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SOLIDARITÉ AVEC GÜLTAN KIŞANAK ET FIRAT ANLI, CO-MAIRES DE DIYARBAKIR

Communiqué de presse : SOLIDARITÉ AVEC GÜLTAN KIŞANAK ET FIRAT ANLI, CO-MAIRES DE DIYARBAKIR

Gültan Kışanak et Firat Anli, les co-maires de Diyarbakir, ont été interpellés ce mardi 25 Octobre et placés en garde à vue. Les forces de police (plusieurs dizaines de policiers et de blindés légers) ont été déployées autour de la municipalité et ont perquisitionné les locaux.

Ces arrestations ont lieu dans un cadre de répression tout à fait particulier en Turquie.

 

Depuis juillet 2016, l’État de droit semble de plus en plus mis en péril dans ce pays. Après la tentative de coup d’État militaire, dénoncé par tout le monde en Turquie et ailleurs, des milliers d’arrestations et de révocations ont eu lieu. 

 

Au-delà des responsables du coup d’État, qui ont droit à un procès équitable, ce sont tous les opposants aux dérives autoritaires de Receyp Erdogan qui semblent visés par ce que certains appellent une purge politique. Les journalistes et les responsables des médias indépendants en font particulièrement les frais.

 

Et dans ce contexte, la question kurde prend une nouvelle dimension.

 

La levée collective de l’immunité parlementaire, le 8 Juin dernier, avait déjà particulièrement visé les députés du HDP et vingt-quatre maires ont déjà été suspendus de leurs fonctions et remplacés par des administrateurs proches du régime.  Trente-trois autres ont été forcés de démissionner. 

L’arrestation des co-maires de Diyarbakir, la capitale de la région kurde de Turquie, plus qu’une nouvelle étape dans la répression à l’égard du HDP, est tout un symbole. Gültan Kışanak, journaliste, est un symbole de la résistance Kurde - « survivante » du coup d’État militaire de 1980, elle a subi 4 ans et demi de prison au cours desquelles elle a été torturée et violée. C’est une dirigeante de longue date du parti kurde, et elle est la première femme élue à la tête de Dyarbakir.

 

Toute absence de réaction face aux événements de cette nuit vaudra  potentiellement quitus à l’arrestation d’autres élus kurdes en Turquie.

L’Union européenne ne peut plus se taire, se contenter de renvoyer dos à dos les uns et les autres et d’appeler à un processus politique.

Il y a urgence à réagir et à condamner fermement ces arrestations et la dégénérescence de l’État de droit en Turquie.

 

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