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Septèmes-les-Vallons tribune de « pour une commune solidaire »

La dernière tribune du groupe « pour une commune solidaire » (Communistes et partenaires) au Conseil municipal de Septèmes-les-Vallons dans le journal « Le SepteMois »

Quel rapport entre la commune et les traités commerciaux transatlantiques ou TAFTA et CETA ?

La toile de fond est toujours la même, nous vivons dans un monde globalisé, cela peut être la meilleure ou la pire des choses, la proximité et l'échelon communal sont de bons outils pour que ce soit une bonne chose. En tout cas, sur proposition de notre groupe, le Conseil municipal du 24 mars dernier s'est prononcé majoritairement contre les accords transatlantiques en préparation entre l'Union européenne et les États Unis d'une part (TAFTA) et le Canada (CETA).

Ces traités en gestation sont à la fois au service du "libre-échange", une menace pour les produits de nos terroirs et les emplois qui vont avec, mais sont aussi porteurs d'un nouveau régime juridique faisant appel à des tribunaux privés. De nombreux élu(e)s de tous bord pensent qu'il y a là une menace pour la cohésion des territoires. Alors que ce sont les PME qui irriguent en profondeur l'économie, CETA et TAFTA misent sur les grands groupes transnationaux. Le CETA, le plus avancé des deux, ne reconnait que 6 à 7% des AOC/ AOP qui protègent nos produits régionaux. Cela ouvre la porte aux usurpations en tout genre. Le seul secteur de la filière agro-alimentaire qui pourrait peut être en bénéficier est celui des laitages; par exemple le groupe Lactalys qui a défrayé la chronique durant le mois d'août en achetant le lait en dessous du coût de production et en provoquant la désespérance. Globalement tous les " non productivistes " sont dans le collimateur de CETA.

Dans la restauration collective cela viendrait percuter de plein fouet les choix en progression d'approvisionnements locaux. C'est dans ce domaine que les tribunaux privés pourraient sévir et s'opposer aux choix nationaux et locaux. En toute légalité. Si l'on peut dire. Le CETA avec le Canada est présenté comme moins violent que le TAFTA avec les États Unis. Mais comme 80% des groupes américains ont des filiales canadiennes, on peut se demander si les grands groupes ne misent pas sur un CETA qui leur permettrait de se passer du TAFTA. Un recul en "trompe l'œil". Empêcher la ratification du CETA par les députés doit devenir un objectif concret. Nous allons d'ailleurs interpeler à nouveau le nôtre sur le sujet.

Chacun peut aussi contacter le (ou la) député(e) au parlement européen de son choix. Depuis peu les collectivités en charge du développement économique sont clairement la Région et la Métropole. Aussi, même si notre commune n'est pas directement concernée par les menaces qui pèsent sur les produits d'origine protégée, il en va différemment à cette échelle. Nous sommes donc concernés. Il faut dire aussi que malgré le déclin de l'industrie, la proximité de Plan de campagne et la crise de 2008, notre commune conserve un tissu économique significatif, en difficulté pour une partie des commerces, en légère progression pour le reste, globalement stable avec plus de 230 acteurs économiques et commerciaux bien vivants.

Raison de plus pour se mobiliser contre le CETA et le TAFTA. Plus aucun problème n'est lointain. Ensemble apprenons à mieux appréhender cette complexité. La démocratie en a besoin. C'est aussi l'une des raisons de l'utilité de la commune.

Anne Olivero et Patrick Magro 

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