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Arles. Nouvelles oppositions

Ce dimanche, Hervé Schiavetti a été élu Maire d’Arles, avec 46,13% des voix au second tour. Il devance Cyril Juglaret, UMP-UDI(27,19% des voix) et Pierre Chenel, FN (26,67% des voix).

Pas de surprise donc, mais pas d’enthousiasme excessif non plus. Le Maire sortant, qui entame-là son troisième mandat, a certes remporté le second tour avec une large avance, mais force est de constater que le combat s’est révélé plus acharné et les résultats plus incertains que lors des précédentes élections, notamment celles de 2008, où Hervé Schiavetti avait été élu dès le premier tour. Ce qui rend la défaite peut-être moins amère du côté des candidats d’opposition.

Pierre Chenel (liste FN) s’est déclaré grandement déçu de sa troisième place, derrière Cyril Juglaret. Même s’il se félicite du score honorable effectué par sa liste « surtout pour une première à Arles », il avait l’ambition d’arriver en deuxième position, ne se faisant pas d’illusion sur la victoire du Maire sortant. Déplorant la victoire de ce dernier : « On court à la catastrophe avec ce nouveau mandat… le clientélisme continuera de plus belle, et la dette se creusera davantage… », il n’hésite pas à tacler au passage « l’immaturité politique » de Cyril Juglaret, faisant référence au refus du candidat UMP-UDI de rallier une liste commune avec le FN, proposée dans l’entre-deux tour. Selon lui, en agissant de la sorte, « M. Juglaret a de nouveau offert la Mairie à Hervé Schiavetti, pour le plus grand malheur des Arlésiens ».

« 26+27 ne font pas obligatoirement 53% »

Cyril Juglaret lui, ne regrette à aucun moment de ne pas avoir accepté la proposition de la liste FN et enterre l’accusation de Pierre Chenel : « 26+27 ne font pas obligatoirement 53 %. Je n’ai aucun regret quant à cette décision. C’est une question d’éthique, un principe que j’avais établi dès le début de la campagne : aucune alliance avec le FN ».

Quant à la seconde place obtenue, il reconnaît sa déception, même s’il estime que sa liste n’a pas à rougir du score effectué. « Je suis un démocrate : je joue au jeu, je respecte les règles. Certes, j’aurais aimé que notre projet emporte plus d’adhésions auprès des Arlésiens. Ça n’a malheureusement pas été le cas. Nous sommes toutefois satisfaits d’être arrivés devant le FN, et nous sommes plus déterminés que jamais à faire entendre notre voix, face à la méthode, au programme et au manque de vision globale et à long terme de Hervé Schiavetti et de son équipe ».

Fier d’avoir effectué selon lui « une très belle campagne », Cyril Juglaret précise qu’il maintiendra une opposition constructive, respectueuse, mais sans concession : « Hervé Schiavetti a été réélu certes, mais à l’évidence ce n’est plus une majorité d’Arlésiens qui est derrière lui. Cela, il doit maintenant l’entendre, et nous serons là pour le lui rappeler… ».

Les listes de Cyril Juglaret et de Pierre Chenel obtiennent chacune 6 sièges au Conseil municipal, contre 33 pour Hervé Schiavetti et sa liste PS-PCF-EELV. De quoi renouveler quelque peu la composition du Conseil, notamment avec l’arrivée des frontistes… Dans l’édition de demain, la parole sera donnée au Maire, Hervé Schiavetti.

Loraine Drescher (La Marseillaise, le 1er avril 2014)

ACCM : David Grzyb brigue la Présidence

L’Adjoint PS au maire d’Arles David Grzyb, a fait savoir son intention de se présenter à la Présidence de la Communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette. Annoncée pendant la campagne, cette candidature soutenue par l’ensemble des Conseillers municipaux issus de la liste d’Hervé Schiavetti et le Député Michel Vauzelle, a été confirmée hier par l’intéressé. Les rapports de force lui sont plutôt favorables : sur 53 Conseillers intercommunaux que compte désormais la communauté d’agglo ACCM, l’élu devrait pouvoir compter sur les 17 élus de la gauche arlésienne, 9 St-Martinois et 2 de St-Pierre de Mézoargues.

« Cela fait une large majorité. Si elle le veut, la gauche peut se doter d’un Président à la communauté d’agglo » explique David Grzyb, qui n’exclut pas non plus « d’associer des Vice-Présidents de droite qui n’ont pas joué le jeu du FN » comme le nouveau Maire UMP de Tarascon Lucien Limousin, ou les premiers magistrats de Boulbon et St-Pierre. « Il n’y a pas de contre-indication à avoir un exécutif partagé » poursuit l’Arlésien né à Salin-de-Giraud, qui précise : « avec Roland Chassain c’est différent ».

Au 2e tour des législatives 2012, le Maire UMP de la station balnéaire camarguaise s’est fait remarquer en offrant ses voix à la candidate du FN Valérie Laupies, au nom d’un « tout sauf Vauzelle » qui avait été condamné à demi-voix par J-F. Copé. L’élection du successeur de Claude Vulpian se déroulera lors du prochain Conseil communautaire prévu la semaine prochaine. David Grzyb devrait logiquement l’emporter, d’autant qu’il n’a pour l’instant aucun adversaire déclaré…

La Marseillaise, le 1er avril 2014

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