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Meeting de Marseille à Gauche. Intervention de Jean-Marc Coppola

Chers amis, chers camarades,

Nous y sommes !

Quel plaisir de se retrouver et de voir le chemin parcouru.

Quelle satisfaction aussi de regarder devant, de penser à ce que nous allons faire ensemble pendant ces cinq semaines et surtout d’imaginer ce que nous allons continuer de faire après. Ensemble !

Car, j’en suis convaincu, cette campagne municipale marquera un tournant.

Souvenons-nous d’où nous venons et comment nous sommes parvenus là où nous sommes.

Nous sommes des militantes et des militants, issus de formations, de culture, de pratiques politiques, syndicales, associatives, citoyennes diverses et multiples.

Nous avons fait le pari du rassemblement et celui-ci est d’ores-et-déjà gagné !

Souvenons-nous du début de cette longue aventure, démarrée il y a plus d’un an.

Nous avions dit que nous ne mettrions aucune limite, aucun a priori et que nous nous en remettrions à la décision collective, à travers des assises citoyennes…

…non seulement pour construire un projet mais aussi pour élaborer une orientation stratégique.

Nous avons martelé, dans un contexte de casting politicien, de régression idéologique et de reculs gouvernementaux, que nos priorités étaient les contenus, les réponses politiques aux difficultés que vivent les Marseillaises et les Marseillais et la démarche de participation et d’intervention citoyennes.

Cette ville, le peuple de cette ville, a en lui une énergie formidable et nous voulons qu’elle prenne le dessus !

Nous étions bien seuls, souvent ignorés par les médias mais nous avons tenu bon.

Encore aujourd’hui, des médias parisiens nous ignorent.

C’est du mépris. Ils participent au renoncement et à l’asphyxie de la démocratie.

Ils préfèrent la tambouille et les vedettes.

Ils préfèrent faire et défaire des personnalités.

Mais le mépris est surtout à l’égard des Marseillais qui souffrent.

Ne comptez pas sur moi pour des mots durs, des phrases chocs, dans le seul but de plaire aux grands médias.

Je suis pour le débat d’idées avec une conviction forte, seule l’intervention des Marseillaises et des Marseillais, gagnera le DROIT de VIVRE dans la dignité, le respect, la solidarité, la justice et l’égalité.

Et le 23 mars les invisibles, les bâillonnés, les abandonnés pourront dire haut et fort avec le bulletin de vote « Marseille à gauche », cette dynamique initiée par le Front de gauche, qu’ils existent, et qu’ils vont bousculer la donne, semer la zizanie dans le scénario établi.

Ils vont pouvoir choisir le changement dans la 2ème ville de France, dans un engagement mutuel à construire une Marseille de bien vivre ensemble.

POUVOIR CHOISIR ! Oui, ne pas laisser d’autres décider à sa place de ce qui est bon pour soi.

Et cet aller – retour nous le proposons avec vous, avec elles et eux, dans la construction de réponses, dans la mise en œuvre des choix et dans le contrôle permanent de cette pratique exigeante mais indispensable.

Au fil de dizaines voire de centaines de rencontres, d’échanges, de débats, nous avons tissé le canevas de ce changement, ainsi que des liens si forts que des hommes et des femmes qui nous observaient de loin, parfois avec scepticisme, nous ont rejoints.

Ce n’est faire ni basisme, ni populisme que de se tourner vers le peuple. Non pas pour lui dire ce qu’il faut penser mais pour penser avec lui ce qu’il faut dire.

Pour agir, pour décider, pour gérer, pour qu’il prenne les choses en main.

C’est notre et c’est ma conception de la politique. Il n’y en a pas d’autres à avoir si l’on veut réduire la fracture démocratique dans notre ville, dans notre pays et en Europe.

Je voudrais donc, ce soir, rendre un hommage sincère et chaleureux, à vous toutes et tous, qui vous engagez pour notre combat commun et pour l’intérêt général.

INTERET GENERAL, cette notion que j’emploie souvent et qui peut paraître désuète.

Pourtant, regardons autour de nous. Penchons-nous un moment sur l’« offre politique » pour les 6 années à venir à Marseille.

Je n’aime pas ce terme d’offre politique mais dans la situation présente, il vient malheureusement fort à propos.

Depuis 1995, la droite avec Jean-Claude Gaudin règne sur cette ville qu’elle a voulu transformer à marche forcée, souvent à contre-courant de son histoire, de sa culture mais surtout en caressant dans le sens du poil ceux qui veulent se partager un gâteau sans en laisser une miette aux habitants.

Plutôt que faire fructifier les compétences, les énergies, la créativité et le dynamisme des Marseillaises et des Marseillais, la majorité municipale, soutenue par le Medef local et parfois aidée par une partie de l’opposition, travaille pour les grands groupes du CAC 40 en vendant voire en donnant le moindre potentiel de développement économique, privant d’autant de ressources, notre ville et ses habitants.

L’argent public est allé aux actionnaires.

