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Arles. L’argument de la dette pour attaquer les secteurs clés

Conseil municipal. Désormais placée en milieu d’après-midi, la réunion a été marquée par des empoignades entre les nouveaux venus du FN et la majorité.

« Nous allons devoir vous supporter pendant six ans et nous le déplorons, mais à chaque fois nous vous répondrons » a lancé l’Adjoint PCF Nicolas Koukas à l’adresse du FN Pierre Chenel, auteur hier à l’occasion du deuxième Conseil municipal de la nouvelle mandature de plusieurs sorties emblématiques du credo frontiste, caricaturales. Celui-ci a d’ailleurs provoqué l’hilarité générale à plusieurs reprises, dans ses commentaires sur les subventions allouées aux associations.

« Continuez c’est trop bon ! » s’est même exclamé le Maire alors que M. Chenel égrainait la liste des structures qui, à son goût, touchent trop d’aides de la Mairie.

L’extrême-droite se dévoile

Des interventions stéréotypées qui auraient pu être comiques, dans leur extrême conformité au discours attendu d’extrême-droite, si elles n’avaient pas visé comme prévu le secteur de la Culture : toucheraient « trop de sous » l’association Andromède, ossature de la salle de concert le Cargo de Nuit, le Théâtre de la Calade « dont je connais l’ancien directeur » (Henry Moati est toujours directeur du théâtre ndr), les Rencontres de la photo et bien sûr l’association des Musulmans d’Arles ou encore l’association pour la création d’un musée de la Résistance et de la Déportation… « elles touchent beaucoup d’argent » a répété à l’envi le chef de file des 6 élus FN, ajoutant comme argument imparable « pour une ville endettée ». Une ville qui, a dû rappeler le Maire Hervé Schiavetti, est moins sujette au poids de la dette que ses voisines avignonaise ou marseillaise et qui consacre en tout et pour tout 2,5% de son budget aux subventions.

La droite à son habitude

Une séance avancée à 15h désormais qui a été animée, enjouée parfois, qui s’était pourtant ouverte sur une série fastidieuse de 27 désignations de représentants ou délégués de la municipalité au sein d’instances telles que le Syndicat mixte du Port de Plaisance ou le Comité de pilotage pour l’étude « Plage de Piémançon ». Avant cela Muriel Boualam (UMP) a posé la question de la réforme des rythmes scolaires, pointant la politique de l’attente pratiquée par la mairie, enjoignant la majorité à proposer une motion défavorable, à l’instar de des villes de Marseille ou Salon.

Pointant la difficulté d’harmoniser une réforme du temps passé en classe dans une commune qui est à la fois urbaine et rurale, le Maire a ensuite passé la parole à son Adjoint à l’Éducation Bernard Jourdan. Celui-ci a précisé que des propositions avaient été faites au directeur d’académie, qui consisteraient à allonger la durée de la matinée, et à regrouper le temps périscolaire sur deux jours. Réponse le 12 juin prochain.

Dans le dossier crucial du Plan de prévention des risques d’inondation, l’UMP Philippe Vial a déploré le « manque de crédibilité »  manifesté par la Ville « en dépit des travaux techniques » lors de ses négociations avec les services de l’État ; l’Adjoint aux Travaux Jean-Luc Masson lui assurant qu’une « évolution du zonage » était encore envisageable…

Sébastien Besatti (La Marseillaise, le 15 mai 2014)

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