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Evelyne Santoru-Joly. Face à la métropole, un seul bulletin

Comme les communes, l'Assemblée départementale menacée : entretien avec la Conseillère générale.

La Marseillaise. Quels sont les liens entre une municipalité, Port-de-Bouc en l’occurrence, et le Conseil général ?

Evelyne Santoru-Joly. L’Assemblée départementale et dans ce cadre, la fonction de Conseillère générale sont devenus des partenaires incontournables de notre commune et un garant de la solidarité départementale, pour corriger les inégalités entre les territoires. L’action conjointe du Maire de Port-de-Bouc et de la Conseillère générale est essentielle pour obtenir de la part du Conseil général (CG) les moyens financiers nécessaires et qui doivent légitimement revenir à Port-de-Bouc, à ses habitants, aux associations, aux clubs. Ainsi, nous travaillons main dans la main avec Patricia Fernandez-Pédinielli, son équipe et les services, pour réaliser des projets d’intérêt collectif et de service public, répondant au mieux aux besoins des habitant(e)s parce que construits ensemble.

La Marseillaise. C’est donc une action commune au service des Port-de-Boucains.

Evelyne Santoru-Joly. En effet, les subventions obtenues du CG (70% de participation pour l’investissement, 80% pour les travaux de proximité, 1 millions d’euros par an, plus les subventions aux structures associatives), nous les devons à cette action commune et aussi et surtout à la force renouvelée à chaque scrutin par la large majorité des électeurs de Port-de-Bouc.

La Marseillaise. Des exemples ?

Evelyne Santoru-Joly. Outre ce qui relève de ses compétences comme la construction de la future caserne des pompiers, la gestion et l’entretien des collèges, le CG intervient volontairement sur la maison des sportifs, le vélodrome, le gymnase Unia, la réfection des rues, les aménagements urbains, la réhabilitation de quartiers, la réfection des écoles communales, Castillon, etc…

D’autre part, sans les financements croisés des différentes collectivités notamment, les centres sociaux, le théâtre du Sémaphore, la médiathèque Boris-Vian, le cinéma le Mélies et de nombreuses associations sportives, culturelles, d’amitié, de solidarité et de promotion des droits des femmes pour plus d’égalité… ne pourraient pas fonctionner et offrir leurs services à la population.

La Marseillaise. La suppression du CG 13 aurait donc de lourdes conséquences sur la population port-de-boucaine ?

Evelyne Santoru-Joly. Cette menace pèse sur l’avenir du CG 13 : le gouvernement envisagerait, comme c’est prévu à Paris et Lyon, de noyer le Conseil général dans la métropole marseillaise !

Ainsi, après la remise en cause des libertés communales, la métropolisation menace la solidarité départementale exercée aujourd’hui par le Conseil général ! Cette décision supprimerait les élu(e)s de proximité que sont les Conseillers généraux, en centralisant les pouvoirs de décisions et en éloignant les citoyens. Objectif : s’attaquer aux services publics territoriaux et départementaux et livrer les marchés publics aux intérêts privés des grands groupes financiers, au détriment des besoins des communes, de leurs habitant(e)s et de l’intérêt général.

La Marseillaise. Comment défendre ces institutions ?

Evelyne Santoru-Joly. Face au refus d’un référendum sur ce thème, nous devons saisir massivement le bulletin de vote « Continuons ensemble pour Port-de-Bouc ». Avec lui, nous défendons la commune et le Département qui sont des conquêtes démocratiques fondatrices de la Révolution française et garantes de la souveraineté populaire. Ce bulletin, c’est dire non à la métropole et oui aux coopérations librement choisies. Car c’est aux habitants de décider de l’avenir de leur commune.

Propos recueillis par D. Casanova (La Marseillaise, le 20 mars 2014)

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