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Le 16 mars. La Marseillaise refait son look

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La Marseillaise. Donner à la démocratie locale l’oxygène du pluralisme

Vœux. Les élus communistes et républicains des Bouches-du-Rhône ont remis hier un chèque de soutien à La Marseillaise.

Comme il l’avait annoncé, Florian Salazar-Martin le Président de l’association départementale des élus communistes et républicains (Adecr) des Bouches-du-Rhône, a consacré hier la cérémonie de présentation de ses vœux à la défense du pluralisme et au soutien à La Marseillaise. Après le massacre à Charlie Hebdo et la réaction populaire qui s’est exprimée dans tout le pays, l’Adjoint au Maire de Martigues appelle « à un sursaut démocratique » qui passe dans le Sud de la France par la mobilisation pour que vive La Marseillaise. « Pour sauver ce journal, il y a besoin d’une prise de conscience associative, syndicale, citoyenne car La Marseillaise fait entendre la voix du peuple, celle de ceux qui n’ont pas de tribune », insiste-t-il.

Des paroles qui vont droit au cœur du Président de l’association des Amis de La Marseillaise, Serge Baroni, pour qui « si l’on venait à perdre ce journal ce serait comme perdre une jambe ». Très applaudi, il reçoit des mains de Paul Sabatino, trésorier de l’Adecr 13 un chèque de 2.600 euros auquel s’ajoute un autre, d’un montant élevé : 2.000 euros récoltés par la branche locale des Amis de La Marseillaise aux Pennes Mirabeau.

« Un titre dans lequel les salariés se retrouvent »

Présente également, Paulette Dadoit, responsable presse au PCF 13 salue la mobilisation et se replonge dans ses souvenirs d’enfance pour parler de son attachement indéfectible au journal. « Je me rappelle, toute petite, être entre mes parents au bord de la route pour attendre un car. Nous y sommes monté. À l’intérieur les gens ont chanté jusqu’à Gémenos. C’était la Fête de La Marseillaise, pleine de rires, de chants et de fraternité », confie-t-elle  émue avant d’évoquer la colère de son père lorsque son journal était censuré voire saisi au moment des guerres coloniales. Pour elle, « défendre La Marseillaise à l’époque c’était déjà défendre la liberté d’expression ».

Sébastien Madau, rédacteur en chef, témoigne quant à lui des difficultés traversées aujourd’hui par La Marseillaise et ses salariés. « Charlie Hebdo avant de connaître les événements tragiques que l’on sait, était aussi menacé de disparition, et se donnait une espérance de vie de 6 mois », rappelle-t-il, considérant qu’il y a urgence à revoir le système des aides à la presse pour permettre aux titres les plus en difficultés de continuer à jouer leur rôle démocratique.

Dans l’assistance, Isabelle Pasquet, élue marseillaise et ancienne Sénatrice voit dans La Marseillaise « un titre qui rend compte des luttes sociales et dans lequel les salariés se retrouvent ». Georges Rosso, Maire PCF du Rove, souligne « la sincérité avec laquelle La Marseillaise permet le débat sur la métropole et aborde les conséquences de la baisse des dotations de l’État aux communes ». Patrick Pin, Maire Front de gauche de Belcodène insiste : « dans une région qui avait trois titres, qui n’en compte plus que deux, si La Marseillaise tombe c’est le pluralisme qui disparaît ». Pierre Mingaud, Maire PCF de La Penne-sur-Huveaune qui juge, quant à lui, La Marseillaise indispensable à la vie démocratique locale car elle « a su mettre en évidence pour les citoyens, les problèmes d’actualité posés aux collectivités locales ».

La Marseillaise, le 16 janvier 2015

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