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La chronique de Michel Caciotti. Dettes de l'État à la Sécu

Durant plus de 40 ans, l’équilibre financier de la Sécurité sociale n’a été obtenu que 8 fois. Le régime général a eu d’excédent de très rares années. Lorsqu’il est réalisé, il y parvient avec les résultats et excédentaires de la Caisse nationale d’assurance familiale (Cnaf).

Dans quelques cas, il est atteint avec l’apport financier de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav).

L’assurance maladie a été déficitaire 35 années.

Depuis 1945, le financement de cette conquête sociale s’effectue sur les salaires. De ce fait, les prestations sociales constituent un salaire socialisé. La politique des gouvernements précédents, comme celui actuel, s’acharne à faire bénéficier les entreprises d’exonérations patronales. Les salariés paient sans réduction de leurs cotisations. Il s’agit de véritables cadeaux sans répercussion favorable aux salariés. Souvent persiste le blocage des salaires et des réductions d’effectifs, malgré ces allègements financiers. Cette année, le gouvernement effectue 36 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales. De surcroît, elles ne sont pas toutes compensées à la Sécurité sociale par le budget de l’État.

10 % d'exonérations restent à la charge de la Sécu

Les évolutions parallèles du PIB et de la masse salariale du secteur privé de 1980 à 2015 n’apparaissent pas identiques. Celle du PIB demeure en général légèrement plus importantes que celles des salaires.

Le retour à l’équilibre financier de la Sécurité sociale par les gouvernements successifs s’envisage et se décide avec le plan de financement de la Sécu (PFSS) ratifié par l’Assemblée nationale depuis Juppé, Premier Ministre.

Les résultats successifs pérennisent les déficits. L’équilibre financier dépend essentiellement des recettes pour faire face aux dépenses de soins médicaux de retraités et des prestations familiales sans continuer à accabler les assurés sociaux, retraités et allocataires.

Michel Caciotti (La Marseillaise, le 30 mai 2016)

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