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A propos du commissariat de police de l’Estaque et de la réorganisation de la police sur Marseille

Déclaration de Jean-Marc COPPOLA,

Conseiller municipal de Marseille,

Elu dans les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

COMMUNIQUE DE PRESSE

A propos du commissariat de police de l’Estaque et de la réorganisation de la police sur Marseille

Plusieurs articles dans la presse annonçaient la fermeture du commissariat de Police nationale de l’Estaque pendant certaines périodes comme la nuit et le week-end. Puis certains élus, parlementaires, se posant en sauveur suprême, font de grandes déclarations, à la suite d’entrevues discrètes loin des citoyens avec la préfecture, pour rassurer la population.

Je considère que tout cela n’est que du « cinéma » et que les préoccupations des citoyens ne sont pas prises en compte sur les questions de sécurité et plus largement sur tous les services publics : école, santé, énergie, transports…

La cause de ces problèmes se trouve dans l’austérité budgétaire que les gouvernements successifs imposent depuis particulièrement 10 ans, et votée par une majorité de parlementaires.

On aurait pu imaginer en 2012, que l’actuel gouvernement rompe avec la logique libérale de Nicolas Sarkozy, mais il n’en a rien été.

Ainsi, et pour revenir aux questions de sécurité à Marseille, si la réorganisation concoctée par le préfet de police, est partagée par certains élus locaux, je n’en fais pas partie. Et, avec mes amis élus Front de gauche de Marseille, je suis cohérent, nous sommes cohérents.

Cohérents car nous n’avons jamais partagé la politique municipale visant à substituer la police nationale par la police municipale. Chacune a son propre rôle, mais les contribuables ne paient pas de la même façon l’une et l’autre.

Et quand je vois grossir les rangs de la police municipale, étendre ses prérogatives (armée, travaillant la nuit…) je suis inquiet et j’alerte. J’alerte, car l’étape suivante de l’austérité budgétaire sera d’avoir recours à la sécurité privée. Une idée qui entre peu à peu dans les esprits avec l’état d’urgence.

Pas de « cinéma » donc, la réorganisation en cours, vise à faire des économies et le service public continuera de se dégrader au plus grand dam des habitants pour qui la sécurité optimum n’est pas assurée. Des habitants qui se sentent méprisés, pas écoutés lorsqu’ils sont en proie à des difficultés et victimes de délits. Des habitants qui se posent des questions sur la véritable efficacité des caméras de vidéo-protection.

Les Marseillaises et les Marseillais n’ont que faire de la « guéguerre » des polices à Marseille, ils n’ont que faire des promesses et de la vigilance de certains.

Elles et ils veulent vivre en toute tranquillité, et pouvoir compter dans tous les quartiers sur une police 24h sur 24, à l’écoute, qui fasse de la prévention. Une police de proximité. De véritables gardiens de la Paix.

Cette efficacité-là a un coût, qui ne s’accommode pas de l’austérité budgétaire votée à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les moyens existent dans notre pays. Encore faut-il avoir le courage politique d’aller les chercher dans les banques, dans l’évasion fiscale, dans la justice fiscale.

Marseille, le 16 novembre 2016

Jean-Marc Coppola - Contact 06 14 63 51 31

Conseiller municipal Front de gauche de Marseille

 

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