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Le Batobus pour développer le transport public à Marseille

Le système de Batobus est un succès, il est toujours là en terme de fréquentation, mais les navettes sont surtout perçues par l’exécutif comme « un élément touristique très attendu et apprécié des commerçants », dixit Guy Teissier. Le président (LR) de l’ex-MPM souligne que ce mode de transport est « utilisé par des Marseillais essentiellement pour une promenade en famille et évidemment des touristes ». « Les travailleurs sont à la marge [5%] », note-t-il tout en reconnaissant que « c’est dommage car cela ferait moins de voitures en centre-ville ».

Un discours paradoxal car on n’aide pas les gens à quitter leur voiture en pratiquant un tarif prohibitif, estime le PCF qui plaide pour des navettes à l’année. Sous couvert de transport public trop cher, on rackette l’usager occasionnel. Ce n’est pas un choix rationnel, il faut raisonner en efficacité sociale et non en rentabilité économique.

Si le PCF est ravi que les navettes se pérennisent, entend porter d’autres pistes de développement. Comme l’alignement du taux de versement transport, cette somme versée par les entreprises de plus de 9 salariés, sur celui de la région parisienne. Avec la métropole, il va déjà passer à 2%, on voudrait qu’il soit à 2,8%, défend Christian Pellicani. Cela permettra de récupérer 110 millions d’euros supplémentaires. Le PCF porte la proposition, à l’instar de ce qu’il se fait pour le Frioul, d’un statut prioritaire d’embarquement pour les travailleurs. Une desserte vers la Côte Bleue est aussi envisagée.

Marseille doit-elle se résoudre alors à des navettes seulement estivales ? Pas forcément pour Guy Teissier : « Un service à l’année, c’est quelque chose à étudier de près : ce qui me semble jouable c’est l’axe Vieux-Port - Estaque. Mais il faudrait mettre des arrêts en route et avoir l’autorisation du Port pour naviguer dans son périmètre. » Chose pas aisée. Sauf à en avoir la volonté politique. 

 

La question du développement des Batobus à l'année reste en débat.

Pour les usagers marseillais la réponse est simple : relier le Vieux Port à l'Estaque et à la Pointe rouge toute l'année est indispensable. Les routes, et par conséquent les voies de bus, sont engorgées. Les embouteillages quotidiens deviennent insupportables pour ceux qui travaillent et les étudiants. Pour Christian Pellicani, élu métropolitain, et le collectif Citoyen 13, la mise en service des Batobus de mars à octobre est une solution pertinente.

Des tarifs et horaires adaptés.

Si encore aujourd'hui la Métropole et son nouveau président, Monsieur Gaudin, envisagent les Batobus comme une attraction touristique, le public des transports en commun marseillais ne l'entend pas de cette oreille. Le besoin est là, pressant, pour une population qui rencontre de grosses difficultés à se déplacer dans la cité phocéenne. Le collectif citoyen 13 défend une adaptation des tarifs (revenir à 2,50€ le ticket contre 5€ aujourd'hui) et des horaires avec un accroissement du nombre de navettes aux heures de pointe, afin d'éviter le télescopage touristes/usagers quotidiens.

Les transports en commun ont un coût non négligeable pour la commune.

On ne peut éviter la question du coût de la mise en service et de la rentabilité de ces transports. Christian Pellicani rappelle le « versement transport ». Cette taxe payée par les employeurs privés ou publics embauchant plus de 9 salariés permet de financer une partie des transports en commun. La résolution de la problématique des transports marseillais reste une question d'engagement politique.

Une pétition en ligne est accessible sur le blog : http://citoyen13.fr

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