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Arles. Quand la petite histoire donne la réplique à la grande

Pour les journées de la mémoire le Centre Charles Barontini présente l’exposition « Arles se libère ».

Hier à l’ancien collège Mistral, pas moins de trois chevaliers de la Légion d’Honneur dont Eliane Mézy, ancienne professeur d’histoire dans ces murs et le Maire Hervé Schiavetti, pour le vernissage de l’exposition visible jusqu’au 13 avril « Arles se libère ».

Et le résistant Etienne Girard qui en 1943 à l’âge de 17 ans, a pris le maquis de Lorris (Loiret), le seul à avoir participé à la libération de Paris. Avec sa verve qui lui vaut le respect de tous y compris des élèves « difficiles » à qui il porte inlassablement son témoignage, il a conclu la cérémonie en citant la célèbre phrase du Président Eisenhower : « si la Résistance n’avait pas existé, la guerre aurait duré plus longtemps ».

L’accrochage mêle écrits, visuels et objets historiques, réunis par l’Office national des Anciens combattants (Onac) issus du fonds documentaire du Centre pour la création d’un musée de la Résistance et de la Déportation du pays d’Arles Charles Barontini.

Machine à écrire, poste radio-émetteur, coupures de presse (tracts du PCF, articles de la Marseillaise), armes ayant appartenu à des Arlésien(ne)s, costume de déporté de Charles Barontini, membre du Front populaire, militant CGT et communiste emprisonné à Marseille, envoyé à Dachau, responsable de la Commission nationale de la MOI de 1951 à 1982, fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1992.

Un événement qui montre comment la ville s’est libérée d’elle-même, son état après les bombardements alliés, ainsi que des figures locales : les trois femmes qui ont fait sauter le pont de Trinquetaille ou le président du Comité local libération Pierre Pouly.

« Dès 1940, on retrouve des croix de Lorraine sur les murs » explique la chargée de mission Marion Jeux. « Ma première action de résistance a été de distribuer la presse clandestine » explique E. Girard : « je me suis engagé pour retrouver ma liberté perdue ». La visite se termine sur l’après-guerre et se prolonge dès ce soir 17h30 au siège de la CGT, la Bourse du travail sur le thème « Les Jours heureux ».

Sébastien Besatti (La Marseillaise, le 11 mars 2014)

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