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Solidarité. Les élus politiques oseront-ils le social ?

L’Uriopss Paca appelle les candidats à intégrer des problématiques qui blessent le pacte républicain.

L’Uriopss, union régionale Paca-Corse, qui fédère 440 acteurs du champ sanitaire, médico-social et de solidarité (non lucratif), représente 40.000 salariés, accompagne 100.000 personnes au sein de 900 établissements. Sur la base de la plate-forme nationale élaborée par les 23 unions régionales, l’Uriopss Paca s’adressait aux politiques : « Osez le social aujourd’hui pour votre ville » sur quatre axes : accessibilité à la cité pour les plus fragiles, prévention et accès aux soins, lutte contre la précarité par la prévention, utilité sociale du tissu associatif moteur de l’économie sociale et solidaire. « Le constat est parti d’une enquête Sofres et deux points nous ont alertés, explique Charles Baratier, Président. 80% des Maires estiment que les personnes en situation de pauvreté ont augmenté et que le lien social s’est dégradé en France. Et nous pensons qu’il y a effectivement un grand besoin de consolider la cohésion sociale et notre poids justifie qu’on ait des choses à dire. »

Ce qui a débuté par des témoignages de bénéficiaires et d’acteurs de cette solidarité dans une vidéo. Constats d’états de pauvreté, d’isolement des personnes âgées et des personnes handicapées, sentiment d’abandon, accès aux droits fondamentaux compromis pour les plus démunis. Pour ces acteurs de la solidarité de terrain, il faudrait « une pensée politique forte » et des élus « qui doivent prendre conscience de la situation ».

« Des solutions qui soient l’expression du lien social »

L’Uriopss a posé cinq questions aux candidats et a livré dans une deuxième vidéo des extraits de réponses des candidats. Interrogé sur sa perception des réponses fournies, François Debelle, directeur général, a constaté « une prise de conscience », en tout cas « une avancée dans le champ de l’action sociale. Dans les années 60-70, il y a eu un élan très fort porté par un état d’esprit de solidarité devenu un projet de société avec la Sécurité sociale par exemple. Aujourd’hui, on porte toujours ce projet qui correspond à un effort national de cohésion sociale. Ce sujet est en tout cas plus central qu’avant. »

Trois candidats étaient présents hier, dont Jean-Marc Coppola (Front de gauche), Patrick Padovani (UMP) et Christophe Madrolle (PS-EELV). Ce dernier a jugé qu’on « avait perdu d’énormes batailles économiques notamment l’insertion dans les entreprises intermédiaires ». Il a pointé « une généralisation des budgets de régression » et aussi « l’immobilisme de la ville » : « Regardez les difficultés qu’ont les handicapés à se déplacer », a-t-il dit à l’adresse de M. Padovani. « Nous avons dépensé 20 millions d’euros pour rendre les 50 sites de MP 2013 accessibles et on a construit les diagnostics. A partir de 2015, nous aurons 3 ou 6 ans pour construire le parcours des accessibilités, ce plan sera voté au Conseil municipal ».

Pour Jean-Marc Coppola, « la politique c’est l’art de trouver des solutions » et « si on reste sur les compétences des uns et des autres, on peut paraître impuissants. Dans les lycées on n’est pas dans les clous en termes d’accessibilité pour 2015 mais nous avons fait un choix, celui d’y arriver en 2020 à raison d’un investissement de 8 millions d’euros par an. »

Pour Armand Bénichou, Président de l’association Handitoit « une loi a été votée … qui a minima devrait être appliquée » et il souhaite surtout « que tous les moyens soient débloqués pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès à la cité ». Charles Baratier a jugé que les débats « traduisaient un appel très fort à travailler dans la concertation et la coordination, où il reste encore des progrès à faire ».

Jean-Marc Coppola pense qu’il « faudra mettre tous les acteurs autour de la table, associations, citoyens et familles, pour faire remonter des solutions qui soient l’expression du lien social ».

A ce jour, aucune solution n’a été trouvée par les collectivités pour l’accueil de jour Marceau qui sera SDF en avril…

Nathalie Fredon (La Marseillaise, le 13 mars 2014)

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