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Chronique de Michel Caciotti. La dette sociale

Depuis 1996, la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale) sert au remboursement de la dette sociale.

A présent, l'objectif de la prolonger jusqu'en 2024 ne parait plus réalisable. Pour la durée de la dette, trois facteurs interviennent : la masse salariale, l'évolution des déficits et les taux d'intérêts.

La Cades est financée avec la cotisation de 0,50% prélevée sur les salaires et les retraites. En 2015, elle a amorti 13,6 milliards d'euros de dette sociale sur les marchés financiers. Ceux français représentaient 38% de la dette en 2012. Actuellement, ils se limitent à 6%.

Cette année, le financement de la Cades prévoit 14,2 milliards de remboursement. Elle envisage le transfert anticipé du reliquat des dettes de l'Acoss, évaluées à 23,6 milliards. Elle s'effectue puisque les intérêts demeurent historiquement bas.

Salaires et retraites paient la dette

Depuis sa création, 110,3 milliards d’euros de dettes ont été payés et 47 milliards d'intérêts.

Le remboursement de la dette enrichit les marchés financiers étrangers. La Cades a obtenu du gouvernement le remplacement de 1,3 milliard de prélèvement sur le capital par 0,12 point supplémentaire de CSG financé par les salaires et les retraites.

Le déficit de la Sécurité sociale fait supporter aux assurés sociaux essentiellement tout le poids de la dette qui se pérennise. De telles sommes permettraient une situation financière pour satisfaire et améliorer les besoins des assurés sociaux.

Plus dure sera la politique antisociale plus subsistera une situation financière de la Sécurité sociale dont les assurés sociaux en subissent les conséquences injustement.

La Marseillaise, le 18 avril 2016

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