La dotation de l’Etat parce que Marseille a des territoires très pauvres n’est pas allée à ceux qui en ont besoin. Elle a été volée, détournée.

Les pauvres paient pour les riches. Et en plus d’être abandonnés, ils sont criminalisés et expulsés.

Je ne vous ferai pas la liste des opérations scandaleuses et des gâchis. C’est juste insupportable !

Trois mandats au service des riches, cela suffit !

19 ans à fracturer la ville et enfoncer son peuple dans les inégalités, il faut que cela cesse !

Nous ne sommes certes pas les seuls à partager ce constat mais quelles sont les véritables alternatives ?

Suffit-il de promettre le changement pour que celui-ci aboutisse ?

L’expérience nous a montré que non !

Face au maire sortant, c’est la foire d’empoigne, les propositions coup d’éclat, la politique des miracles et des mirages, la guerre des égos.

Les compétences, la volonté politique et la sincérité se mesurent-elles à la taille du nombril ?

A-t-on besoin d’un maire qui dit « faites-moi confiance, votez pour moi et je vous promets des jours meilleurs ? »

Ou bien : « Avec la Métropole, nous allons régler tous vos problèmes »

Je le dis souvent, il n’y a ni homme ni femme providentiel !

Il ne peut y avoir qu’une dynamique populaire de rassemblement qui place l’intervention citoyenne et les besoins humains au cœur de toute démarche.

Oui, nous voulons que cette ville change !

Oui, nous voulons contribuer à faire battre les droites !

Oui, nous voulons nous rassembler à gauche pour une autre gestion.

Il y aura besoin d’un maximum d’élus issus de nos listes « Marseille à gauche » pour amorcer et garantir ce changement de politique mais aussi de méthode et de pratiques.

C’est le sens de notre signature de la charte Anticor.

Anticor, comme anticorruption, anti clientélisme, comme transparence et contrôle de l’action publique, de l’action des élus.

Rendre la ville au peuple, restituer le pouvoir aux citoyennes et aux citoyens, ce ne sont pas des slogans, c’est notre raison d’être, c’est notre engagement !

Au-delà des divergences de fond, c’est aussi la conception de la politique qui est en débat. C’est l’avenir de la démocratie qui est en jeu.

Je veux vous parler de cette impasse dangereuse, cette menace pour la dignité et pour l’humanité que représente le Front national.

Les réponses du FN aux difficultés des Marseillaises et des Marseillais, on ne les connaît que trop !

  • Organiser la guerre aux pauvres et entre les pauvres,

  • attiser la haine,

  • cultiver les peurs et le rejet de l’autre,

  • encourager les milices de voisinage,

  • gaspiller encore plus d’argent inutilement dans les caméras de vidéosurveillance

  • et mettre un policier municipal armé jusqu’aux dents derrière chaque habitant !

Pour le développement économique, l’emploi, l’éducation, le logement, les transports, l’environnement, la culture, rien de rien.

Ce n’est pas de la caricature, c’est la stricte vérité !

La sécurité ou plutôt le sécuritaire est le seul chapitre accessible de leur programme sur leur site de campagne. Le reste est vide, creux !

Un récent sondage, largement commenté par les medias, affirme que 34% des Français partagent les idées du parti d’extrême droite.

Il faudrait peut-être se demander à gauche pourquoi, plutôt que de se frotter les mains à l’idée de ressortir l’argument insensé et de moins en moins efficace du vote utile.

Attaquons-nous aux banques, surtout quand on voit leurs bénéfices nets tripler en 2013.

Vous avez bien entendu TRIPLER, parce que François Hollande a plié devant le lobby bancaire français, dans notre pays qui est le seul du monde à posséder 4 méga banques mixtes.

Avez-vous vu les salaires, les pensions, les allocations tripler en un an ?

Attaquons-nous aux marchés financiers, arrêtons les cadeaux aux actionnaires, au Medef, luttons efficacement contre l’évasion et la fraude fiscales, et vous verrez que les valeurs de solidarité, de progrès social retrouveront des couleurs dans notre pays.

Est-ce cela la REPUBLIQUE, UNE et INDIVISIBLE, qui redistribue, qui est garante de l’égalité, de la fraternité, de la liberté ?

Quelle liberté avons-nous, quand nous n’avons rien ou pas grand-chose ?

Partageons les richesses et osons des réformes ambitieuses et vous verrez que notre peuple croira de nouveau aux jours heureux, en une protection sociale et des retraites performantes, à l’augmentation des salaires, au renforcement des services publics.

C’est cette ambition-là que nous voulons pour Marseille. Nous voulons faire de Marseille une ville de l’égalité !

Egalité entre ses habitants et égalité entre ses quartiers.

Nous voulons redonner du sens aux valeurs de justice sociale, d’éducation populaire.

Nous voulons reconstruire une ville du vivre-ensemble, de la culture de paix et de la coopération, où l’émancipation et l’épanouissement humains sont au centre de l’action publique.

