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La Ciotat. Karim Ghendouf, « Un deuxième tour pour les enjeux locaux »

Entretien avec le chef de file de la Gauche rassemblée, à la veille d’un scrutin crucial.

La Gauche, qui a recueilli 21,28% des suffrages au premier tour, a poursuivi pendant toute cette semaine sa campagne de proximité. Retour sur les enjeux du scrutin avec Karim Ghendouf.

La Marseillaise. Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille de ce second tour des municipales ?

Karim Ghendouf. De celui-ci qui souhaite enfin pouvoir parler des élections locales de La Ciotat, et entrer dans ce débat ! Le premier tour a été un vote de portée nationale, alors que moi-même et mes colistiers sommes sur un débat municipal. L’ensemble des réunions de travail et le programme élaboré avec la population restent l’enjeu premier. Dimanche, les électeurs doivent penser à leur commune et au projet de ville qu’ils souhaitent pour leur ville.

La Marseillaise. La politique nationale a pris les devants au premier tour, et aujourd’hui c’est la place du FN qui fait débat…

Karim Ghendouf. Il est faux de dire que le FN a beau- coup progressé ici. De plus, les propositions formulées par l’extrême-droite -entre la création de 5.000 emplois et la baisse des impôts fonciers et taxe d’habitation- sont d’une démagogie immonde.

La Marseillaise. Une autre question est revenue dans les commentaires et analyses celle d’une Gauche qui aurait pu stratégiquement partir séparément.

Karim Ghendouf. Je persiste à dire que c’était la seule solution. Et je suis fier de conduire une liste de toute la gauche et des progressistes pour notre projet de ville et la commune. Pour autant, je n’ai jamais nié les débats nationaux, notre discours et nos positions ont toujours été claires que ce soit sur la métropole ou la politique gouvernementale. Je suis et je reste communiste ! Dans le même temps, je suis convaincu que cette union, basée sur des valeurs et un projet communs, reste valide à La Ciotat.

La Marseillaise. La possible réélection de Patrick Boré va, selon son programme, entraîner la création du complexe hôtelier et la poursuite des constructions au Nord-Est de la ville.

Karim Ghendouf. Les recours que j’ai engagés contre le complexe hôtelier sont toujours en cours, je reste plus que jamais opposé à sa politique. Et c’est justement sur ce type de sujets sur lesquels les citoyens doivent s’exprimer. L’abstention des gens de Gauche et des progressistes est incompréhensible par rapport aux efforts qu’exigent cette campagne et vis-à-vis des habitants de La Ciotat qui se démènent dans les difficultés.

La Marseillaise. L’autre difficulté est de sensibiliser les électeurs des quartiers populaires.

Karim Ghendouf. Je leur demande de refaire de la Politique. Nous ne pouvons agir seuls. Le message envoyé par cette abstention n’est pas intelligible. Ils ont trois choix. Qu’ils s’expriment. Ils faut se battre, il faut réapprendre à être fier de ce que l’on est, pour être un citoyen à part entière. Le haut niveau de propositions de notre programme tranche avec le renoncement ambiant et la facilité. Ce renoncement, qui a notamment touché de plein fouet les quartiers populaires, rend aussi compréhensible le désarroi dans lequel Patrick Boré a plongé des populations entières. Nous sommes convaincus qu’une autre vision de la commune, qu’un autre projet de ville est possible. C’est tout l’enjeu de ce deuxième tour.

La Marseillaise, le 28 mars 2014

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