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Il est temps de rassembler à Gauche

Le secrétaire national du PCF, toujours battant pour un candidat de gauche à la présidentielle, se montre de plus en plus déterminé à créer les conditions d’un grand rassemblement à gauche pour les élections législatives, sénatoriales et la présidentielle de 2017.

Pierre Laurent ne désespère pas encore complètement. Mais c’est tout comme. En cause la multiplication des candidatures à gauche pour la présidentielle. Un « problème » sur lequel il dit être régulièrement interpellé par des syndicalistes. « J’essaie de le régler et donc manifestement à moi tout seul et même avec l’aide des uns ou des autres je n’y arrive pas et donc il faut que vous entriez dans ce débat », lance-t-il à leur intention en clôture d’une table ronde qui réunissait, à l’ouverture de la Fête de l’Humanité, sur le stand de la fédération des Bouches-du-Rhône, des parlementaires opposés à la loi Travail.

Tous ceux qui ont tenté de présenter des motions de censure pour empêcher son passage par le 49-3 avaient été invités. Outre les présidents communistes des groupes parlementaires, André Chassaigne (Assemblée nationale) et Eliane Assassi (Sénat), trois sénateurs communistes (Christian Favier, Cécile Cukierman et Annie David) et plusieurs élus socialistes étaient présents (Aurélie Filippetti, Fanélie Carrey-Conte, Mathieu Hanotin, Marie-Noëlle Lienemann), ainsi que l’ancien socialiste Pouria Amirshahi. Mais aussi le député européen Guillaume Balas, l’ancien député Jérôme Guedj et Gérard Filoche. Aucun député écologiste n'était en revanche présent.

Revoilà la gauche

Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot se sont succédé à l’Agora de la Fête de l’Humanité, samedi. Pierre Laurent, seul d’entre eux à ne pas être candidat à l’Élysée, a lui aussi pris la parole et appelé à l’unité de la gauche hostile au gouvernement.

Souvent les mêmes constats, la même lecture des enjeux. Souvent des propositions communes… Et pourtant, les quatre candidats à la présidence de la République invités samedi à l’agora de l’Humanité n’ont pas parlé d’une même voix… Le cinquième orateur, lui, n’est pas en lice. « Nous ne voulons pas cinq mais un candidat car nous voulons la victoire en 2017 sur la droite et l’extrême droite », a déclaré Pierre Laurent. Considérant que « la majorité sociale existe dans le pays », le secrétaire national du PCF a exhorté la gauche hostile au gouvernement actuel à s’unir : « Parlons de ce qui nous rassemble plutôt que de ce qui nous divise ».

Plus tôt, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, avait appelé le public de la Fête à le rejoindre : « Je ne peux pas y arriver seul. Il faut être des milliers pour y arriver. » Estimant que les gens de gauche comme de droite sont « désorientés », il a mesuré que « le plus grand dénominateur commun, c’est l’insoumission ». « L’enjeu de la lutte des classes, ce n’est pas la richesse, c’est la conscience », a-t-il développé. Favorable à un référendum sur le nucléaire, il s’est défendu de toute « franchouillardise » quand il parle d’ « indépendantisme » car « produire en France, ce n’est pas du nationalisme, c’est de l’écologie ».

Arnaud Montebourg, lui aussi défenseur du made in France, a argumenté que la France devait passer commande en France, notamment sur la question du rail. La défense des services publics et la lutte contre l’austérité européenne peuvent « rassembler l’ensemble des forces de gauche pour éviter le spectre d’un 21 avril 2002 », a-t-il annoncé. Voulant mobiliser l’épargne des Français pour investir, prônant la reconstitution du crédit national, il a appelé à « la soumission, la collaboration de la finance à l’intérêt du pays », ajoutant que, « s’il faut nationaliser, (il) n’hésiter(a) pas ».

Critiquant la suppression des droits salariaux, il a considéré que la loi travail « devra être reprise ». Benoît Hamon veut de son côté l’abroger, souhaite aussi réduire le temps de travail et mettre en place un revenu universel afin de se « libérer du travail pour s’accomplir ». Critique devant le culte de la croissance, dont « le coût écologique et social est insoutenable », il a insisté comme tous les orateurs sur le risque que la question identitaire ne prime sur la question sociale en 2017. Cette convergence pourrait, selon lui, se traduire dans les actes : « Si Jean-Luc Mélenchon ou Cécile Duflot sont devant (au premier tour), j’appelle à voter pour eux dans la seconde (au second tour). » Un appel à l’unité qui ne règle pas pour l’instant l’épineuse question du premier tour… Cécile Duflot a été la seule à repousser le risque d’un FN forcément qualifié au second tour. Soulignant que la critique du capitalisme financier et l’ambition de justice sociale traversent aussi bien les écologistes que la question de la transition écologique traverse les communistes, elle a conclu par cette phrase : « Ma priorité, c’est la dignité humaine d’abord », comme un écho au programme du Front de gauche en 2012.

