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Le 16 mars. La Marseillaise refait son look

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Henri Bascunana. « Militer pour le ferroviaire »

Syndicaliste à la CGT cheminots, il sera présent aux débats organisés pendant la fête du PCF de Fabrégoules, qui se tient à Septèmes-les-Vallons aujourd'hui.

Pour Henri Bascunana, syndicaliste à la CGT cheminots, la participation à la fête offensive de Fabrégoules, aujourd'hui à Septèmes, est plus qu’une évidence. Entretien.

La Marseillaise. Quel est le sens de votre participation à cette manifestation ?

Henri Bascunana. Je participe à une initiative du PCF 13 et des cheminots communistes de Marseille. Face aux attaques dont est victime le service ferroviaire, nous souhaitons informer le plus grand nombre d’usagers et de citoyens. Nous voulons réitérer notre opposition à la loi ferroviaire du 4 août et à la loi Macron de libéralisation des autocars.

La Marseillaise. Pourquoi choisir le thème « le train un investissement d’avenir » ?

Henri Bascunana. Car la loi de libéralisation des autocars et la suppression des trains d’équilibre du territoire (TET) est en totale contradiction avec les objectifs du gouvernement notamment en matière d’écologie et de développement durable. Europe Écologie-les Verts sont d’accord avec le PCF sur ce point. Il suffit de donner à la SNCF les moyens d’exister. Il faut développer le service public.

La Marseillaise. Pourquoi ce type de trains est-il un sujet de préoccupations ?

Henri Bascunana. Les TET sont le lien entre les lignes TER et les TGV. Ils relient les petites et moyennes gares et fournissent un service public important pour le développement des régions. Mais le gouvernement a commandé un rapport sur les lignes TET. Les premières conclusions, même si elles réaffirment l’importance des TET, préconisent néanmoins leurs suppressions. Cela ne fera qu’aggraver l’enclavement de certains départements.

La Marseillaise. La dette de la SNCF sera-t-elle aussi abordée lors des débats ?

Henri Bascunana. Aujourd’hui elle est de 40 milliards d’euros. C’est en grosse partie une dette d’État contractée pour effectuer des investissements anciens. Mais l’État refuse de prendre cette dette à sa charge et la laisse à la SNCF. Nous voudrions que cette dette soit déclarée dette d'État. Il faut savoir que la SNCF rembourse 1,5 Mds d’euros, rien qu’en intérêt chaque année, alors qu’il faudrait 1,5 Mds d’euros pour rénover le réseau et investir dans le développement des équipements. Quand on nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour nous, c’est de la démagogie.

La Marseillaise. Quelle est la portée politique de votre mouvement ?

Henri Bascunana. Nous souhaitons un élargissement de nos partenaires politiques. Notre objectif est que demain les initiatives en faveur du ferroviaire ne soient pas seulement le fait du PCF mais aussi des syndicats et d’autres partis politiques. Pour ce qui est des régionales, nous espérons que le ferroviaire sera un des gros sujets de campagne puisque que les TER sont le budget le plus important de la Région Paca.

Propos recueillis par Alexis Verdet (La Marseillaise, le 27 juin 2015)

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