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Cantonales. Au-delà des désaccords, battre la droite et le FN

Gauche. Sans mettre en sourdine les critiques visant l’action du gouvernement, les appels se multiplient pour faire échec à la droite et son extrême. Objectif : empêcher la mise en œuvre de politiques anti-sociales.

Indéniablement, le rejet des politiques menées par le gouvernement s’est exprimé dimanche dernier. De multiples manières : vote pour la gauche alternative, certes, mais aussi abstention massive et vote droite ou FN en nette progression.

D’ores et déjà trois départements sont perdus pour la gauche : l’Oise, le Nord et la Seine-et-Marne. Dans plus de la moitié des cantons qu’ils comptent, le candidat de gauche le mieux placé n’étant pas en mesure de se maintenir au second tour.

L’insatisfaction générée par la politique d’austérité menée au plan national met paradoxalement en danger dans de nombreux autres départements la poursuite des politiques de solidarité impulsées dans des majorités de gauche.

C’est pourquoi tout en refusant de mettre de côté le message-sanction adressé aux candidats socialistes au premier tour, plusieurs responsables de gauche appellent au rassemblement le plus large pour battre dans les urnes la droite et son extrême.

« Nécessaire reconquête citoyenne »

Ainsi, Emmanuelle Cosse, la Secrétaire nationale d’Europe Écologie-les Verts, « appelle maintenant l’ensemble des écologistes à faire barrage à la droite et à l’extrême droite. La France est au devant de grandes difficultés et fait désormais face à un péril nationaliste consolidé. Les écologistes prendront toute leur part dans la nécessaire reconquête citoyenne qui doit être au fondement d’une nouvelle politique, plus écologiste et plus solidaire. »

Pour sa part, Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti socialiste, appelle, sans se démarquer du gouvernement, « les électeurs de gauche à se mobiliser pour le second tour. Il s’agit de construire ensemble les digues pour la défense de la solidarité face à la droite et pour la défense de la République face à l’extrême droite dans chaque département. C’est une cause d’intérêt général. »

Une position qui ne rencontre pas l’écho escompté du côté du Parti de gauche : son coordinateur national, Eric Coquerel, appelle à la mobilisation « pour faire élire le maximum de Conseillers départementaux de résistance »  mais dans le cas du duel PS-UMP « le PG a décidé de ne pas donner de consignes de vote. La droite est menaçante mais la seule responsabilité est du côté de l’Elysée et de Matignon ». « En adversaire le plus résolu du FN et des valeurs d’extrême droite, nous appelons à faire barrage contre ce parti. Un appel qui ne concerne pas les duels avec l’UMP qui banalise le FN à force de tirer un trait d’égalité entre lui et le Front de gauche et de recycler une partie de ses valeurs », ajoute-t-il.

Néanmoins, pour Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, « la conquête de cantons et de départements au 2e tour par la droite et l’extrême droite ne peut qu’aggraver durement les conditions de vie déjà difficiles des populations. Leur objectif commun est d’aller encore plus loin dans l’austérité, la régression des protections sociales, la concurrence de tous contre tous, la réduction des dépenses et de l’emploi publics, la privatisation des services publics, la déconstruction des politiques de solidarité mises en place à l’échelle départementale par des majorités de gauche. »

Élire des Conseillers généraux « points d’appui anti-austérité »

Il relève l’importance pour les populations concernées de retrouver une majorité de gauche à présidence communiste dans le Val-de-Marne et dans l’Allier. « Chaque élu PCF et Front de gauche sera un point d’appui pour résister aux politiques d’austérité, développer les luttes et les solidarités concrètes », insiste Pierre Laurent, estimant qu’ils seront aussi des atouts « pour bâtir une perspective de changement populaire authentiquement de gauche ». « La démocratie est menacée. Il y a urgence. Le changement est inéluctable. Nous sommes plus que jamais décidés à y travailler », conclut-il.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 27 mars 2015)

Quand on est de gauche

Cet éditorial se veut tous les jours un lieu d’argumentation et d’honnêteté intellectuelle. Alors soyons francs. Dimanche pour le second tour des élections départementales, le vote qui fera bouclier au danger de droite et au péril d’extrême droite ne sera surtout pas synonyme de soutien à la politique gouvernementale. La saison des « Embrassons-nous, Folleville ! » est totalement révolue.

D’autant que les électeurs ne supportent plus les petites manœuvres politiciennes sans contenu ni lendemain. Si dimanche la gauche parvient à limiter les dégâts, souhaitons que le Premier Ministre ne renouvelle pas la même opération de manipulation des résultats qu’au soir du premier tour. Quand on est de gauche, la priorité de ce 29 mars sera donc de freiner les ambitions revanchardes de la droite et de limiter le périmètre de sa conquête de nouvelles assemblées départementales.

Même si elles restent encore floues, les compétences de ces dernières touchent pour l’essentiel au social. Ce « social » que l’UMP de Sarkozy ou de Fillon rêvent à haute voix de détricoter. Pour eux, les départements seraient le laboratoire de cette régression.

Quant aux candidats du Front national, rien ne pourrait justifier que la garde soit baissée. Avec ces gens-là, le pire est assuré. Pour les droits sociaux, pour la qualité des services publics de proximité, pour les libertés, pour le vivre-ensemble. Impossible de s’abstenir quand le noyau dur des valeurs de la République est en danger.

Christian Digne (La Marseillaise, le 27 mars 2015)

Repères

1.614 duels et 278 triangulaires pour le second tour dimanche des élections départementales. Sont en lice 1.602 binômes de droite, 1.334 de gauche et 1.107 FN.

Plafond de verre. Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti socialiste, a dit croire à l’existence d’un « plafond de verre » qui arrêtera la progression du Front national, dont il prédit qu’il ne remportera « ni l’Aisne, ni le Vaucluse » dimanche.

D’autres choix. Dans le Val-de-Marne, le Secrétaire national du PCF Pierre Laurent a déclaré : « Nous allons poursuivre ce travail de rassemblement mais pour d’autres choix politiques que ceux qui sont faits par le gouvernement actuel ».

Envers du décor. Plusieurs syndicats -CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL, Fidl- donnent rendez-vous le 6 mai à Béziers, ville dirigée par Robert Ménard proche du Front national, pour dénoncer « l’envers du décor » de la gestion  de l’extrême droite.

Se protéger. Le PG ne donne « aucune consigne de vote » pour le second tour et estime que le rassemblement de la gauche face à l’UMP « n’a guère de sens ». « La période de l’entre-deux tours est propice aux provocations et je veux m’en protéger », écrit sur son blog Jean-Luc Mélenchon.

La Marseillaise, le 27 mars 2015

Il y a actuellement 0 réactions

  • Quand on est de gauche!

    Mais cher camarades, quand on est de gauche, on ne vote pas pour des partis qui prônent le libéralisme et s'alignent sur l'OTAN. Donc, ni PS, UMP et bien sur le FN. Le seul vote c'est celui pour des candidats qui sont d'accord sur les objectifs politiques du FDG.

    Par BGEO, le 28 March 2015 à 06:38.

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