l’illusion de croire qu’elle est l’héritière de l’URSS. Poutine est un nationaliste Panrusse. Il est lié à son église orthodoxe qui se rêve en fédératrice des christianismes d’orient. Le monde d’aujourd’hui voit succéder à la guerre froide qui opposait des camps identifiables, une globalisation dominée par un capitalisme financier et productiviste. Dans ce cadre prédateur et de plus en plus guerrier, émerge des nationalismes néo-conservateurs  décidés dans cette jungle à défendre leurs intérêts.

Plus que jamais s’applique la fameuse phrase de Jaurès sur « le capitalisme (qui)  porte la guerre comme la nuée porte l’orage ». Se battre pour la paix est devenu vital pour l’humanité.

(*) Chronique à paraître dans le quotidien régional La Marseillaise du samedi 17 décembre

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