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Anti-austérité. Une marche pour refuser la pensée unique

A l’appel d’organisations de gauche de la région, plusieurs milliers de manifestants ont déferlé sur La Canebière hier après-midi. De quoi interpeller le gouvernement sur la loi Macron.

Moins de 10°C. Fort Mistral. Pas de quoi abattre la volonté des milliers de manifestants présents hier en début d’après-midi sur le Vieux-Port (1.100 selon la police, 8.000 selon les organisateurs). Venus pour répondre à l’appel d’un collectif d’organisations de gauche de la région(*), ces derniers ne lâchent pas le combat contre le libéralisme porté par les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui. Le mot d’ordre reste le même : « Non aux politique d’austérité. »

Alors que la marche remonte la Canebière en direction de la place Castellane, le cortège s’épaissit. Les banderoles s’élèvent. Les unions locales de la CGT ont dépêché des délégations depuis Antibes, Vitrolles, Gardanne, Aix, Marseille, etc. Des salariés d’entreprises en lutte grossissent aussi les rangs : SNCM, Moulins Maurel, Pôle emploi… Pas question d’accepter le défaitisme ambiant. Que soit pour de nouvelles anicroches au droit du travail, comme la loi Macron débattue lundi, ou pour des fermetures d’entreprises et suppressions d’emplois. « Tant qu’il y a de la mobilisation, il y a de l’espoir », juge Thierry Pettavino (UD CGT). « On crée les conditions pour ouvrir le débat. »

Proposer d’autres pistes

A ce propos, les initiatives foisonnent. « On prépare un projet alternatif pour éviter l’arrêt de l’activité de raffinage », prévient par exemple Fabien, Trujillo, délégué CGT à Saint Louis Sucre, présent dans le cortège avec bon nombre de ses collègues. Même détermination pour les salariés de la Marseillaise qui portaient, eux aussi, une banderole pour que « perdure le journal » et pour défendre « le pluralisme ». Certains ont des solutions toutes simples… Comme Edmond Bonnet, militant septémois au Mouvement de la paix : « Si on supprime les dépenses d’armements, il y aura de quoi satisfaire les besoins sociaux. »

La jeunesse ne manque pas à l’appel. « On est toujours là », insiste Thibault Albanese, Secrétaire fédéral de la Jeunesse communiste (JC). On fait ce qu’on peut contre ces politiques d’austérité imposées par l’Union européenne. » Parmi les méthodes employées par la JC, il y a le « refus de se résigner », mais aussi la démarche d’union avec d’autres organisations (telles que l’Unef ou l’UNL) ou des citoyens sans étiquette. Une convergence des luttes en somme.

Marjolaine Dihl (La Marseillaise, le 25 janvier 2015)

(*) CGT, Solidaires, FSU, Unef, Front de gauche, JC, NPA, Rouges Vifs, Attac, Mouvement de la paix, Aix solidarité, Collectif Droit des femmes, Mutuelles de France…

Il y a actuellement 1 réactions

  • Manif du 24 janvier

    Habitué aux manifestations syndicales depuis 1956 et présent à celle du 24 janvier 2015 sur le Vieux Port de Marseille, organisée par l'UD-CGT13 dans une coalition syndicats-partis-associations, j'ai constaté que le nombre de participants (1000 pour la police, 5000 à 8000 pour les organisateurs)avait encore diminué pour une ville de 850 000 habitants (les environs en plus). Ce n'était pas un déferlement. En exemple, j'ai compté une douzaine à peine de sympathisants du Mouvement de la Paix! Avec tous les conflits actuels sur la planète, c'est vraiment très peu. Dans la coalition, il manquait aussi beaucoup de syndicats. Espérons que ce sera mieux la prochaine fois. En attendant, les Français(es)espèrent certainement que l'on s'intéresse mieux à leurs problèmes.

    Par Rapin, le 26 January 2015 à 09:03.