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Cantons Marseille-1 et Marseille-11. « Au-delà des différences »

Meeting de campagne hier soir des candidats du Front de gauche. Convaincus que pour faire du nouveau, il faut avoir le courage de porter de vraies valeurs de rupture avec l’austérité.

Huit candidats de « la gauche solidaire et écologiste rassemblée », réunis hier soir au théâtre Mazenod, ont tenu, en prélude à ce meeting de campagne électorale, à observer un moment de recueillement, expression de la solidarité à l’égard du peuple tunisien, au lendemain d’un attentat qui l’a profondément meurtri.

Huit candidats convaincus que l’ouverture la plus large à tous ceux qui osent porter les vraies valeurs de gauche est un vrai symbole d’une autre manière de faire de la politique. Certes pas la plus facile, mais la seule qui puisse réconcilier les citoyens avec cette idée que l’on peut réellement contribuer à changer les choses, dans leur quotidien le plus immédiat.

Un même discours sans fard qu’ont tenu Isabelle Pasquet, Gilles Aspinas, Hendrik Davi, Bruno Cogaign, Carole Eldin ou Anne-Marie Delaubier, qu’ils soient d’Ensemble, du Parti communiste, du Parti de gauche, issus des Verts ou de la société civile.

Pas un discours de professionnels de la politique, ce qu’aucun d’entre eux n’est, mais des propos de citoyens s’adressant à d’autres citoyens et partageant les mêmes problèmes et les mêmes préoccupations.

De vraies raisons locales d’aller voter

Les problèmes que tous ont soulevés peuvent se régler au niveau départemental, car c’est localement que l’on gère les problèmes de transports, de places en crèche, de l’utilisation des fonds publics. « Je veux savoir comment mon argent sera utilisé, à quelles priorités. Sera-t-il dispensé à des fins de justice sociale ? ». Telles sont les vraies questions qui, ont affirmé tour à tour Hendrik Davi et Isabelle Pasquet, doivent inciter les citoyens à aller voter dès le premier tour des élections départementales. « Porter une pluralité de paroles pour convaincre de la nécessaire rupture avec le modèle capitaliste », poursuivait Anne-Marie Delaubier. « Une démarche qui s’exprimera dans les urnes, mais qui doit être soutenue par un mouvement social d’envergure ». Une loi Macron dénoncée avec force, une réforme territoriale pour donner les pouvoirs à « une institution dont personne ne connaît encore l’étendue des compétences, que nous rejetons, décidément ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous différencie ».

Un pas franchi par Bruno Cocaign de EE-LV qui a choisi « de rejoindre le Front de gauche. J’espère que d’autres camarades feront ce choix car nous sommes là pour veiller au respect des fondements de l’écologie politique. Trouver ensemble une autre organisation du travail ». Un modèle de société qui ne se résume pas « à se coucher devant la ligne Valls-Hollande. A être contraint au seul choix entre Pepsi et Coca », souhaitait Gilles Aspinas. Alors tout faire pour que « l’idéal de gauche ne disparaisse pas de la tête des gens ». Une gauche réinventée, englobant dans ces réflexions les questions qui traversent le siècle. « Celles de la crise écologique, mais aussi de l’égalité hommes-femmes ».

De grandes questions, certes, portées par cette gauche qui ne cesse de dénoncer la situation difficile vécue dans le département des Bouches-du-Rhône. 15% de chômeurs. « Un des départements les plus inégalitaires de France avec un taux effarant de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ». Les conséquences de cette politique d’austérité ne pourront être combattues que « si nous nous approprions notre droit à faire de la politique ». Élire donc « des femmes et des hommes qui résistent, concluait Isabelle Pasquet, décidés à protéger les politiques publiques de solidarité à faire payer à la finance les dépenses sociales ».

Gérard Lanux (La Marseillaise, le 20 mars 2015)

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