Nous avons identifié trois priorités.

Trois priorités, parce qu’elles sont trois urgences et trois domaines à l’origine des inégalités.

  • La première, c’est la jeunesse à laquelle je veux m’adresser ce soir. Vous êtes le sang neuf de Marseille. Je vous fais confiance et nous exigerons des entreprises qui voudront prospérer de vous former et de vous embaucher en priorité !

  • La deuxième priorité, c’est le logement. Nous agirons concrètement pour combattre la précarité, les inégalités et les exclusions en tenant des Etats généraux du logement, de l’urgence sociale, alimentaire, sanitaire et sociale, et des hébergements y compris d’urgence.

  • Notre troisième priorité, ce sont les déplacements. Notre ambition est de doter chaque arrondissement d’une ligne de tramway ou de métro jusque dans les quartiers populaires.

Ces trois grands chantiers peuvent s’ouvrir dès le mois d’avril.

Non seulement pour répondre aux aspirations et besoins évidents et concrets mais aussi en tant que leviers pour le développement et l’emploi.

Oui ce sont les chantiers autour de ces 3 priorités qui vont permettre de créer de l’emploi utile, durable, qualifié.

On va me dire mais avec quels moyens ?

Eh bien, sans attendre, puisque l’Etat a ciblé Marseille comme une priorité, je propose que l’on utilise les 2 milliards et demi que le Premier ministre veut mettre dans la transformation de la gare Saint-Charles dans un plan d’urgence pour la 2ème ville de France.

Sur le fronton de la Porte d’Aix, on peut lire : « A la République, Marseille reconnaissante ».

Mais aujourd’hui, c’est la République qui est redevable à Marseille.

Car ce n’est pas la République qui a été abandonnée.

C’est la République qui a laissé, des décennies durant, Marseille sur le bord du chemin, au profit d’intérêts claniques, d’un clientélisme généralisé.

Et demander l’intervention de l’Etat pour remettre à flot Marseille, ce n’est pas de l’assistanat, ce n’est que JUSTICE.

Et puisque cet argent est prévu, pourquoi ne pas s’en servir pour répondre aux besoins immédiats, pour rattraper les retards, pour réduire les fractures, les inégalités ?

Ce serait tout de même un comble qu’une si grosse somme soit affectée dans un unique projet pharaonique dont l’urgence n’a pas été démontrée.

C’est aux Marseillaises et aux Marseillais de décider !

Maire de Marseille, j’initierai un référendum local sur cette question !

Car il n’y aura pas d’issue, si l’on décide sans les citoyennes et les citoyens et à leur place de ce qui est bon pour leur avenir.

En 2012, nous portions cette idée de révolution citoyenne au niveau du pays. Nous ne l’avons pas rangée dans les tiroirs après la campagne.

Marseille à gauche veut réinsuffler une ambition démocratique et faire de Marseille une ville citoyenne !

Voilà comment on lutte contre les passe-droits, la corruption et les magouilles.

Le pouvoir municipal doit non seulement être décidé mais aussi contrôlé par les citoyens.

Transparence et démocratie, partout et tout le temps !

Concrètement, cela signifie que :

- Nous mettrons en place des commissions transparentes pour l’attribution des logements, des places en crèche, commissions composées de citoyens et d’associations,

- Les orientations budgétaires seront co-élaborées publiquement en tenant des forums citoyens par arrondissement et en dotant les mairies de secteur et leur Comité d’initiative et de concertation d’arrondissement d’un budget participatif.

- Nous rendrons contraignants les avis votés dans les Mairies de secteur afin qu’ils s’imposent à la Mairie centrale.

- Un conseil économique, social, culturel et environnemental composé de citoyens représentatifs sera installé auprès du conseil municipal ainsi que des comités thématiques d’usagers, composés notamment de citoyens tirés au sort à partir des listes électorales. Tous ces nouveaux espaces d’initiative et de contrôle seront dotés de moyens utiles à leur fonctionnement et leur travail d’évaluation autonomes.

- Nous agirons sur les objectifs et la méthode de l'Etablissement Public d'Aménagement Euroméditerranée. L'extension de ce grand projet de renouvellement urbain doit être pensée et réalisée avec les Marseillais et en premier lieu les populations et les acteurs de ces territoires, pour en faire un trait d'union social, économique, culturel et environnemental dont Marseille a besoin.

J’en parlais précédemment, la jeunesse, à travers la formation, l’école, la petite enfance mais aussi le sport, les loisirs et la culture est pour nous une priorité.

Nous mettrons en place une série de mesures fortes qui placent les jeunes générations au cœur de notre projet de mixité sociale pour Marseille :

- En matière de petite enfance, nous sommes au Moyen-Age ! Au regard des besoins urgents, nous nous engageons à mettre 1500 places de crèches publiques supplémentaires sur 3 ans à la disposition des parents, réparties dans tous les quartiers.

