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GCM. Début de la mobilisation pour sauver le réseau

Une délégation CGT a été reçue hier matin à l’ARS. Des courriers ont été adressés aux élus par le GCM . Le PCF 13 a interpellé la Ministre.

Une délégation CGT a été reçue hier matin à l’ARS pour exiger des réponses quant à la décision des ministères de la santé et des finances concernant le Grand Conseil de la Mutualité. Ces derniers ont préféré un 4ème renvoi d’audience à la tenue de leur engagement d’un abandon de 50% de créances sociales. La direction du réseau mutualiste -40 centres de santé et dentaires dans les Bouches-du-Rhône- ne dispose toujours pas du rapport de l’Igas. Un double discours insupportable pour les salariés voire un couteau sous la gorge. Par un communiqué du 21 mars on ne peut plus alambiqué, le ministère a acté son recul tout en déclarant l’État prêt à aider le GCM. Jointe hier, l’ARS ne fera « pas de commentaire ».

Cathy Pinatel, déléguée syndicale et élue CE résume son propos tenu : « On n’acceptera pas de plan social encore moins de liquidation. On leur a proposé une rencontre avec l’ARS, le conciliateur, la direction du GCM, la Cochef et les IRP. Ils doivent nous répondre rapidement ». Alors que le tiers-payant est porté aux nues par la Ministre, « on leur a demandé pourquoi le GCM qui le pratique intégralement n’avait pas servi à l’expérimentation ? Pourquoi nous ne bénéficions pas des mêmes avantages que le secteur libéral ? ».

La CGT a remis deux rapports de propositions alternatives. Sans avoir omis de rappeler les engagements ministériels. Outre le social avec 750 salariés, l’inquiétude porte aussi sur les patients. Sur 11 centres médicaux, on compte « 26.000 actes sur le centre Bonnefon, 23.000 sur celui de Paul Paret, de même à la Feuilleraie, si demain le GCM disparaît qui prendra en charge les patients ? », explique Hélène Honde. « Ils n’ont pas de réponse ». Pour elle, « Le gouvernement et la mutualité sont responsables de la situation » et « l’ARS se doit de rendre des comptes à la population. Nous on va avertir la population ».

De son côté, la direction du GCM s’est adressée hier par courrier à tous les élus du territoire possédant un centre de santé en expliquant notamment le revirement à la barre du TGI le 22 mars et le nouveau renvoi à avril. Interrogée hier sur la situation, Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental a estimé qu’il faut « que l’ensemble des institutions jouent collectif ». Elle a reçu la direction le mois dernier. « J’espère que chacun prendra ses responsabilités, en tout cas nous serons à leurs côtés pour qu’ils continuent à donner des soins comme ils le font aujourd’hui, ce qui marche très bien. On ne peut pas comme ça du jour au lendemain les abandonner ».

Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF 13, « se mobilise pour sauver et développer le réseau » a-t-il écrit à Marisol Touraine. Il « demande en urgence » (…) « un abandon de la dette sociale et fiscale à hauteur de 50% comme le font les créanciers privés, qui se justifie par l’objet et la nature de cette entreprise mutualiste » ainsi que « la rémunération du tiers-payant assumée par le GCM seul et qui représente 3,56 euros multiplié par un million d’actes ». Ajoutant que « les besoins sanitaires et sociaux de notre département nécessitent d’autres décisions, audacieuses, modernes et conformes à l’intérêt général. »

Nathalie Fredon (La Marseillaise, le 25 mars 2016)

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