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Pierre Laurent soutien La Marseillaise. « Un outil indispensable à la confrontation démocratique »

En visite à Marseille aujourd'hui, le Secrétaire national du Parti communiste français s’engage fermement pour la défense de « La Marseillaise ».

En ouverture de son tour de France des régions, le Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, fait escale à Marseille aujourd'hui. Rencontre avec une délégation de salariés en lutte de plusieurs industries du département, rencontre citoyenne à Vitrolles dans le quartier populaire « Petite Garrigue » avec des habitants, des associations, un représentant de la mosquée et, en point d’orgue, un meeting pour les vœux du PCF 13 au Parc Chanot, le programme promet d’être particulièrement chargé. Mais particulièrement préoccupé par la situation de « La Marseillaise » et mobilisé pour la pérennité du titre, Pierre Laurent a bien voulu répondre à nos questions. Entretien.

La Marseillaise. Après 70 ans d'existence, « La Marseillaise » est aujourd'hui confrontée à de graves difficultés qui mettent en péril son existence. Quelle a été votre réaction quand vous l'avez appris ?

Pierre Laurent. Je me suis tout de suite dit qu'il allait falloir se battre. « La Marseillaise » vient de célébrer ses 70 ans avec des initiatives publiques rassembleuses qui ont confirmé non seulement le rayonnement du journal dans le paysage médiatique du Sud de la France mais aussi que l’attachement au titre va bien au-delà de ses lecteurs. « La Marseillaise » est perçue comme l’espace de liberté et d’expression de celles et ceux qui luttent, qui résistent et qui construisent une pensée alternative à l’ordre mondial. Elle incarne ce Midi rebelle et fait partie intégrante de son identité. Comme beaucoup de journaux, particulièrement de journaux indépendants, « La Marseillaise » vit en permanence dans l’incertitude du lendemain, régulièrement confrontée à des difficultés financières. Mais l’annonce de la mise en redressement judiciaire résonne comme un coup de semonce. Il est impensable que le journal disparaisse. Le Parti communiste, ses premiers responsables comme ses militants de la zone de diffusion de « La Marseillaise », qui défendent et soutiennent le journal depuis sa création, sont pleinement engagés dans la bataille pour maintenir le quotidien et garantir son développement.

La Marseillaise. Vous qui avez été journaliste puis rédacteur en chef de « l'Humanité », quel regard portez-vous sur la situation du journal ?

Pierre Laurent. La situation du journal est grave mais elle est malheureusement celle de nombreux titres. Cela fait deux ans que, comme rapporteur sur les crédits de la presse au Sénat, j'alerte sur la situation. La mobilisation des communistes, des lecteurs, de l’association des Amis de « La Marseillaise », d’acteurs du mouvement progressiste, de personnalités du monde culturel, de collectivités parviendra, j’en suis sûr, à surmonter ces difficultés. Mais le système économique actuel qui étouffe le pluralisme de la presse doit être mis en cause. Le peuple français vient de manifester son attachement à la liberté de la presse. Il faut maintenant obtenir de l’État des gestes forts, politiques et financiers qui feront passer cette liberté dans les actes. Les belles paroles ne suffisent plus.

La Marseillaise. Quelle est la nature de votre attachement à « La Marseillaise » ?

Pierre Laurent. En tant que journaliste, dirigeant communiste et militant du pluralisme de la presse, je considère « La Marseillaise » comme un outil indispensable au débat, à la confrontation démocratique et à la mise en lumière de réflexions, d’analyses et d’expertises. Peut-on se faire une opinion sur le programme de Syriza, sur la loi Macron, sur la lutte des routiers, de la SNCM ou des cheminots sans des journaux comme celui-là ? Poser la question c'est y répondre.

La Marseillaise. Avez-vous une histoire plus personnelle avec ce journal ?

Pierre Laurent. Les liens avec « La Marseillaise » se sont tissés quand j’étais directeur de la rédaction de « L’Humanité ». C'est le même idéal de Jean Jaurès qui nous anime. Depuis que je suis Secrétaire national du PCF, j’entretiens les mêmes relations fraternelles avec les salariés et leur direction, à travers des interviewes ou des initiatives publiques et j'aime aussi passer par le Mondial quand mon emploi du temps le permet.

La Marseillaise. En tant que Sénateur, vous avez déposé un amendement « Charb » la semaine dernière, en quoi ce texte peut-il influencer le sort de « La Marseillaise » ? Quel regard portez-vous sur le pluralisme de la presse en général et sur le rôle que doit y jouer l'aide publique ?

Pierre Laurent. Au-delà, il faut revoir le système d’aides publiques à la presse qui reste injuste et inapproprié. Charb m'avait demandé de soutenir cet article de loi en faveur des dons à la presse en décembre, car il était inquiet pour les finances de Charlie Hebdo. Nous allons le faire adopter en février, je pense. Il servira à d'autres journaux, notamment à « La Marseillaise ».

Propos recueillis par Mireille Roubaud (La Marseillaise, le 26 janvier 2015)

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