- A Marseille, le taux de scolarisation dans les écoles privées est le plus important de France. Est-ce normal dans la 2ème ville du pays ?

Nous créerons donc les conditions de la scolarisation à 2 ans et nous élaborerons un plan de rénovation et de construction des écoles.

- Nous travaillerons à un grand plan de réfection des équipements sportifs, stades, piscines, en le finançant par la redevance de l’OM à la Ville pour la location du Vélodrome – qu’il est hors de question de vendre – cette redevance devrait atteindre les 9 millions d’euros annuels, comme l’a souligné la Chambre régionale des comptes.

- Concernant les rythmes scolaires, nous prendrons le temps de la concertation avec tous les acteurs de l’Education, c'est pourquoi l'application de la réforme sera reportée sine die. Nous veillerons à la mise en place d'un accueil périscolaire gratuit en exigeant de l’Etat d’aider là aussi Marseille déshéritée.

- Nous exigerons de l’Etat plus de moyens humains et matériels pour l'école publique, afin qu’elle soit de qualité et gratuite et nous procéderons à la municipalisation des cantines scolaires, avec un personnel reconnu après tant d’années de mépris, un personnel en nombre suffisant, déprécarisé, formé et qualifié. Avec pour les familles, des tarifs sociaux qui permettent à tous les enfants d’avoir accès à une alimentation saine et de qualité.

- Nous établirons en partenariat avec l’Education nationale, les missions locales et pôle emploi, un plan à l’échelle de la ville de formation et d’insertion professionnelle des jeunes en situation de décrochage scolaire.

Deuxième axe de notre projet : le logement

Peut-on accepter plus longtemps que le droit à un logement décent soit ainsi bafoué au 21ème siècle et dans la 2ème ville de France ?

Peut-on y accepter des bidonvilles ?

Combien de temps allons-nous accepter que le logement soit un outil de placement financier et spéculatif qui fait que des appartements sont vacants et d’autres atteignent des prix astronomiques à la location comme à la vente ?

Combien de temps allons-nous laisser les marchands de sommeil en toute impunité ?

Combien de temps allons-nous laisser le 115 (le dernier filet de sécurité) ne pas répondre à 70 % des appels de détresse de personnes à la rue ?

Combien de temps la République va-t-elle ne pas faire respecter la loi ?

Le logement est un des principaux facteurs d’inégalité.

Exagérons-nous quand nous portons l’urgence pour la construction, la rénovation de logements pour tous ?

Le logement est un facteur de bien-être et de dignité.

- Nous organiserons une maîtrise publique du foncier en vue de construire des logements accessibles à tous et nous lutterons contre la spéculation immobilière. Pour cela, nous aurons recours à la préemption.

- Nous irons au-delà de la loi en répartissant la construction des logements locatifs sociaux – je préfère dire des logements locatifs pour tous - dans chaque arrondissement non seulement pour y rattraper l’objectif des 25 % dans chacun d'entre eux, mais pour se fixer 30 % et ainsi permettre aux jeunes, aux salariés et aux familles un parcours résidentiel adapté à leurs besoins. Nous voulons à Marseille le logement moins cher !

- Nous contribuerons à une accélération de la réhabilitation des cités (HLM ou copropriétés) dégradées et des logements insalubres et nous impulserons le grand chantier de la reconstruction d’un habitat durable sous la forme de petites unités, à dimension humaine, qui privilégient la mixité sociale.

Se former, s’éduquer, se loger, pour cela, il faudra engager une véritable révolution de nos transports collectifs et de nos modes de déplacement.

Une ville où il fait bon vivre, dans un environnement sain et décarboné, doit mettre un terme à la politique du tout-voiture.

- Nous instaurerons dans un premier temps la gratuité des transports publics pour les moins de 26 ans, les chômeurs et tous les bénéficiaires de minima sociaux. Notre objectif est la gratuité pour tous

- Nous développerons des transports en commun en site propre ou sur des voies réservées.

Sur le court terme nous renforcerons et adapterons l’offre de la RTM partout où les besoins s’expriment par une véritable concertation qui n’existe pas à l’heure actuelle.

Sur le moyen terme, notre ambition est que chaque arrondissement soit pourvu du métro et du tramway avec l’objectif d’une 3ème ligne de métro et de tramway, ce qui revient à doubler le kilométrage du réseau qui est actuellement de 32 Kilomètres contre 100 km à Lyon, ville pourtant 5 fois plus petite que Marseille.

Nous investirons pour l’avenir dans un grand plan «Marseille en commun», visant à l’égalité d’accès et de déplacement dans tout le territoire.

Et des assises citoyennes pour un plan de rattrapage en faveur de l’égalité des territoires auront lieu dès le début de la mandature.

- Nous étendrons les voies dédiées aux piétons, aux vélos ainsi que les zones 30 km/h.

- Nous mettrons en œuvre l’extension du métro vers l’hôpital Nord et vers St Loup puis vers le technopôle de Château-Gombert.

