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Régionales 2015. Au soir d’une amère victoire

FdG-EELV. Face au vide laissé après l’éviction d’élus de gauche, les colistiers de la Région coopérative seront dès aujourd’hui à pied d’œuvre, pour créer les conditions d’une opposition populaire.

Comme dimanche dernier, Sophie Camard, co-tête de la liste la Région coopérative, a retrouvé son QG de campagne dans la brasserie des Templiers, en plein centre-ville de Marseille, pour commenter, hier soir, les résultats de ce second tour. Invité sur les plateaux de France 3, le communiste Jean-Marc Coppola devait l’y rejoindre peu avant 22 heures.

« Nous sommes soulagés, Marion n’est pas Marianne. La gauche a fait son boulot », a-t-elle affirmé. Lundi, au lendemain du 1er tour, elle avait vu autour d’elle « un réveil complet ». Amère de se trouver parmi les deux Régions où il n’y aura pas d’élus de gauche. Dès aujourd’hui, elle compte s’appuyer sur le réseau de la Région Coopérative pour écouter les peurs, les angoisses et y répondre. « La présidentielle va vite arriver et cela m’inquiète, on voit que le PS sort vainqueur de cette élection. Pour la gauche, hors du PS, il faudra se poser beaucoup de questions sur la stratégie. Que faire, je n’ai pas les clefs », a-t-elle indiqué. Sophie Camard s’est dit très inquiète de ce vote par défaut qui ne doit pas devenir une habitude et une abstention devenue très politique.

Si Jean-Marc Coppola a pu se déclarer satisfait de l’échec du FN, « la seule question à laquelle les électeurs étaient invités à se prononcer était oui ou non au FN. Il faut que la droite ait la victoire modeste. Elle a été élue par défaut. » Une situation inédite, conduisant à une impasse démocratique et une crise politique profonde, où on ne parlerait que stratégie. Le 1er tour a eu lieu sur fond de peur, le second sans projet. Mais l’absence de la gauche est devenue un sujet très préoccupant. Une partie de la population ne sera plus représentée.

Estrosi : la fin des illusions

Devant ce vide laissé en politique, Jean-Marc Coppola appelle à la création d’une assemblée régionale coopérative, composée de forces sociales, écologistes et citoyennes, disponibles pour assurer un contrôle de la politique. Il ne se fait aucune illusion sur les prétentions d’Estrosi.

La gauche évincée de la scène politique régionale est aujourd’hui dans l’obligation de créer les conditions d’une opposition populaire. « Construire un projet démocratique, où l’on puisse parler de contenus, de la crise sociale, du chômage, pour se réapproprier la politique », lance Jean-Marc Coppola.

Le champ politique est vaste, avec ces 40% d’abstentionnistes, le Parti communiste, avec les forces disponibles, sera dès aujourd’hui, à pied d’œuvre. Le congrès du PCF arrive à point nommé, au moment où il s’agit de tirer les enseignements d’un scrutin mais bien au-delà de répondre à la question de comment paraître plus utile et redonner tout son sens au mot politique.

Catherine Walgenwitz (La Marseillaise, le 14 décembre 2015)

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