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Guerre d’Algérie. Quand Arabes et Juifs luttent coude à coude

Dimanche, la Semaine anti-coloniale s’attaque à l’Histoire. Pierre-Jean Le Foll-Luciani vient parler des Juifs algériens militants du FLN.

N’en déplaise aux nostalgiques de l’Algérie française, les rangs du Front de libération nationale (FLN) comptait aussi des Juifs. C’est ce que l’historien Pierre-Jean Le Foll-Luciani démontre dans l’ouvrage(*) qu’il présentera dimanche à 17h au Dar Lamifa (Marseille, 6e). Invité à l’occasion de la Semaine anti-coloniale, qui a débuté mercredi, « il fournit un autre regard sur la guerre d’Algérie, explique Jonathan Bartoli, coorganisateur de l’événement. Ce livre nous pose des questions à la fois historiques et identitaires ».

Au surlendemain de l’anniversaire des Accords d’Évian, cette conférence tombe à pic. Au programme : projection de photos d’archives et débat avec la salle. Il devrait y avoir matière. « Je me suis intéressé aux Juifs algériens qui ont combattu dans le FLN. Même s’ils étaient minoritaires, ils ont existé », souligne Pierre-Jean Le Foll. « Je pense que les gens seront surpris comme je l’ai été. » En effet, sur les quarante témoins qu’il a rencontrés pour cet ouvrage, « un quart d’entre eux ont été militants sionistes avant d’aller combattre pour l’indépendance de l’Algérie ». Ce que le chercheur explique par « une volonté de rompre avec la nation française, après les atrocités subies par les Juifs durant la 2e Guerre mondiale. Ils avaient deux chemins : soit le sionisme, soit le patriotisme algérien. Certains ont pris les deux… »

Contre le discours dominant

En fouillant dans les archives d’Outre-Mer, l’auteur remet en cause le discours dominant sur l’Algérie française. Il revient sur les relations entre communautés (Juifs, Arabes ou Européens). D’autant que ses témoins ne se reconnaissent pas dans la lecture actuelle de l’Histoire, voire réfutent certaines descriptions de l’Algérie coloniale. « Je pense que la réalité doit se trouver quelque part entre les deux », tranche le chercheur. A chacun de se faire son idée.

Marjolaine Dihl (La Marseillaise, le 18 mars 2016)

(*) Les Juifs algériens dans la lutte anti-coloniale, paru en 2015 aux Presses universitaires de Rennes.

Au programme

Collectif anti-guerre. A 16h demain, l’Équitable Café (Marseille, 6e) reçoit la 1re réunion du collectif « Ni guerre ni état de guerre ». Son objectif : dénoncer « les guerres impérialistes de la France ». Rens. antiguerre13@gmail.com.

A suivre… La Semaine anti-coloniale ne connaît pas les frontières du temps ! Elle se poursuit jusqu’au 2 avril à Marseille et Istres. Au programme : débats, exposition, concert. Détails sur www.anticolonial.net.

La Marseillaise, le 18 mars 2016

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