- Nous doublerons les capacités et les emplacements des parkings relais aux portes de la ville sur les lignes de la RTM et des TER.

Nous ferons respirer nos quartiers !

Oui, la propreté est aussi un droit. Elle encourage la réappropriation citoyenne de l’espace public et met un frein aux incivilités.

- Nous réorganiserons la collecte des ordures ménagères et le service de la propreté, avec notamment l’arrêt du fini parti là où il perdure.

- Nous limiterons au strict minimum le transit urbain des camions. C’est indispensable autant pour notre sécurité que pour notre santé.

Car Marseille est une ville où le droit à la santé est menacé.

Notre capacité d’intervention en ce domaine est certes limitée mais des politiques volontaristes sont possibles.

- Nous favoriserons le développement des missions de service public de l’AP-HM sur les 3 sites (Nord, Centre et Sud)

C’est pourquoi nous serons particulièrement attentifs au développement excessif de l'hospitalisation privée, dont la logique de capitalisation et de rendement financier s'exerce trop souvent au détriment des personnels et des besoins de la population.

- En lien avec l’Hôpital, le mouvement mutualiste et les professions de santé, nous proposons la création d’unités de jour de proximité et des centres de santé municipaux afin de faciliter l’accès aux soins et aux dispositifs de prévention, notamment dans les quartiers les plus pauvres. Ces centres intègreront des médecins de ville et des spécialistes mais également des assistants sociaux et des associations de prévention et de conseil.

- Nous agirons pour que tous les hôpitaux publics soient dotés d’équipements modernes et bénéficient d’une desserte en site propre d’un transport collectif.

Parce que nous croyons fermement au droit à la ville pour tous, nous favoriserons l’accessibilité dans les déplacements urbains, les transports, les bâtiments municipaux, les équipements et espaces publics.

La ville pour tous, c’est aussi une ville sans discriminations.

Par son histoire et sa diversité, Marseille, peut-être plus qu’ailleurs, est une terre de fraternité, d’accueil.

Quels que soient leur couleur de peau, leur culture, leur confession, leur genre, leur orientation sexuelle, les Marseillaises et les Marseillais ont le vivre ensemble au cœur.

Et l’action publique municipale doit renforcer ce principe.

Nous lutterons contre le repli, les sectarismes, les peurs et l’ignorance par des politiques visibles et volontaristes d’inclusion.

Parce que des personnes de toutes origines vivent ici, Marseille affirmera son engagement pour la paix, la solidarité et la coopération internationale.

La municipalité mettra en avant sa solidarité à l’égard de tous les discriminés, sera toujours du côté des exclus, des démunis.

Je ne supporte plus de voir se répandre la misère et, en face, comme seule réponse, la haine, le rejet !

J’abrogerai l’odieux arrêté anti mendicité que la droite a pris pour donner des gages encore aux riches.

Et nous mènerons un combat contre la pauvreté, aussi déterminé que contre le clientélisme et l’économie parallèle.

Et la sécurité ? Oui, bien sûr, la sécurité !

C’est essentiel quand on défend l’Humain d’abord.

Mais n’attendez-pas de moi ni du Front de gauche que l’on participe à cette surenchère de propositions aussi démagogiques que déconnectées des réalités, des carences et des attentes.

Pour nous, la sécurité, c’est dans tous les domaines et à tous les âges de la vie.

La sécurité, cela commence par le respect de l’autre, par la stabilité, la dignité.

Nous agirons donc pour une autre conception du droit à la sécurité publique, privilégiant la prévention, la citoyenneté et les services publics.

Angélisme, diront certains.

Mais posez-vous la question : depuis la mise en œuvre de tout l’arsenal de mesures et lois sécuritaires ces 10 dernières années dans notre pays, comment se fait-il que vous vous sentiez toujours dans l’insécurité ?

Ne faut-il pas se poser et tirer les conséquences de ces plans Vigipirate, vidéo surveillance, bataillons de CRS dans les cités…

Tirer les enseignements de l’inefficacité de mesures qui privent toujours plus de liberté individuelle pour laisser plus de place, d’espace et de liberté aux plus riches et aux plus privilégiés ?

Alors

- Nous créerons des maisons de la prévention et des droits du citoyen, promouvant la vie associative, le respect des droits de chacune et chacun, la culture du dialogue.

Des maisons avec des personnels qualifiés qui écoutent et viennent en aide aux victimes. Qui conseillent et orientent.

- Nous nous battrons avec vous pour exiger le retour d’une police nationale de proximité avec une demande de 400 policiers ainsi que 100 douaniers supplémentaires

- Nous relocaliserons la police municipale auprès des populations de tous les quartiers pour un travail de proximité, en liaison avec les services de surveillance et de gardiennage des grands ensembles que nous mettrons en place là où ils n’existent pas, alors qu’ils sont prévus par la loi comme une obligation pour les bailleurs.

- Nous déciderons d’un vaste plan de prévention, en partenariat avec l’éducation nationale et en créant plus de postes de travailleurs sociaux, d’éducateurs, intervenant de jour comme de nuit.

