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François Hollande mouille la chemise pour réprimer les syndicalistes

Licenciement chez Air France l’attitude de François Hollande et de son gouvernement ne passera pas à gauche ! Le salarié d'Air France et délégué syndical CGT Vincent Martinez, mis en cause dans l'affaire de la « chemise arrachée » du DRH de l'entreprise en octobre 2015, a été officiellement licencié au nom du gouvernement de François Hollande par Myriam El Khomri le 8 août, et ce malgré l'avis contraire de l'inspection du travail. Quelle obstination antisociale !

Dans la torpeur estivale, le gouvernement prend l’initiative d'un nouvel affrontement avec la CGT et ses militant(e)s. Lundi 8 août, allant à l'encontre de la décision de l'inspection du travail, Myriam El Khomri, la ministre du travail, a validé le licenciement d'un délégué syndical d'Air France accusé d'avoir participé à l'affaire de la « chemise arrachée » lors des incidents d'octobre 2015, en marge du comité central d'entreprise (CCE) du groupe. Pour le leader de la CGT, Philippe Martinez, c'est « proprement scandaleux ». Il y voit une « attitude revancharde » du gouvernement après la bataille menée -contre la loi travail. L'organisation syndicale va étudier « tous les recours possibles », a-t-il affirmé à l'AFP en rappelant que l'inspection du travail a conclu « qu'il n'y avait aucune preuve matérielle de l'implication directe du délégué CGT ».

Pourquoi cette précipitation de la ministre ? Pourquoi cette obstination contre un délégué CGT alors même que l’on verse régulièrement des larmes sur la faiblesse du syndicalisme dans ce pays sans se demander si la répression n’y est pas pour quelque chose ? Pourquoi s’acharner contre un homme traité comme un vulgaire casseur ? Comment oublier que des syndicalistes de Goodyear ont été condamnés à des peines de prison ?

Le Parti Communiste Français estime que le gouvernement s'acharne contre le monde du travail. Après la validation par le ministère du Travail du licenciement du délégué CGT accusé d'être impliqué dans l'épisode de la chemise arrachée d'un DRH d'Air France, le Parti Communiste Français apporte son soutien à Vincent Martinez et à tous les salariés de la compagnie aérienne. Il s'agit bien d'une décision à caractère politique, bafouant d'une part l'avis très argumenté de l'Inspection du travail, et d'autre part, piétinant le Code du travail, le délai pour recours étant épuisé. A nouveau, avec cette décision prise en plein été, s'exprime une volonté politique de ce gouvernement de faire taire toute contestation sociale dans le pays et d'affaiblir le mouvement syndical. Il faut pour cela écouter et respecter les citoyens et le débat parlementaire en renonçant à l'utilisation du 49-3. Cela passe par la démocratie sociale, avec des nouveaux droits et pouvoirs pour les salarié(e)s et leurs représentant(e)s. Cela passe également par le retrait de la loi Travail pourtant promulguée aujourd'hui. Le Parti Communiste Français participera activement à la réussite de la journée de mobilisation du 15 septembre.

 

Quand il s’agit de réprimer les syndicalistes qui osent donner de la voix, ou qui ne rentrent pas dans le rang, François Hollande par l’intermédiaire de Myriam El Khomri mouille la chemise. En pleine période estivale, la ministre du travail n’hésite pas à donné son feu vert au licenciement de Vincent Martinez, délégué syndical CGT d’Air France, accusé d’avoir participé à l’épisode de la « chemise arrachée » du DRH de l’entreprise, Xavier Broseta, en octobre 2015. A l’époque, par la force des images l’affaire était monté en épingle par le gouvernement pour provoquer un grand émoi par une supposée violence des faits et, largement utilisées par la direction de l’entreprise au moment où elle venait d’annoncer 2900 suppressions d’emplois. La direction d’Air France en a profité pour tailler dans le vif. Quatre salariés ont d’ores et déjà été licenciés. Ils seront jugés à Bobigny les 27 et 28 septembre prochain pour « violence en réunion ». Dans la foulée, Myriam El Khomri a obtenu la tête de Vincent Martinez. Son licenciement avait pourtant été refusé par l’inspection du travail en janvier dernier, faute de toute preuve attestant de sa participation active aux faits incriminés. Nonobstant cette décision, la direction d’Air France avait déposé un recours auprès de la ministre du travail, et Myriam El Khomri a fini le sale boulot. Quand on a eu recours au 49-3 pour faire passer une loi travail minoritaire dans l’opinion, chez les syndicats et parmi les députés, on n’a aucun état d’âme pour utiliser la manière forte, quitte à rajouter de l’huile sur le feu social. Dans ses attendus, la ministre écrit : « A l’issue d’une analyse longue et minutieuse, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement ». Le propos est d’autant plus étonnant que l’inspection du travail a dit exactement le contraire. Vincent Martinez a fourni des éléments attestant qu’il avait plutôt joué un rôle de modérateur dans une échauffourée déclenchée par la brutalité des annonces de la direction d’Air France, subitement oubliées par les commentaires officiels. 

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