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Nicolas Koukas. « Préserver la spécificité du Pays d’Arles »

Nouveau Conseiller départemental et Adjoint au Maire d’Arles, il donne rendez-vous à la ferrade organisée par le PCF arlésien dont il est responsable.

Élu en tandem avec Aurore Raoux au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône en mars dernier dans le canton d’Arles, l’Adjoint communiste d’Hervé Schiavetti évoque la traditionnelle ferrade du PCF qui se tiendra ce jeudi et les enjeux de son nouveau mandat.

La Marseillaise. Quel est le programme de la ferrade du PCF arlésien cette année ?

Nicolas Koukas. Pour la première fois depuis 25 ans nous changeons de lieu. Nous l’organisons à la manade Albert Chapelle en lien avec la section de Port-Saint-Louis-du-Rhône. L’accueil se fera dès 10h, puis les jeux traditionnels et ferrade des taureaux auront lieu à 11h. Nous proposerons ensuite un repas paëlla avant une prise de parole vers 14h-14h30 d’Hervé Schiavetti, Maire d’Arles, d’Aurore Raoux, Conseillère départementale et de moi-même. Un débat aura lieu dans l’après-midi sur la situation du pluralisme de la presse et notamment sur l’avenir de La Marseillaise.

La Marseillaise. Quels enseignements tirez-vous de la campagne des départementales et de votre victoire avec Aurore Raoux face à l’extrême-droite ?

Nicolas Koukas. Je dirais que nous avons réalisé un bon résultat au vu du contexte national. Ce canton, avec ses 140.000 hectares est le plus étendu du département. Il n’était pas gagné d’avance. Dans ce territoire, M. Chassain [Maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer, Ndlr] s’était désisté aux législatives pour le FN qui progresse partout. Sortir en tête au premier tour était une victoire, nous l’avons ensuite emporté avec une avance non-négligeable face à l’extrême droite grâce au rassemblement républicain. Je retiens de cette campagne la nécessité d’une proximité. Avec Aurore Raoux nous avons mené une campagne de terrain et nous sommes partis très tôt en campagne. Nous mettrons en place dès septembre un Conseil de canton comme nous nous y étions engagés pour continuer à associer les citoyens à notre démarche.

La Marseillaise. C’est désormais la droite qui dirige le département. Comment dans ses conditions envisagez-vous votre rôle de Conseiller départemental ?

Nicolas Koukas. Les élus communistes feront entendre leur voix à la gauche de l’hémicycle. Nous ne sommes ni des élus de Guérini ni des élus socialistes, nous aurons notre expression et voulons être audibles. J’envisage notre opposition comme constructive et intelligente. Je participerai aux états généraux de Provence proposés par la présidente du Conseil départemental dont le contenu reste à préciser, pour faire passer notre message.

La Marseillaise. Avec la mise en place de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, comment imaginez-vous l’avenir du Pays d’Arles ? Quel rôle le conseil départemental pourra-t-il jouer pour lui ?

Nicolas Koukas. La situation est complexe : dans notre canton ni Arles ni les Saintes-Maries ne feront partie de la métropole contrairement à Port-Saint-Louis… On s’est toujours battu pour ne pas intégrer la métropole. Tourné vers le Vaucluse et vers Nîmes, le Pays d’Arles est une entité à part, sa spécificité doit être préservée à travers un pôle d’équilibre territorial et rural. Le Conseil départemental aura bien sûr un rôle de soutien à jouer même s’il reste encore des questions sur le partage des compétences. Un Vice-Président du Conseil départemental chargé du territoire hors-métropole a été désigné pour prendre en compte cette problématique. Nous verrons comment les choses vont se passer. Nous restons vigilants.

Propos recueillis par La Marseillaise, le 13 mai 2015

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