Quand nous parlons de sécurité, ce n’est pas pour faire peur mais pour traiter le mal à la racine. Pour vivre dans la tranquillité, il faut pouvoir regarder devant soi avec sérénité.

Il ne faut d’abord plus être inquiet pour son emploi, pour sa famille, pour son loyer, pour ses factures. Il ne faut plus se demander si on va pouvoir se nourrir à la fin du mois.

Je le répète Marseille déborde d’atouts économiques et sociaux, de savoir-faire, de volontarisme, de talents.

A commencer par son port dont nous voulons développer les activités industrielles et commerciales, créatrices d’emploi durable.

Le grand port maritime doit devenir l’une des plaques tournantes des échanges internationaux. Il doit s’ouvrir, proposer ses services, ses compétences, sa logistique, développer des collaborations avec d'autres ports de la Méditerranée (Corse, Maghreb, Moyen-Orient…).

Alors qu'aujourd'hui le transport routier représente 85% du fret, le port devra développer ses communications avec l'hinterland en privilégiant le transport ferroviaire et fluvial.

La vocation maritime de Marseille doit aussi s’affirmer au-delà de l'activité commerciale proprement dite.

La Ville doit mettre fin à toute restriction de l’emprise foncière du Port qui pourrait entraver son développement.

L’activité économique ne se résume bien entendu pas au port.

Le développement et l’emploi, dans une conception de durabilité, peuvent être soutenus par la ville, à travers des actes forts :

- en donnant la priorité à la formation et à l'embauche de la main-d’œuvre locale pour tous les grands chantiers publics et privés

- en dotant notre ville-port d’un technopôle de la mer pour mobiliser les savoir-faire, pour développer la recherche sur l’utilisation de la mer, en promouvant les filières liées à la réparation navale et déconstruction navale, avec un lycée lié aux filières maritimes, et portuaires…

Le développement et l’emploi

- en soutenant l’Economie Sociale et Solidaire et sa capacité d’innovation.

Le développement et l’emploi

- en soutenant les projets de Sociétés Coopératives et Participatives de Production ou d’Intérêt Collectif, comme le projet des FRALIB

- en relocalisant des productions et en les mettant aux normes écologiques.

- en soutenant la promotion des produits agricoles locaux et la création d’un marché d’intérêt local.

- en soutenant le petit commerce de proximité et en mettant un coup d’arrêt au surdéveloppement des zones commerciales.

- en étant aux côtés des salariés des entreprises en lutte contre les fermetures, comme les salariés des Moulins Maurel, que je salue car à l’instar des Fralib, ils mettent sous protection leur outil de travail et font des propositions de redémarrage d’activités indispensables.

Quelle est cette Mairie qui les ignore, les méprise, et attend tel un prédateur que les lieux soient libres pour de la spéculation immobilière ?

Et à ceux qui nous accuseraient de mener des combats d’arrière-garde, qui rabâchent que Marseille ne peut pas s’en sortir toute seule et que son salut passera par la Métropole, je voudrais dire ceci.

Oui, nous nous sommes opposés de toutes nos forces à la loi métropole et à l’acte III de la décentralisation.

Et nous le pensons toujours car ces réformes sont foncièrement antidémocratiques.

Elles ne résolvent en rien les difficultés auxquelles Marseille et les communes du département sont confrontées.

Elles aggravent même le fossé entre le politique et le citoyen, en les éloignant un peu plus, et en dressant des murs encore plus haut entre les lieux de pouvoir et de décision et celles et ceux qui en sont les premiers concernés.

La Métropole permettrait à l’Etat de décider à la place des citoyens et de mettre en œuvre sur le terrain les politiques d’austérité décidées par le gouvernement.

Et à partir de notre vision à l’échelle métropolitaine, nous ne laisserons pas faire, et nous nous battrons pour imposer une vision alternative qui prend véritablement en compte les besoins des populations.

- Nous agirons pour une coopération métropolitaine reposant sur la réalité des déplacements, des pratiques sociales, mettant en valeur les différences économiques, territoriales, culturelles, construisant un développement multipolaire, soutenable et solidaire, qui respecte l’intervention des communes.

Nous inscrivons ce projet dans une démarche démocratique d’intervention citoyenne, à l’opposé des logiques de présidentialisation.

Ce que Marseille-Provence 2013 a relativement réussi en termes de coopération territoriale pour la culture ne pourrait-il pas se transposer à d’autres activités ?

Et puisque j’évoque Marseille-Provence 2013, revenons sur l’année extraordinaire – au sens de hors de l’ordinaire – que nous venons de vivre.

A la différence des organisateurs de la capitale européenne, nous ne pensons pas la culture comme un seul levier économique et touristique et encore moins comme un cheval de Troie de la requalification urbaine.

Pour nous la culture, c’est la condition de l’émancipation, de la démocratie, de l’en-commun.

