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Moulins Maurel. Une lutte jusqu’à bon port

Le candidat du Front de gauche leur porte son soutien.

« Dans le combat des Moulins Maurel se posent tout autant des questions d’intérêt général que sont les orientations à donner au port de Marseille et la sauvegarde d’une industrie agro-alimentaire locale ». Jean-Marc Coppola, candidat du Front de Gauche à la Mairie de Marseille est allé à la rencontre de ces salariés en lutte, pas seulement donc pour sauvegarder leurs emplois. Accompagné de Martine Billard co-Présidente du Parti de Gauche, et Jacques Lerichomme Conseiller régional Paca, ils ont été remerciés par Edouard Pagni, délégué CGT, « il n’y a que le Front de Gauche qui se soucie de notre lutte ».

Un conflit au scénario trop courant à Marseille. La grande minoterie de la Méditerranée, fondée en 1860 sous le nom Grands moulins Maurel, est vendue par Panzani en 2008 au géant Nutrixo qui en fait sont seul site de semoulerie du groupe. Panzani en devient alors le principal client (70%) dans une clause valable 5 ans, renouvelable, mais non renouvelée en fin d’année dernière sonnant la mort d’une entreprise pourtant rentable. Nutrixo accuse Panzani qui lui renvoie l’accusation.

Au milieu les salariés trinquent. 64 personnes qui ne veulent pas pointer au chômage, refusent les reclassements farfelus proposés par Nutrixo, plus loin et moins payés, et choisissent d’occuper le site pour en empêcher la dégradation et le maintenir en bon état à la disposition d’un repreneur. Car voilà où en est la lutte, trouver un repreneur. Un point positif : le gouvernement via son commissaire du Redressement productif vient d’assurer mercredi mettre tous ses services à la disposition de l’éventuel repreneur pour favoriser et faire tout ce qu’il faut pour la reprise de l’activité. Nutrixo se voit donc poussé à se montrer moins gourmand sur les conditions de la vente future. « Une reconnaissance de la viabilité du site » commente Jean-Marc Coppola qui rappelle avoir interpellé avec son groupe communiste de la Région la banque publique d’investissement pour aider le moment venu. La BPI est désormais autour de la table.

Le candidat du Front de Gauche se veut « le porte voix de cette lutte, car elle porte comme pour les Fralib la question de l’avenir de notre industrie agroalimentaire ». Pourquoi un port à Marseille si l’on n’importe plus de matière première et l’on exporte plus de produits finis ? « Le port de Marseille ne peut être qu’un port de transit et de croisiéristes » insiste-t-il.

Les salariés eux s’organisent toujours. Un groupe occupe le site, un autre cherche un repreneur jouant les entremetteurs avec Nutrixo, pendant que d’autres font des actions, comme celle d’hier à l’aéroport, bloqué un temps, celui d’informer les citoyens que leur lutte est d’utilité publique.

La Marseillaise, le 25 janvier 2014

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