Des initiatives à prendre pour poursuivre le combat contre la loi El Khomri, les propos ont vite dévié sur la possibilité d'un rassemblement politique large quand plusieurs socialistes ont de nouveau appelé à une primaire de toute la gauche. « Si vous me trouvez une solution autre que la primaire je suis pour ! », s'est exclamé Gérard Filoche, membre du bureau national du PS et candidat à « une grande primaire citoyenne de toute la gauche ». « Je suis entièrement d'accord », a appuyé Guillaume Balas, soutien de Benoît Hamon, candidat à la primaire initiée par le PS – ce dernier a lui-même appelé jeudi soir sur iTELE à une primaire impliquant tous les candidats de gauche, y compris Emmanuel Macron. « Une primaire n'a de sens que s'il y a une large mobilisation du peuple de gauche (…) Aidez-nous à faire de cette primaire de gauche [la primaire du PS, NDLR] le moment de la désignation du candidat ou de la candidate qui permettra de défaire la loi El Khomri », a lancé le conseiller départemental de l’Essonne Jérôme Guedj.

Sans rejeter clairement les appels du pied de ses hôtes, Pierre Laurent dont le parti a rejeté à son congrès, début juin, toute participation à une primaire de la gauche, a rappelé qu’il rêvait de voir tous les opposants à la loi El Khomri rassemblés sur une candidature commune, seule capable à ses yeux de « déjouer le scenario de la défaite ».

Mais pour y parvenir Pierre Laurent ne croit qu’en une hypothétique la pression populaire : « Les questions que nous débattons sont les questions que des millions de gens qui ont défilé contre la loi Travail se posent. Comment va être dénouée la question politique de l’incarnation de la mobilisation sociale ? C’est une question qui leur appartient. (…) Et au point où nous en sommes cette question ne se dénouera que si les hommes et les femmes de gauche sortent d’une situation d’attentisme et se mêlent de ce débat. Il faut faire de cette question une question populaire. »

Les législatives « élection majeure »

Manifestement convainquant qu’un rassemblement de la gauche anti-Hollande ne pourra se faire à la présidentielle, Pierre Laurent insiste à s’intéresser énormément aux « élections législatives et sénatoriales ». « Des élections majeures » devenues sa préoccupation. Pour preuve, ce propos qui atténue littéralement la présidentielle : « Ces élections législatives il faut s’en occuper maintenant à égalité d’importance avec les élections législatives, à contre courant du système médiatique et politique. ».

Le message semble déjà passé dans les rangs militants. Les communistes de Villejuif affichent en grosses lettres sur leur stand, situé face à la grande scène de la Fête : « Marre du feuilleton présidentiel ! Avec les communistes, donnez-vous des députés de luttes ! ».

Dans bon nombre de circonscriptions, le PCF est en réflexion pour les candidat(e)s, qui devront aussitôt entrés en campagne. À l'heure du déjeuner, le secrétaire national du Parti communiste avait annoncé, lors d'une rencontre avec la presse sur le stand de la Gironde, qu'il proposerait le week-end du 8-9 octobre de « grands axes de programme » pour réunir la gauche autour d'une candidature commune en 2017. « Nous organiserons le week-end du 8-9 octobre une grande initiative de restitution nationale de la consultation » menée par le PCF depuis la mi-avril auprès de dizaines de milliers de personnes, a-t-il dit. « J'énoncerai ce qui nous paraît devoir être les grands axes d'un programme que j'estime devoir être porté par une majorité politique », a ajouté Pierre Laurent. La Grande Consultation Citoyenne sera restitué au niveau national.

Comme Pierre Laurent l’avait annoncé à l’issue du 37ème congrès du PCF, le 5 juin, que le PCF procéderait à une votation citoyenne nationale sur « un pacte d’engagements communs » précisément ce week-end du 8 et 9 octobre, il appellera à ce que les communistes se mobilisent pour que cette « consultation populaire » contribue à définir ce pacte d’engagements. Ainsi Pierre Laurent a défendu l’idée devant les parlementaires socialistes présents sur le stand des Bouches-du-Rhône que la plateforme commune serve de base à des alliances pour les législatives. Proposition retenue par Aurélie Filippetti, pour qui « il faut qu'on travaille sur une plateforme pour les prochaines élections législatives dans toute notre diversité ». Le 5 novembre, le PCF devrait décider de stratégie pour les élections législatives et la présidentielle. Dans cette attente, les candidats déclarés Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot se sont succédé(e)s samedi sur la Fête à l'Agora de l'Humanité, interrogé(e)s pendant une demi-heure chacun, par des journalistes du quotidien communiste.

La main tendue par Pierre Laurent pour réunir le socle de 2012, et l’élargir, n’a cependant pas encore été attrapée par les partenaires sollicités. C’est que le cadre les divise. Benoît Hamon est inscrit dans celui de la primaire PS, Arnaud Montebourg hésite encore à y participer, Jean-Luc Mélenchon veut rassembler le peuple, et Cécile Duflot entend incarner l’écologie. L’union n’est pas en marche. Mais pas impossible. « Il n’est pas trop tard », insiste Pierre Laurent. 

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