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Grèce. Le vent du changement souffle sur Athènes

La gauche radicale en tête des sondages à moins d’un mois des prochaines législatives. Son programme anti-austérité sème la panique dans les institutions européennes et financières.

Le parti de gauche anti-austérité Syriza a de bonnes chances d’arriver au pouvoir après les législatives du 25 janvier même s’il demeure de nombreuses inconnues.

Le score attendu de Syriza, environ 28% selon un sondage publié lundi, ne pourra pas lui assurer une majorité parlementaire suffisante pour former un gouvernement à lui seul et il devra rechercher des alliances auprès de petits partis.

Au lendemain de l’échec du Parlement à élire un nouveau Président de la République, le Premier Ministre conservateur Antonis Samaras, en tête d’une coalition droite-socialistes depuis deux ans, a dû se résoudre à demander à l’actuel Président Carolos Papoulias, comme le prévoit la Constitution, des élections anticipées et la dissolution du Parlement.

Mettre fin aux politiques d'austérité

Antonis Samaras n’a pas hésité pour une nouvelle fois à brandir le spectre de la sortie de la Grèce « de la zone euro », si Syriza l’emportait aux législatives.

Il est soutenu par les institutions financières internationales, les droites et l’Union européenne. Ainsi le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son aide. Et le Ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, a de nouveau mis en garde qu’il n’y avait « aucune alternative » aux réformes menées en Grèce. Le commissaire européen et socialiste français Pierre Moscovici est allé dans le même sens.

La Gauche radicale souhaite mettre fin « aux politiques d’austérité » et renégocier avec l’UE et le FMI, une nouvelle restructuration de la dette publique, qui continue d’être le fardeau de l’économie grecque.

La Marseillaise, le 31 décembre 2014

Une ascension fulgurante

Syriza, le parti grec de la coalition de la Gauche radicale, a connu lors de la crise de la dette grecque une ascension fulgurante.

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée « Coalition des mouvements de gauche et écologistes », la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l’unité au sein de la gauche grecque, à l’époque fragmentée.

En 2004, l’alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

En 2008, Alexis Tsipras est élu Président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, le parti apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu Député pour la première fois.

Entre 2010 et 2012, période de l’éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l’annulation des plans d’austérité des créanciers du pays. En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu Vice-Président de la Gauche européenne présidé par le communiste français Pierre Laurent.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s’envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier Ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Début 2014, Alexis Tsipras, 40 ans, est présenté par la Gauche européenne comme candidat au poste de Président de la Commission européenne.

Aux élections européennes de mai 2014, Syriza arrive en tête en Grèce avec 26,57% des voix.

Depuis, Syriza devance systématiquement la droite de deux à trois points dans les sondages électoraux.

La Marseillaise, le 31 décembre 2014

L'effet domino

A la bouche, ils n’ont que les mots de « liberté », de « souveraineté des peuples », de « prospérité ». Mais leur sincérité s’arrête là où commencent leurs intérêts financiers, idéologiques et politiques. Pour le FMI, pour la commission européenne et son zélé porte-parole Pierre Moscovici, pour la droite allemande, la liberté du peuple grec de choisir librement son destin relève de l’insupportable.

Pour une double raison. En remettant en cause l’hideuse austérité qui a mis à genoux leur société, les électeurs grecs gripperaient la logique du capitalisme financier qui s’engraisse sur les droits économiques et sociaux des populations. Ils pointeraient du doigt son essence même. En outre, les Grecs enverraient un message d’espérance à tous ceux qui, en Europe, participent à la résistance contre les casses austéritaires. Ils ouvriraient la voie à d’autres insurrections citoyennes. Plus que tout, les forces du libéralisme de droite comme de « gauche » craignent un effet domino qui surgissant en Grèce gagnerait d’autres nations. Pardon de paraphraser Marx, mais un spectre hante encore et toujours l’Europe libérale : le spectre de l’anti-austérité et du progrès. Ils seront capables de tout pour l’éradiquer. Aux forces progressistes de relever ce défi. En Grèce, en Europe, et donc aussi en France.

Christian Digne (La Marseillaise, le 31 décembre 2014)

Repères

Pierre Moscovici, Commissaire européen. « Un engagement envers le nécessaire processus de réformes favorables à la croissance est essentiel pour que la Grèce prospère à nouveau ».

25,5%. C'est le taux de chômage en Grèce. Un rapport de la FIDH montre comment les mesures d'austérité, dictées par les créanciers du pays, l'UE et le FMI ont affecté « tous les droits de l'Homme, des droits sociaux à la liberté d'expression ». Le salaire minimum a été réduit de 22% après le second prêt international octroyé au pays en février 2012.

« La première pierre ». Dans une déclaration, le Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui est également Président du Parti de la gauche européenne auquel appartient Syrisa, souligne que « malgré les pressions, le Parlement grec confirme pour la 3e fois son refus d'élire Dimas, le candidat de la coalition gouvernementale, à l'élection présidentielle. C'est une victoire contre l'austérité et une sanction bien méritée pour Nouvelle Démocratie et le Pasok. Une nouvelle ère pour le peuple grec et pour l'Europe est à portée de main. Syriza, dont le programme répond aux urgences sociales et formule des propositions pour redresser le pays, est en tête de tous les sondages. Sa victoire, que je souhaite ardemment, serait non seulement un espoir mais aussi la première pierre d'une solution commune et de progrès pour tous les européens qui souffrent ».

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