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Martigues. L’intérêt de l’enfant avant tout

État des lieux après la concertation et future organisation en matière de rythmes scolaires.

La réforme des rythmes scolaires a pris des allures de casse-tête pour les collectivités. Aussi, l’immense majorité d’entre-elles, notamment dans les Bouches-du-Rhône, a souhaité ne pas mettre en œuvre la réforme dès la rentrée scolaire 2013. À Martigues, ce temps a été consacré à une large concertation réunissant élus, enseignants, services municipaux et représentants des parents d’élèves. Gaby Charroux en a rendu compte hier soir à l’Hôtel de Ville. « La Municipalité était opposée à la semaine de 4 jours » (réforme du précédent gouvernement, N.D.L.R.), « non pour des questions administratives ou gestionnaires mais bien pour des préoccupations d’éducation et de rythme journalier de nos enfants » rappelle-t-il, « c’est donc avec intérêt que nous avons accueilli la proposition de réforme de la semaine scolaire par le Ministre de l’Education nationale inscrite dans  la loi de refondation de l’Ecole ». Nullement opposée par principe à une réforme des rythmes scolaires, la Municipalité pointe cependant « des limites qui engendrent des difficultés de mise en œuvre ».

Les limites de la réforme

Pour Gaby Charroux, ces limites touchent à la fois les enfants, les professionnels de l’éducation, les familles et les villes qui « seront impactées financièrement et dans l’organisation des activités péri et post-scolaires ». Ces divers aspects ont été au cœur des échanges menés avec les différents acteurs depuis le printemps 2013. Limites pour l’enfant puisque cette réforme  « ne répond que partiellement à la question : quels apprentissages et quels programmes dans quel temps scolaires » et ne prend pas complètement en compte « les différents déterminants sociaux ou économiques qui agissent sur le rythme ». Limites pour le caractère national de l’éducation car « en laissant les collectivités territoriales s’organiser elles-mêmes, selon leurs propres moyens », la réforme « contribuera à créer des inégalités ». Limites pour les enseignants « parce qu’elle ne répond pas aux problématiques des effectifs trop élevés », et pour les familles « puisqu’elle entraine une nouvelle organisation de vie dont on ne connait pas les conséquences ».

De fait, cette réforme nécessite de tout repenser et un seul chiffre suffirait à donner une idée du chantier. A Martigues, compte tenu des multiples activités proposées les mercredi et samedi (accueils de loisirs, C.I.S, maisons de quartiers, jardins d’enfants, médiathèque, conservatoire de musique et de danse…), 1438 enfants sont concernés.

Dès lors, s’est posée la question : comment reprogrammer ces activités pour que le maximum d’enfants continue à bénéficier de ces moments de convivialité, de socialisation et de perfectionnement artistique ou sportif ? Dans ce débat en vue de la construction du projet éducatif territorial, Gaby Charroux considère que « seules peuvent prédominer les préoccupations liées à l’enfant, son quotidien et l’organisation de son temps dans la semaine, entre apprentissages scolaires et activités culturelles, sportives ou de loisirs émancipatrices ». En s’appuyant sur la politique en direction de l’enfance déjà menée, « la collectivité assumera dès la rentrée 2014 une prise en charge journalière des enfants pendant les temps péri-scolaires (matin, midi et fin de journée) quasiment aussi importante en temps que celle de l’Education nationale» précise le Député-Maire, «est-il besoin de le rappeler tellement c’est inscrit dans nos manières d’appréhender le service public, la prise en charge des nouveaux temps périscolaires sera entièrement gratuite pour les familles ».

La Marseillaise, le 21 février 2014

La nouvelle organisation

Ce sera le mercredi matin : ainsi en a décidé la ville après moult échanges, analyses des contraintes, évaluation des avantages et des inconvénients, de placer la demi-journée supplémentaire (imposée par la réforme qui passe à 4,5 jours d’école) ce jour là, « afin de mettre en corrélation notre décision avec l’organisation en place dans les collèges et les lycées ».

Pour des raisons pratiques (équilibre des effectifs, utilisation cohérente des infrastructures et des intervenants) et « pour répondre à la fois aux exigences de l’Education Nationale, respecter les principes d’égalité de traitement sur la Commune et enfin pour répondre à notre ambition », le choix a été fait de diviser en deux le nombre d’écoles. Pour la moitié des enfants, le temps scolaire s’arrêtera à 15h le lundi et le jeudi, le reste de l’après-midi (jusqu’à 16h30) sera consacré aux nouvelles activités périscolaires. Pour l’autre moitié, ce sera les mardis et vendredis.

De plus, un Projet éducatif territorial, partagé par l’ensemble des acteurs, s’articulera autour de cinq thèmes: « le respect du rythme de l’enfant et de ses besoins », « encourager l’enfant à découvrir de nouvelles activités afin de gommer les inégalités d’accès à la culture ou au sport », « l’épanouissement de l’enfant, l’éveil de sa curiosité et de son imaginaire », « aider l’enfant à grandir, à apprendre le "vivre ensemble", lui permettre d’être acteur » et enfin, « favoriser les liens parents-enfants-école ».

La Marseillaise, le 21 février 2014

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