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Martigues. « Un cadre pour évoluer et grandir ensemble »

Au terme d’une large concertation avec la communauté éducative, la ville est prête pour la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

« A Martigues, on a l’habitude de gérer le périscolaire. On s’est appuyé sur ce qui était déjà en place pour appliquer la réforme. On a confiance parce qu’on a cette expérience » déclarait Gaby Charroux hier matin lors de la visite des travaux effectués dans les écoles durant l’été. Si sur la commune elle ne convainc personne et surtout, elle est loin de prendre en compte « l’intérêt de l’enfant », pour autant, « cette réforme était imposée » rappelle Annie Kinas, Adjointe déléguée à l’Enseignement. « On a pris le temps de la réflexion et de la concertation avec tous les acteurs pour mettre en place ce complément d’activités dans un esprit de découverte, un aspect "touche à tout" » poursuit l’élue. C’est ainsi que la décision de rajouter le mercredi matin la ½ journée supplémentaire a été prise, au terme d’un long débat avec les parents et les enseignants : « finalement, on a choisi ce jour pour harmoniser les horaires avec les collèges et les lycées et faciliter l’organisation familiale ».

L’idée pour la municipalité était de faire pour le mieux puisqu’on ne pouvait pas faire autrement : « c’est l’occasion de poser un cadre pour évoluer et grandir ensemble ». Avec l’ambition poursuivie par la Ville de préparer les enfants à devenir des citoyens émancipés.

Un projet éducatif pour encadrer les activités

Un Projet éducatif territorial, défini par l’ensemble de la communauté éducative, a été établi autour de 5 objectifs : respect du rythme de l’enfant et de ses besoins ; l’encourager à découvrir de nouvelles activités afin de gommer les inégalités d’accès à la culture, au sport ; l’épanouissement de l’enfant, l’éveil de sa curiosité et de son imaginaire ; l’aider à grandir, à apprendre le « vivre ensemble » ; permettre à l’enfant d’être « acteur » ; et enfin, favoriser les liens parents- enfants-école. Dans ce cadre, 5 domaines d’intervention ont été dégagés : citoyenneté et ouverture sur le monde ; éveil artistique et culturel ; découvertes scientifiques, techniques et numériques ; développement de la pratique sportive ; le jeu comme activité de développement de l’enfant. Les enseignants ont intégré dans leur projet d’école le projet éducatif territorial pour une meilleure cohérence pédagogique.

Il a fallu aussi concevoir l’organisation et la mise en place des activités : douze coordonnateurs diplômés ayant reçu une formation de trois jours assureront la transition temps scolaire/périscolaire, pointage, suivi des ateliers et les relations enfant/famille/école/animation. Les animateurs choisis pour encadrer des ateliers sont déjà dans des structures municipales (restauration scolaire, maisons de quartier, service des sports, culture), auxquels il faut ajouter une cinquantaine d’enseignants. Des services et structures municipaux qui ont par ailleurs été sollicités pour organiser ces « Nouvelles activités périscolaires » (NAP) : Éducation-Enfance, Culture, Sport, Aménagement et développement durable, Prévention et accès au droit, Maisons de quartier, cinéma Jean-Renoir. La MJC est également partenaire et sera un lieu d’accueil. Car il a aussi fallu trouver des espaces pour installer les ateliers (gymnase, stade, Maisons de quartier…).

Deux zones sur la commune

La ville a été divisée en deux zones de huit groupes scolaires chacune. Les enfants auront toujours 24h de classe : de 8h30 à 11h30 du lundi au vendredi, et l’après-midi, deux jours par semaine, soit de 13h30 à 16h30 soit de 13h30 à 15h. Les temps d’activités périscolaires se feront les jours où l’école finit à 15h, les lundi et jeudi sur la zone 1, et les mardi et vendredi sur la zone 2. Les parents ont alors le choix d’inscrire les enfants aux NAP (1 ou 2 fois par semaine) ou de les récupérer. Sur les 4.680 enfants du primaire (maternelle et élémentaire), 2.800 sont déjà inscrits aux activités, qui sont gratuites.

Entre les garderies du matin et du soir, le temps de la restauration scolaire et maintenant l’accueil du midi le mercredi et les NAP, « la commune assumera une prise en charge journalière des enfants quasiment aussi importante en temps que celle de l’Éducation nationale » relevait Gaby Charroux. C’est dire que si à Martigues l’essentiel a été fait pour offrir aux enfants le meilleur, tous les écoliers de France n’auront pas cette possibilité. La ville a en effet estimé à 1 million d’euros par an le coût de cette « réforme ». Un « fonds d’amorçage » de 54 euros par élève sera versé la première année uniquement. Après, aux communes de se dépatouiller…

Nathalie Pioh (La Marseillaise, le 2 septembre 2014)

Le numérique fait sa rentrée

Traditionnellement, l’été est l’occasion de mener des travaux dans les écoles. Certains sont plus petits comme à Louise-Michel (nettoyage haute pression de la façade, changement des faux plafonds et aménagement de rangements) d’autres plus importants. A l’élémentaire d’Aupècle, avec la réfection des faux plafonds dans quatre classes, des escaliers extérieurs de secours, on a refait aussi les cloisons et porte coupe-feu (montant total des travaux: 78.300 euros). Pour l’école élémentaire Tourrel, outre la peinture dans trois classes et la reprise de l’alimentation d’eau depuis le compteur, il y a eu mise en conformité électrique et pose d’un faux plafond dans tout le bâtiment avec câblage internet dans les classes (montant total : 161.091,50 euros). Enfin, à Canto-Perdrix, après une première partie effectuée l’an dernier, les maternelles 1 et 2 ont été rénovées avec isolation thermique par l’extérieur, étanchéité des toitures et remplacement des menuiseries (montant total : 231.700 euros).

Mais la nouveauté cette année, c’est l’installation dans trois classes de la ville (1 CM2 à Canto-Perdrix, à Saint-Julien et à Henri-Tranchier) d’un tableau blanc interactif (TIB). Petit bijou technique, il fera à n’en pas douter des merveilles pédagogiques. En effet, il regroupe toutes les technologies numériques : un site internet dédié aux enseignants pour les ressources pédagogiques, un accès à google maps ou google earth pour des cartes géographiques, mais surtout il permet de mener un cours : travail sur un texte, outils mathématiques et géométriques, visionnage vidéo, et quelques outils « magiques » pour travailler de façon plus ludique. Il peut aussi servir de support « classique » avec des feutres adaptés. L’intérêt est multiple : les outils pédagogiques sont facilement réactualisés et il éveillera la curiosité des enfants. Surtout, l’angoisse du tableau noir s’effacera certainement devant l’engouement du tableau blanc : la manipulation d’un tel outil sera sûrement captivante pour l’élève qui lèvera sans doute plus volontiers le doigt pour aller au « TIB ».

La Marseillaise, le 2 septembre 2014

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