Ce n’est pas un droit au divertissement, c’est l’essence de l’humanité.

- Nous nous engageons à assurer la présence de l’art et de la création partout grâce à une démocratie culturelle favorisant le lien entre, d’une part les grands établissements de création, et d’autre part les centres sociaux, les quartiers, les écoles, le monde du travail avec le souci majeur de développer l’éducation populaire. Nous porterons une attention particulière aux jeunes compagnies, aux friches culturelles, aux expressions artistiques issues des quartiers.

- Nous agirons pour la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures qui font la richesse de Marseille, en favorisant les échanges et en accordant des moyens au tissu culturel et associatif.

- Nous mettrons en place un pass-culture pour favoriser toutes les pratiques culturelles.

- Et surtout, nous procéderons durant le mandat au doublement du budget culture de la ville, ridiculement bas par habitant, comparé aux grandes villes françaises européennes.

Avons-nous là encore les moyens de nos ambitions ?

Il est évident que les investissements nécessaires à la mise en œuvre de notre programme impliquent une définition de nouvelles orientations et programmations budgétaires, mobilisant tous les acteurs de l’action publique, inversant les priorités, contractualisant l’engagement de l’Etat et agissant pour une refonte de la fiscalité.

Mais oui, nous voulons et nous pouvons dégager de nouvelles marges de manœuvre.

D’abord en mobilisant les personnels municipaux.

Les 17.000 agents titulaires et non titulaires recensés de la Mairie et de la Communauté Urbaine, par la Chambre régionale des comptes sont la ressource première d’un changement de l’action publique.

C’est la clé pour permettre un service public toujours mieux au service du public.

  • Mais un service public municipal ne peut être efficace si l’on maintient ses agents dans les conditions de travail actuelles. Nous agirons pour résorber la précarité grandissante, pour reconnaître et valoriser les compétences, pour permettre à l’encadrement de jouer son rôle, loin des pressions.

Nous ferons respecter les lois, et le strict respect du droit syndical pour que les salariés et les syndicats dans leur diversité soient entendus et participent à un renouveau de la gestion municipale.

Une façon de remotiver le personnel, reconnu dans ses qualifications, pour exercer des missions de service public de qualité dans la transparence, et le contrôle citoyen.

Nous renforcerons la maîtrise publique.

  • Le retour en gestion publique des services locaux sera notre objectif au fur et à mesure du possible. L’objectif est de reprendre la main pour mieux répondre aux besoins, et de récupérer des marges financières sur la part de rémunération des actionnaires actuellement attachée aux contrats de délégation au privé.

  • Immédiatement, nous dénoncerons le contrat Sodexho pour fautes répétées et reprendrons en régie les cantines scolaires, comme je l’ai dit précédemment.

  • Nous combattrons pour renégocier les contrats de l’eau, l’assainissement, les parkings, les tunnels à péage, la desserte du Frioul…Notre volonté est de remettre ces services publics en régie publique pour faire cesser les rentes des grands groupes et redéfinir les politiques tarifaires.

  • Nous instaurerons la gratuité sans condition des premiers mètres cubes d'eau vitaux !

  • Nous dégagerons le budget municipal de l’emprise des banques et des marchés financiers, en nouant des partenariats avec des organismes de financement sains. Et pour y voir plus clair, nous lancerons un audit général des finances, de la dette, des biens immobiliers et fonciers de la ville, afin de définir et programmer les nouvelles orientations budgétaires.

Car comprenez que la gestion par le privé, n’alimente que les actionnaires au détriment de la qualité du service rendu et surtout représente une perte importante de recettes pour la Ville afin de répondre aux besoins.

Nos adversaires nous reprochent souvent d’être dans l’exagération.

Venant d’eux, c’est un compliment.

Jean-Claude Gaudin dit même que j’ai des idées très généreuses, mais très coûteuses.

C’est déjà un hommage !

Oui c’est un hommage car c’est une reconnaissance que NOUS avons des idées, non pas généreuses, mais UTILES, INDISPENSABLES et JUSTES.

Et coûteuses pour qui ?

Quoi de plus normal que l’action publique soit au service de tous et surtout de ceux qui en ont le plus besoin.

Avec les élus Front de Gauche, nous agirons pour que chaque EURO PUBLIC aille bien au PUBLIC, à l’intérêt général, au service de la population et non plus à ceux qui en ont déjà beaucoup trop.

Et non plus aux écoles privés, aux hôpitaux privés, aux grands groupes privés.

Vous trouvez qu’on exagère quand vous traversez Marseille, avec sa pauvreté, ses logements indécents, son taux de chômage, ses inégalités renversantes, ses promoteurs bienheureux, son port méprisé par les pouvoirs publics, ses salariés en lutte pour le maintien de l’activité industrielle...

Est-ce que vous trouvez qu’on exagère lorsque nous proposons de viser «Marseille en commun», pour les transports, de viser «Marseille en chantier» pour le logement, de viser «Marseille en délibéré» pour la démocratie ?

