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Arrestation de militants du 20-F au Maroc. Stop à la répression !

Communiqué de Marie-Christine Vergiat, Députée européenne Front de Gauche

10.000 personnes ont défilé le 6 avril à Casablanca lors d’une "Marche nationale de protestation et de défense du pouvoir d’achat, de la dignité, de la liberté et de la justice sociales", à l’appel des principaux syndicats.

Des ONG et le Mouvement du 20 février ("20-F"), né dans le sillage de ce qu'il est convenu d 'appeler les révolutions  arabes en 2011 et qui réclame des réformes sociales et politiques profondes, se sont associés au mouvement.

Alors que la manifestation se déroulait dans le calme, la police a encerclé en fin de parcours un groupe de 11 militants du mouvement du 20 février et a violemment procédé à leur arrestation.

Que leur reproche-t-on ? Officiellement, ils ont été arrêtés pour « violence envers un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions » et « participation  et organisation d’une manifestation non déclarée ». Or de l'avis des ONG présentes, la manifestation était absolument pacifique, et la marche syndicale avait préalablement été autorisée par les autorités.

En réalité, il semble que l’intervention policière s’est produite lorsque des militants du 20-F ont scandé des slogans contre le pouvoir dans son ensemble et non plus seulement contre le chef du gouvernement islamiste.

Les militants ont été présentés au Parquet du tribunal de première instance d'Aïn Sebaa et attendent désormais de savoir s'ils seront ou non poursuivis.

Un sit-in de protestation contre ces arrestations a été organisé lundi soir devant le Parlement de Rabat.

Ces arrestations sont en flagrante contradiction tant avec le discours officiel qu'avec les engagements de l’État marocain (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, articles 25 et 29 de la Constitution de 2011 sur le droit et la liberté de réunion et de manifestation...). Elles s'inscrivent dans le cadre d'une explosion du nombre de prisonniers politiques : le Maroc compte au moins 240 détenus politiques et d'opinion. Parmi eux, 70 militants du Mouvement 20-F, mais aussi des étudiants, des syndicalistes, des militants des minorités, des femmes en lutte contre les abus des organismes de microcrédits...

Cette répression ne peut plus durer si le Maroc veut rester un partenaire privilégié de l'UE et surtout l'UE doit cesser de fermer les yeux au risque de se retrouver rapidement dans la même situation que vis à vis de la Tunisie de Ben Ali.

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