Fédération des Bouches-du-Rhône

Fédération des Bouches-du-Rhône
Accueil
 

Agenda PCF 13



Flux rss

Bienvenue à la Fédération des Bouches-du-Rhône du Parti Communiste Français

280, rue de Lyon
13015 - Marseille
T. 04.95.05.10.10
F. 04.91.58.57.24
- contact@pcf13.fr
- Facebook
- Twitter
- Instagram
- YouTube
 
 
 

Aix-en-Provence. Poétique et politique de la Résistance

Programme hétéroclite sur le thème de la Résistance par les Journées de l’éloquence qui se clôturent demain. Journées Aubrac, Môquet, ou encore Desnos… Hier, deux historiens ont éclairé sur la déportation en France.

Depuis le 21 mai, les jardins publics, places, théâtres et amphi d’Aix se prêtent volontiers à la seconde édition des Journées de l’éloquence qui a choisi pour thème 2016 la Résistance. Du « dedans et dehors » conçu par le fondateur de l’évènement Jérémie Cornu qui, vu le succès, peut se targuer d’être à 25 ans « le plus jeune directeur de festival en France ».

Didactique, joyeuse et sérieuse à la fois, la semaine plurielle, lancée par cet ex-étudiant de Sciences-Po passionné des mots, a permis de réunir un public devenu fidèle « arrivé parfois d’Avignon », autour de conférences (IEP), animées par divers spécialistes, dont Antoine Capet, Christine Levisse-Touzé, Olivier Wierviorka ou encore Roger Bourderon et Pierre Juquin pour « La Résistance Communiste » (aujourd’hui de 14h à 16h).

Avec une hausse de 50% de fréquentation par rapport à 2015, un budget de 170.000 euros environ, une quarantaine de bénévoles dévoués, Jérémie Cornu, unique salarié, confie : « Il y a une réelle dynamique cette année avec les poèmes de Robert Desnos, des conférences qui attirent 30% de plus qu’en 2015, etc… »

Hier, Simon Epstein et Thomas Fontaine consacraient plus de trois heures à la situation des déportés en France, au rôle de Vichy vis à vis des autorités allemandes, à la vie dans les camps de transit, etc…

Évoquant les tragiques « Nuit et brouillard », s’attardant sur la condition des femmes « qui, contrairement aux pays de l’Est, n’étaient pas fusillées à Paris, hormis les derniers mois de 44 », relatant la situation des communistes et des juifs « qui furent les deux ennemis principaux de Vichy », l’historien Thomas Fontaine ne manque pas de rappeler la place essentielle de la mémoire à l’heure où même le rite commémoratif n’est plus adapté. « J’ai choqué des amis anciens déportés en leur disant qu’ils avaient une chance par rapport à ceux envoyés au Mont Valérien… Mais, il faut le rappeler, dans les politiques appliquées en France occupée. Dans cet enjeu des mémoires, beaucoup de choses ont été posées comme absolues, fixées, trop simplifiées pour des raisons pédagogiques. » Et d’expliquer : « Quand vous regardez aujourd’hui le programme de première sur la déportation, il est totalement déséquilibré, on parle trop de la Shoah. Il y a 30 ans on n’en parlait pas assez. Les programmes scolaires suivent la mémoire, et là on ne fait pas d’histoire. On tombe même dans des erreurs à force de simplifier… »

S’inquiétant que « personne n’a jamais travaillé sur la mémoire officielle de la IVe République », Thomas Fontaine entend, par la méthode de la critique des sources, abattre un travail futur nécessaire et éclairant.

Houda Benallal (La Marseillaise, le 27 mai 2016)

www.journées-aix.fr.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.