Fédération des Bouches-du-Rhône

Fédération des Bouches-du-Rhône
Accueil > Vos Parlementaires
 

L'agenda



Flux rss

Dans l'agenda

Agenda de la fédération



Agenda des sections



Flux rss

 
 
 

Condamnation des journalistes d'Al-Jazeera. L'Egypte s'enfonce

Communiqué de Marie-Christine Vergiat, Députée européenne Front de Gauche

Hier, l’Australien Peter Greste, le Canado-Egyptien Mohamed Fahmy et l’Egyptien Baher Mohamed, journalistes de la chaîne qatarienne Al-Jazeera basés en Egypte, ont été condamnés à sept ans de prison.

La justice égyptienne leur a reproché d’avoir "diffusé de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité de l’État et à la paix sociale" et les a accusés "d’association avec une organisation terroriste" - en l'occurrence la confrérie des Frères musulmans, décrétée organisation terroriste en décembre. Du grand classique en matière de politiques liberticides pour combattre ses opposants politiques.

Ce verdict est l'aboutissement d’un procès politique qui depuis le début relevait d'une parodie de justice : les accusés ont été interpellés sans mandat d’arrêt, le parquet n’a pas été en mesure d’apporter des éléments prouvant l'implication des intéressés dans les activités de la confrérie, la défense n’a pas eu accès au dossier...

En réalité, le nouveau régime égyptien reproche avant tout à la chaîne qatarienne d’information de couvrir la répression des pro-Morsi depuis le renversement du président déchu.

La condamnation de ces journalistes intervient quelques jours après la nouvelle condamnation à mort de 183 personnes, confirmant partiellement en appel le verdict d'un procès de masse surréaliste qui avait prononcé la peine capitale pour 683 islamistes présumés.

La détérioration constante de la situation des droits de l'Homme se poursuit donc indéniablement en Egypte. Depuis le 25 janvier 2014, pas moins de 16 000 personnes ont été arrêtées dont 1000 manifestants et 65 journalistes. S'en sont suivies de nombreuses condamnations y compris à mort, à perpétuité ou à de longues peines de prison mais aussi à de la détention illégale.

Les nouvelles autorités égyptiennes ne cessent donc de bafouer chaque jour un peu plus les principes de la démocratie et des droits de l'Homme.

Amnesty International parlait hier d’un "jour noir pour la liberté de la presse". Quant aux collègues des journalistes condamnés, ils ont lancé une campagne de mobilisation internationale sous le slogan « Le journalisme n'est pas un crime » que j'invite à soutenir : http://beingjournalistisnotacrime.wesign.it/fr

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.