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Mobilisation. La riposte de la rue

Quatre organisations syndicales appellent dans l’unité à faire du 9 avril une journée de grève et de résistance du pays tout entier à la poursuite de la politique d’austérité du gouvernement.

Les résultats désastreux des élections départementales, qui se sont soldées par une reprise en main de la droite et la persistance de la montée du Front national n’ont visiblement pas servi de leçon au gouvernement qui persiste à poursuivre sa politique anti-sociale d’austérité. Et ce n’est certainement pas de l’UMP ou de l’extrême droite que viendront la réponse aux attentes des citoyens, ni à leur angoisse de l’avenir.

Quatre organisations syndicales, la CGT, Force ouvrière, la FSU et Solidaires, ont décidé de faire du 9 avril une journée de résistance de grande ampleur à la mesure de cette offensive gouvernementale et patronale. Elles appellent à des arrêts de travail dans les secteurs publics et privés pour que s’engage une vraie politique génératrice d’emplois nouveaux, de promotion du service public, de revalorisation des salaires et des retraites.

L’unité dans les rues marseillaises

Tout en s’insurgeant contre les attaques frontales contre les acquis sociaux que la loi Macron, passée au forceps du 49.3, voudrait bien réduire à leur portion congrue. Représentativité des salariés, attaques sur les comités d’entreprise et les CHSCT, volonté de vider le code du travail de toute substance, telles sont quelques unes des illustrations du caractère profondément réactionnaire de la politique gouvernementale.

Si cette riposte se veut nationale et devrait trouver sa quintessence dans les rues parisiennes, Marseille et sa région ne seront pas en reste. Les quatre organisations syndicales s’étant d’ailleurs félicitées que l’unité se soit imposée pour faire aboutir leurs revendications. Une unité d’autant plus justifiée que les salariés du secteur industriel et des services publics dans leur ensemble savent la trouver sur le terrain.

De la SNCM aux Moulins Maurel et à la pétrochimie, de l’hôpital public aux collèges et lycées, des retraités aux privés d’emplois, monte l’expression d’une colère et d’une souffrance qui ne sont pas entendues. « Un de nos objectifs », soulignait Alain Barlatier (FSU) lors d’une récente rencontre des quatre organisations avec la presse, « est de redonner espoir et confiance dans l’action, ajoutant que l’unité syndicale est un outil essentiel pour soutenir cet espoir. » Et le dirigeant de la FSU de déplorer  « les pertes de salaires importantes qu’ont subi les enseignants depuis 2000, l’équivalent de deux mois en quinze ans ». Pour Olivier Mateu, il appartient aux organisations syndicales de susciter cet espoir en proposant des alternatives crédibles aux destructions de l’outil industriel. « Dans ce département, souligne le dirigeant de la CGT, l’importance du tissu industriel a largement conforté le développement des services publics et nous n’avons pas l’intention de laisser les grands groupes brader cet outil car nous savons que ce ne sont pas les sacrifices d’aujourd’hui qui feront les embellies de demain. »

Des victoires sont possibles

Contre ces grands groupes auxquels Olivier Mateu fait allusion, des victoires sont possibles. Le combat mené durant quatre années par les ex-salariés de Fralib contre ce géant de l’agroalimentaire qu’est Unilever, est aussi une preuve que la solidarité de tous peut soulever des montagnes. À l’heure où les anciens salariés s’apprêtent à faire tourner les machines de leur coopérative de production, cette lutte exemplaire est une illustration de ces possibles.

Ils seront donc dans la rue, le 9 avril, aux côtés de toutes les entreprises en difficulté, d’un service public décimé et de toutes celles et ceux qui souffrent d’être aujourd’hui privés d’emplois. D’ores et déjà, de multiples préavis de grève ont été déposés.

Gérard Lanux (La Marseillaise, le 7 avril 2015)

De la SNCM aux télécoms…

Le 3 avril, Olivier Dielh, Président de la SNCM a reçu de la part du comité d’entreprise et du syndicat CGT des salariés de la compagnie,  un préavis de grève pour la journée du 9 avril. Dans ce courrier les représentants du personnel informent le président que « l’ensemble des équipages de l’ensemble de la flotte de la SNCM sont invités à cesser le travail dès jeudi 6h » Ils lui rappellent également les raisons de cette grève, autrement dit la non tenue des promesses gouvernementales en matière de défense du pavillon de 1er registre et de maintien de l’emploi maritime français, dans le cadre de la délégation de service public.

Par ailleurs, la CGT Télécoms 13 appelle de son côté tous les salariés Orange et SFR à participer massivement à la grève du 9 avril. L’organisation syndicale dénonce notamment la volonté de « la direction de réduire les coûts d’exploitation tout azimut ». Pour la CGT « il faut revenir à une logique de service public dans les télécoms, avec comme finalité la réponse aux besoins de la population et des salariés ».

La Marseillaise, le 7 avril 2015

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