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Martigues. La fin d’un vaste chantier nécessaire

L’inauguration de la nouvelle avenue Clément Escoffier s’est déroulée samedi à Croix Sainte, en présence de sa famille.

La route de Port-de-Bouc s’appellera désormais l’avenue Clément Escoffier. Ainsi en a-t-il été décidé par la municipalité, qui souhaite donner à des rues ou des lieux publics le nom de personnalités qui ont marqué l’histoire de la commune et de son développement. Le maire l’avait d’ailleurs annoncé pour les 20 ans de la cuisine centrale, renommée Gaston Bargier. « Baptiser une nouvelle réalisation, issue de grands travaux, du nom de l’un des acteurs majeurs de cette redynamisation, résonnait comme une évidence, un hommage naturel et légitime » soulignait Gaby Charroux.

Clément Escoffier s’est occupé durant 30 ans, de 1953 à 1983, des travaux publics et de l’urbanisme, « et c’est au sein de la municipa- lité conduite par Francis Turcan à partir de 1959, puis Paul Lombard, qu’il pourra donner la pleine mesure de son talent et de son engagement », poursuit le Maire.

Un engagement qui a commencé alors qu’il est jeune. Pris dans une rafle, il s’échappe et se cache dans le Cantal, où il rejoint la Résistance. Militant du Parti communiste puis syndicaliste, « Clément était un homme qui a toujours été fidèle à ses valeurs », déclarait son fils, Christian Escoffier, pour lequel « ce moment est chargé d’émotion qui honore mon père et avec lui ma mère ». Il aura participé à la transformation de la ville « pour passer d’une petite ville de petits métiers à une cité moderne, avec la capacité de créer, de bâtir et de prévoir dans la durée ». Des propos du Maire qui résonne avec plus d’acuité dans ce quartier de Croix Sainte qui s’est construit grâce à l’industrie.

Un chantier important

Ces travaux complètent un vaste chantier qui concerne la liaison entre le centre ville et les quartiers excentrés, et les communes de Martigues et Port-de-Bouc.

L’aménagement entre le giratoire de Moulin de France et l’avenue Henri Gambaccini a concerné la requalification de la route sur 900 mètres, avec une seule voie de circulation dans chaque sens, une piste cyclable, un cheminement piéton séparé de la chaussée par un espace vert, l’ensemble des réseaux nécessaires aux raccordements et l’éclairage public sur tout le tronçon, particulièrement au niveau des zones accidentogènes.

Trois giratoires contribuent à la régulation de la vitesse, pour sécuriser tous les usagers: voitures, camions, transports urbains, piétons et cyclistes. Un chantier important, qui malgré les intempéries, a tenu la cadence grâce à l’investissement des services techniques, du maître d’oeuvre (la société SP2I) et des entreprises « qui ont mis les moyens au bon moment et qui ont mené les travaux de manière remarquable ». Il a duré 11 mois, pour un coût de 2.400.000 euros TTC financé par la ville.

Nathalie Pioch (La Marseillaise, le 16 février 2014)

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