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Aubagne. Henri Krasucki, toute une vie en résistance

Débat. Projection du film « Henri Krasucki : une jeunesse parisienne en Résistance » à la Bourse du Travail, jeudi. Un coup de projecteur sur une partie méconnue de la vie de ce dirigeant syndical.

À l'initiative de l’association des Amis de l’Humanité-Aubagne, en partenariat avec l’UL et l’UD CGT, une projection du film documentaire « Henri Krasucki : une jeunesse parisienne en Résistance », a été organisée jeudi à la Bourse du Travail. Elle a été suivie d’un débat avec les deux réalisateurs du film Laurence Karsznia et Mourad Laffitte ainsi que Pierre Krasucki, fils de l’ancien dirigeant syndical et Secrétaire de la CGT de 1982 à 1992, Henri Krasucki.

Un film qui aborde une partie de la vie de ce dirigeant syndical assez méconnue du grand public à travers de nombreux témoignages d’anciens compagnons : Robert Endewelt, Raymond Kojitsky, Henri Malberg, Paulette Sarcey, André Schmer ou encore Julien Lauprêtre, actuel Président du Secours populaire français. Tous d’anciens résistants qui faisaient partie du groupe de jeunes résistants communistes FTP de la capitale autour duquel gravitaient des figures comme Missak Manouchian, Marcel Rajman

Front populaire

À travers la figure emblématique d’Henri Krasucki, le film propose de revenir sur l’histoire de la MOI parisienne et son engagement dans la Résistance. « On part de la toute jeunesse d’Henri Krasucki jusqu’au retour de la déportation, à la fin de la guerre », précise Laurence Karsznia.

Un cheminement qui éclaire sur ce que deviendra Henri Krasucki, après cet épisode de sa vie, et sur ce qui va présider à la construction de sa formation politique, notamment à travers son retour au sein d’une famille d’un milieu populaire mais avec des convictions progressistes et militantes. Mais aussi, à travers sa jeunesse et la fréquentation du patronage. Ces jeunes enfants qui étaient pris en charge, à la fois, dans des activités de loisirs, mais aussi dans une construction plus politique. « C’est un gamin qui a vécu l’avènement du Front populaire, il avait 12 ans en 1936 qui logiquement va faire acte de résistance dès 1940 et qui va vivre la déportation… », souligne Pierre Krasucki.

Tout un ensemble qui allait participer à la construction de la conscience politique d’Henri Krasucki qui, à son retour de la déportation, s’inscrivait, tout naturellement, dans la résistance à travers les luttes sociales et politiques qu’il mènera ensuite mais toujours dans l’action collective.

C’est l’un des intérêts de ce film, d’ailleurs, qui présente cette facette pas assez connue d’Henri Krasucki mais qui explicite beaucoup celui du personnage connu du grand public. « L’intérêt aussi est de revenir sur une période qui fait terriblement écho à ce qui se passe aujourd’hui. Toutes les forces de l’époque sont toujours vives. La question de l’immigration qui est sous-jacente, les enjeux économiques et sociaux… Et là on est en plein dans l’actualité avec la destruction des conquêtes sociales (code du travail, protection sociale, énergie, transports...) issues de 1936 et surtout du programme de 1945 du Conseil national de la Résistance », indique Pierre Krasucki.

La lutte des Goodyear, c’est le sujet du dernier documentaire, Liquidation, réalisé par Mourad Laffitte qui a suivi, pendant 9 ans, les Goodyear de l’usine Amiens-Nord. Un film qui revient sur les luttes sociales des ouvriers de l’usine pour défendre leurs emplois loin de tous les clichés médiatiques.

Mustapha Chtioui (La Marseillaise, le 2 avril 2016)

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