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Débats, Initiatives et à Gauche il est encore temps pour rassembler

Le plein est fait pour les 450 000 personnes qui ont participé à la Fête de l’Humanité : de la fraternité à foison, de la culture comme s’il en pleuvait sous un grand soleil, de la solidarité dans les combats d’ici et d’ailleurs, de la tendresse dans ce monde brut. Le cocktail reste unique, qui mélange le mathématicien Cédric Villani et Michel Polnareff, la maire de Barcelone et un salarié d’Alstom, des écrivains et des étudiants de l’Unef… Et des idées, beaucoup d’idées, lors de débats qui débordent dans les allées avoisinantes. La quête de rassemblement avec  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot se sont succédé à l’Agora de la Fête de l’Humanité, samedi. Pierre Laurent, seul d’entre eux à ne pas être candidat à l’Élysée, a lui aussi pris la parole et appelé à l’unité de la gauche hostile au gouvernement.

Souvent les mêmes constats, la même lecture des enjeux. Souvent des propositions communes… Et pourtant, les quatre candidats à la présidence de la République invités samedi à l’agora de l’Humanité n’ont pas parlé d’une même voix… Le cinquième orateur, lui, n’est pas en lice. « Nous ne voulons pas cinq mais un candidat car nous voulons la victoire en 2017 sur la droite et l’extrême droite », a déclaré Pierre Laurent. Considérant que « la majorité sociale existe dans le pays », le secrétaire national du PCF a exhorté la gauche hostile au gouvernement actuel à s’unir : « Parlons de ce qui nous rassemble plutôt que de ce qui nous divise » (voir page VI).

Plus tôt, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, avait appelé le public de la Fête à le rejoindre : « Je ne peux pas y arriver seul. Il faut être des milliers pour y arriver. » Estimant que les gens de gauche comme de droite sont « désorientés », il a mesuré que « le plus grand dénominateur commun, c’est l’insoumission ». « L’enjeu de la lutte des classes, ce n’est pas la richesse, c’est la conscience », a-t-il développé. Favorable à un référendum sur le nucléaire, il s’est défendu de toute « franchouillardise » quand il parle d’ « indépendantisme » car « produire en France, ce n’est pas du nationalisme, c’est de l’écologie ».

Arnaud Montebourg, lui aussi défenseur du made in France, a argumenté que la France devait passer commande en France, notamment sur la question du rail. La défense des services publics et la lutte contre l’austérité européenne peuvent « rassembler l’ensemble des forces de gauche pour éviter le spectre d’un 21 avril 2002 », a-t-il annoncé. Voulant mobiliser l’épargne des Français pour investir, prônant la reconstitution du crédit national, il a appelé à « la soumission, la collaboration de la finance à l’intérêt du pays », ajoutant que, « s’il faut nationaliser, (il) n’hésiter(a) pas ».

Critiquant la suppression des droits salariaux, il a considéré que la loi travail « devra être reprise ». Benoît Hamon veut de son côté l’abroger, souhaite aussi réduire le temps de travail et mettre en place un revenu universel afin de se « libérer du travail pour s’accomplir ». Critique devant le culte de la croissance, dont « le coût écologique et social est insoutenable », il a insisté comme tous les orateurs sur le risque que la question identitaire ne prime sur la question sociale en 2017. Cette convergence pourrait, selon lui, se traduire dans les actes : « Si Jean-Luc Mélenchon ou Cécile Duflot sont devant (au premier tour), j’appelle à voter pour eux dans la seconde (au second tour). » Un appel à l’unité qui ne règle pas pour l’instant l’épineuse question du premier tour… Cécile Duflot a été la seule à repousser le risque d’un FN forcément qualifié au second tour. Soulignant que la critique du capitalisme financier et l’ambition de justice sociale traversent aussi bien les écologistes que la question de la transition écologique traverse les communistes, elle a conclu par cette phrase : « Ma priorité, c’est la dignité humaine d’abord », comme un écho au programme du Front de gauche en 2012.

La main tendue par Pierre Laurent pour réunir le socle de 2012, et l’élargir, n’a cependant pas encore été attrapée par les partenaires sollicités. C’est que le cadre les divise. Benoît Hamon est inscrit dans celui de la primaire PS, Arnaud Montebourg hésite encore à y participer, Jean-Luc Mélenchon veut rassembler le peuple, et Cécile Duflot entend incarner l’écologie. L’union n’est pas en marche. Mais pas impossible. « Il n’est pas trop tard », insiste Pierre Laurent. 

Une ligne de force parcourait le rendez-vous de La Courneuve, la recherche de rassemblements plus larges et plus efficaces pour reprendre la marche vers plus de progrès social. Le débat avec Philippe Martinez, Jean-Claude Mailly et les cinq autres syndicats contre la loi El Khomri était empreint de cette quête d’unité. L’écoute attentive des candidats de la gauche critique, déjà déclarés pour l’élection présidentielle, et de Pierre Laurent témoigne de la recherche d’un rassemblement pour que soit démenti le scénario annoncé, un sinistre tête-à-tête entre la droite extrémisée et l’extrême droite. La crainte d’un éparpillement, la réticence devant une course d’ambitions personnelles, la volonté de dire son mot sur les programmes, le rejet de la politique du pouvoir sont partout présents et peuvent devenir une force qui se fait entendre. En restant spectateurs, les citoyens n’assisteraient sans doute qu’à une pâle comédie et laisseraient des vapeurs nauséabondes noyer leurs revendications sociales.

La Fête de l’Humanité est une solide dose d’antidote. À chacun d’entre nous de donner des prolongements à cet élan. Les semaines qui viennent vont peser lourd.

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