C’est cette dynamique populaire, cette dynamique d’égalité qui créera les conditions de la prospérité notamment de celle de l’emploi, et du vivre ensemble.

Non, à Marseille, nous n’exagérons pas, c’est la réalité qui exagère !

Vous l’aurez compris, nous ne jouons pas petits bras. Et nous ne serons les supplétifs de personne.

Nous garderons notre indépendance, notre liberté d’agir, de parler, de proposer et de décider. Au 1er comme au 2ème tour !

Nous voulons être la force incontournable pour faire gagner la gauche – et même si j’y accorde une importance limitée – c’est déjà ce que l’on peut retenir des sondages.

Nous voulons être la force incontournable pour que cette ville soit gérée à gauche !

Nous voulons des élus en nombre pour peser sur tous les choix, sur toutes les orientations.

Plus le score de nos listes « Marseille à gauche » sera haut et plus la barre du changement, le sera aussi.

Et comme je ne veux éluder aucune question.

Je souhaite aborder ici devant vous celle qui revient de manière lancinante. Le deuxième tour.

J’entends souvent des Marseillais, amis, camarades, citoyens me dire, je voterai pour le Front de Gauche au 1er tour mais je ne voterai pas socialiste au second tour.

Je comprends cette colère, qui s’exprime à la fois vis-à-vis du gouvernement qui mène une politique libérale avec des reculs sociaux, démocratiques et des cadeaux au grand patronat.

Je comprends le doute à l’égard des socialistes locaux sur leur volonté de mettre en œuvre une politique de gauche, alors que la plupart accompagnent les politiques austéritaires du gouvernement.

Et si leur programme est agrémenté de quelques propositions prises sur notre propre programme comme la gratuité des transports, il reste libéral.

Mais notre objectif principal est d’en finir avec la droite qui a fracturé Marseille, creusé les inégalités et qui n’attend plus qu’un quatrième mandat pour finir sa sale besogne, une recomposition en profondeur d’une ville livrée totalement aux riches et aux plus privilégiés.

Nous visons un score qui soit le plus haut possible au 1er tour, avec l’ambition des 14% que nous avons enregistrés lors de la présidentielle il y a 2 ans.

Mais surtout nous visons un maximum d’élus Front de Gauche pour permettre aux Marseillais de participer au changement.

Et c’est bien de notre score au 1er tour que découlera le nombre d’élus Front de Gauche.

Ce qui signifie que notre objectif n’est pas un changement de Maire, mais un changement de politique.

Et donc plus nous aurons d’élus Front de Gauche plus ce changement sera profond et rapide.

Il faut de l’audace et de l’énergie, dans une ville qui compte à la fois l’arrondissement le plus pauvre de France et 6300 familles imposées sur la fortune. Ce qui la classe au passage parmi les 40 communes où les patrimoines sont les plus élevés.

Je m’y engage, nous nous y engageons. Parce que le renouveau de la politique passera par cette pratique.

Si les sondages ne font pas une élection, je vous soumets mon analyse.

Lorsque nous sommes estimés à 7 %, la droite est donnée gagnante. En revanche, lorsque nous sommes à 10 ou 12%, et pourquoi pas 14 % et bien c’est la gauche qui gagne.

Nous sommes donc ceux qui faisons gagner la gauche.

Il faut donc convaincre autour de nous de VOTER au 1er tour comme au 2ème tour pour des candidates et des candidats du Front de gauche indépendants, honnêtes, courageux, déterminés, qui portent une politique et une pratique de la politique transparente, citoyenne, que Marseille n’a pas connues depuis des décennies.

Il faut convaincre de voter pour ces 303 candidates et candidats qui s’engagent avec passion, avec courage, avec détermination.

Je vous donne d’ailleurs rendez-vous le samedi 1er mars pour vous présenter toutes ces femmes et tous ces hommes, sur la place Bargemon, que nous voulons transformer en agora permanente.

Chers amis, chers camarades,

Il est urgent d’engager une rupture avec les politiques du passé et leurs compromissions en imposant une véritable alternative de gauche et écologique, une dynamique citoyenne qui ravive notre idéal démocratique.

C’est l’ambition de Marseille à gauche mais c’est aussi le sens de l’histoire, le sens du progrès.

Il nous reste 33 jours pour mobiliser, convaincre, rassembler et gagner.

Quand je dis rassembler, je pense à tous ceux qui sont orphelins de la gauche, à celles et ceux qui ont voulu que ça change en 2012 et qui n’en peuvent plus de se faire traiter ainsi.

Je m’adresse aux électeurs socialistes, écologistes, radicaux et républicains de gauche, aux anticapitalistes, aux abstentionnistes par défaut.

Rassemblons-nous avec Marseille à gauche et nous pourrons aller très loin.

Ensemble, nous avons déjà changé la façon de faire de la politique à Marseille.

Ensemble, nous allons maintenant changer Marseille.

Pour et avec les Marseillaises et les Marseillais.

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