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Pour un renouveau de l'industrie automobile française

Le Parti Communiste Français considère que la raison d’être de l’industrie automobile française n’est pas d’accumuler les profits mais de relever les défis de la mobilité, de l’emploi et de l’écologie.

C'est le sens de la visite de Pierre LAURENT, Sénateur, Secrétaire National du PCF, accompagné de Céline BRULIN, Conseillère Régionale de Normandie et Conseillère Municipale de Bolbec, de Jean-Paul LECOQ, Maire de Gonfreville L’Orcher et Conseiller - Départemental du Havre, de Nathalie NAIL, Conseillère Municipale du Havre, de Jean-Pierre BOSINO, Sénateur de l’Oise, de Colette GERGEN, Secrétaire fédérale PCF des Yvelines, d’Igor ZAMICHIEI, Secrétaire fédéral PCF de Paris, au Mondial de l'automobile le 11 octobre 2016.

L’industrie automobile, en France et dans le monde, a un avenir.

Après la grave crise du secteur, les ventes n'ont cessé de progresser.

Mais la relance de la filière est pénalisée par la destruction de 50.000 emplois ces dernières années ainsi que des centaines de PME/PMI, particulièrement en Normandie.

L’enjeu est de concevoir, de fabriquer des véhicules de nouvelle génération, propres, respectueux de l'environnement et sûrs, à des prix accessibles.

Mener la bataille de la recherche, de la formation, de l’emploi et des salaires.

Plutôt que fermer des centres de production, il faut se saisir du savoir-faire des salariés de la filière automobile et leur permettre d’en acquérir de nouveaux. Le fait que l'immense majorité des jeunes en apprentissage ne soient pas embauchés est un grave problème. Le renouvellement continu de l'emploi par un recours massif à l'intérim handicape également la transmission de ce savoir-faire.

C’est particulièrement vrai à Sandouville.

Il est urgent que notre pays ait, sur le long terme, une stratégie nationale et européenne de filière investissant massivement et prioritairement dans la recherche & développement, la formation, la modernisation des sites de production, les services d’entretiens et de maintenances. L'augmentation des salaires est nécessaire, notamment pour rendre attractive une filière qui nécessite toujours plus de technicité.

Le patronat doit rendre des comptes aux salariés sur l’utilisation du CICE

Nous demandons des comptes au patronat de la branche automobile sur l’utilisation des 51 milliards d’euros, versés par l’État au nom du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE)

et du pacte de "responsabilité" comme sur les accords de compétitivité qui se sont souvent traduits par des suppressions d’emploi et la dégradation des conditions de travail.

En 2015, 722 millions d’€ de dividendes ont été distribués aux actionnaires soit une augmentation de 35% sur 2014.

L'automobile propre pour tous

Les politiques publiques ne peuvent se réduire à sanctionner les propriétaires de véhicules anciens.

Posséder un véhicule pour accéder à l'emploi est souvent indispensable pour ceux qui ont les plus bas revenus et vivent hors des grandes métropoles.

Des constructeurs comme Renault affichent l’ambition que dans les années à venir 10% de ses ventes soient des voitures électriques. Cela nécessite de préserver les capacités de la France à produire de l’énergie.

Le savoir-faire français en la matière doit être préservé et développé.