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Grèce. Vent d’espoir à six jours des européennes

La gauche radicale Syriza emporte les principales régions du pays au 1er tour des élections locales.

La percée de la gauche radicale Syriza au 1er tour des élections locales hier en Grèce, face à la droite du Premier Ministre, reflète la colère des Grecs face aux répercussions de la crise, comme le discrédit de la classe politique traditionnelle, les socialistes du Pasok en tête.

Le Syriza a réussi pour la 1ère fois à participer au 2nd tour à Athènes et dans sa région, l’Attique, la plus grande du pays (un tiers de l’électorat). Syriza sera aussi au second tour dans quatre autres régions. « Athènes et l’Attique ont envoyé un message fort contre "le mémorandum" (la politique d’austérité) », s’est félicité hier à la radio Skaï Panos Skourletis, le porte-parole du Syriza. « Si le résultat de dimanche prochain est un désaveu des politiques gouvernementales, il y aura des conséquences politiques », a-t-il prédit. Alexis Tsipras, Président du Syriza et candidat de la Gauche européenne pour la présidence de la Commission européenne, ne cessant de réclamer des élections législatives anticipées.

Alliance droite-gauche

Rena Dourou, la candidate de ce parti en Attique, est arrivée première avec 23,7%, devançant de plus de 1% Yannis Sgouros, actuel Président de la région soutenu par les socialistes Pasok. Toutefois, le Syriza devrait avoir du mal à l’emporter, M. Sgouros bénéficiant sans doute des voix de la droite, partenaire des socialistes dans le gouvernement de coalition. Même enjeu pour Athènes où l’actuel Maire, Georges Kaminis, soutenu aussi par les socialistes, devance Gavriïl Sakellaridis, son adversaire Syriza de 1%. Le porte-parole du gouvernement Simos Kédikoglou a donné le ton dès hier matin en déclarant que la droite « soutiendra les candidats du centre-gauche à Athènes et en Attique ». Yannis Boutaris, qu’il devance de dix points.

« Sept jours cruciaux » avant les européennes, « les dilemmes du second tour et le spectre des élections législatives anticipées » titrait le quotidien progouvernemental Ta Nea, le plus gros tirage du pays. Mais la presse s’inquiétait également hier de la hausse du parti néonazi Aube dorée, dont les candidats à Athènes et en Attique ont emporté respectivement 16% et 11% des voix, un taux inédit. « Le serpent est ressorti de l’oeuf », a indiqué Ethnos en prévenant que « la bande néonazie sera vivante tant que les deux grands partis n’écouteront pas les angoisses du peuple ».

« Hourra ! Pour la première fois en Europe a craqué la chaîne libérale qui étouffe les peuples, celle de la complicité de la droite et du PS pour appliquer ensemble les politiques d’austérité », a réagi en France Jean-Luc Mélenchon. Le Secrétaire national du PCF Pierre Laurent se réjouissant lui aussi des résultats de Syriza : « La gauche européenne que nous représentons va sortir renforcée des urnes », a prédit le Sénateur, même s’il constate qu’en France, « beaucoup trop de gens de gauche se sentent démobilisés… à cause de la politique du gouvernement qui les a trahis depuis 2012 ».

La Marseillaise, le 20 mai 2014

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